Nord-Ouest en danger : mobilisons-nous contre les kidnappings de religieux

À Bamenda et dans plusieurs localités du Nord-Ouest du Cameroun, l’actualité est marquée par une série d’enlèvements de prêtres et de religieux. Ces kidnappings, attribués à des groupes se présentant comme séparatistes, ravivent les inquiétudes sur la sécurité dans une région déjà fragilisée par le conflit anglophone. L’archevêque Andrew Nkea, figure centrale de l’Église catholique au Cameroun, a dénoncé ces actes avec fermeté et menacé de fermer les paroisses et les écoles catholiques si les enlèvements continuent. Cette déclaration place la crise de Bamenda au cœur du débat national et international.
Les enlèvements de prêtres dans le Nord-Ouest ne sont pas de simples faits divers, mais des attaques directes contre une institution qui demeure l’un des rares piliers de stabilité dans une zone en proie à l’insécurité. Les paroisses et les écoles catholiques jouent un rôle essentiel dans l’éducation, la cohésion sociale et la transmission des valeurs spirituelles. Leur éventuelle fermeture, annoncée par l’archevêque Andrew Nkea, aurait des conséquences dramatiques pour des milliers de familles de Bamenda et des environs.
En ciblant les religieux, les groupes séparatistes cherchent à imposer leur autorité par la peur et à fragiliser le tissu social. Ces kidnappings de prêtres et de religieux mettent en lumière la complexité du conflit dans le Nord-Ouest du Cameroun, où la population vit entre la menace des violences et l’espoir d’une paix durable. L’Église catholique, par la voix de l’archevêque Andrew Nkea, refuse de se plier à cette logique de terreur et appelle à une prise de conscience collective.
La crise de Bamenda illustre l’urgence d’une réponse concertée entre autorités politiques, société civile et communauté internationale. Les enlèvements de prêtres dans le Nord-Ouest ne concernent pas seulement l’Église, mais l’ensemble du pays, car ils touchent à la liberté religieuse, à la sécurité des citoyens et à l’avenir éducatif des jeunes.
L’actualité de Bamenda et du Nord-Ouest du Cameroun rappelle que la paix reste fragile et que les enlèvements de prêtres et de religieux constituent une menace grave pour la stabilité sociale. En dénonçant ces actes et en brandissant la menace de fermer les paroisses et les écoles catholiques, l’archevêque Andrew Nkea envoie un signal fort : l’Église ne tolérera pas que ses fidèles vivent dans la peur. Pour que Bamenda et le Nord-Ouest retrouvent la sérénité, il est urgent de mettre fin aux kidnappings et de restaurer la confiance entre les communautés. Cet article souligne que la crise actuelle dépasse le cadre religieux et devient un enjeu national, où la sécurité, l’éducation et la liberté doivent être défendues avec détermination.
Gontran ELOUNDOU
Analyste politique
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