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Dave Murphy, l’homme qui boit son urine pour rester en bonne santé

Santé moderne

L’urine, un liquide méconnu à la mauvaise réputation

Avant de faire l’éloge de cet or jaune, il faut commencer par le définir. Propre aux hommes et aux animaux, l’urine provient du filtrage du sang dans les reins, où sont récupérés plus de 3.000 composés chimiques inhalés ou ingérés par l’organisme. L’urine contient principalement trois éléments : l’eau (95%), l’urée (dégradation des acides aminés de l’organisme) et la créatine (déchet des muscles).

Est-ce un tabou de boire son urine et de l’avouer à autrui ? C’est possible, car ce liquide jaune a mauvaise réputation. Si vous en doutez, faites le test en avouant à vos ami(e)s que vous venez de boire votre propre “pisse”. Du rire aux larmes, vous imaginez déjà leurs réactions.

En moyenne, un homme produit 1.5 litres d’urine par jour. Chaque jour sur terre, 10 milliards de litres d’urine sont éliminés par les hommes. Un être humain en bonne santé élimine une urine jaune, proche de la couleur d’une bière blonde.

Quelques vertus de l’urinothérapie

Ce précieux liquide, qui mélange dégoût et interrogation depuis des siècles, s’avérerait être efficace pour baisser la température corporelle et favoriser la circulation sanguine. Les adeptes de cette médecine alternative prétendent que l’urinothérapie est également bénéfique pour soigner des affections telles que les allergies respiratoires, l’eczéma, l’asthme ou la dermatite atopique.

Les partisans de la pratique partent du principe que le foetus évolue positivement dans le ventre de sa mère plongé dans le sac amniotique constitué à 80% d’urine. Ce liquide contient des sels minéraux, des acides, des hormones, des enzymes, des vitamines, en particulier la vitamine C.

Urinothérapie ou amaroli, plus couramment pratiqué en Chine. L’urine est déjà reconnue contre les problèmes de peau. Madonna a déjà confié qu’elle urinait sur ses pieds pour soigner ses mycoses. De plus, des millions de personnes à travers le monde boivent leur urine, comme en Allemagne où les médecines alternatives sont prises au sérieux.

Quelques risques

Lorsqu’il provient d’un corps en bonne santé, l’urine ne peut être néfaste lorsqu’on la boit. Mais présente des risques si l’individu s’alimente mal, fume, se drogue ou souffre d’infection urinaire. Un corps en mauvaise santé rejette des poisons. Ces derniers se retrouvent dans l’urine qui ne doit pas être bue.

Boire son urine reste une pratique empirique dont l’efficacité n’a pas encore été scientifiquement prouvée. Elle est également contestée. L’allergologue allemand Walter Dorsch déclare au magazine Focus : “je trouve absurde sur un plan biologique de s’infliger à nouveau ce que le corps a d’abord éliminé, parce que l’élimination est toujours aussi une détoxication.

Savoir consommer son urine….tout un art

La consommation d'urine se doit d’être pratiquée en suivant certaines règles :

-         absorption rapide et en petite quantité

-         Pas de pipi conservé au frigo et uniquement le sien. 

-         En suivant un régime urino-thérapeutique, il est conseillé de manger une nourriture biologique, la plus saine possible et de boire beaucoup d'eau claire. Beaucoup d'eau, car les sels minéraux contenus dans l'urine déshydratent le corps.

-         Il est  déconseillé de boire son propre liquide biologique lorsqu'on a soif.

-         Autre conseil pratique, éliminez toujours les premières gouttes d’urine avant de remplir un contenant.

L’urine rend perplexe depuis des siècles. "Pour certains alchimistes, le corps humain est une chose parfaite qui contient en lui-même les remèdes aux différentes maladies, on considère le corps comme médicament. Et pour ces alchimistes, au-delà de l'aspect remède, il y a aussi un aspect symbolique. On pourrait rechercher dans le corps humain, la présence de cet or, de cette perfection qui d'après la couleur pourrait être présente dans l'urine", explique Stanis Perez, historien de la Maison des sciences de l'homme.

Parallèlement au jeûne, les effets de l’urinothérapie sont connus, mais n’ont pas encore été prouvés scientifiquement. De nombreux chercheurs se consacrent à la question.

BIO à la une

Les cotons tiges sont responsables de 120 000 blessures infantiles chaque année aux Etats-Unis, selon une étude.Une mauvaise utilisation des cotons tiges chez les enfants peut occasionner des blessures allant jusqu'à la perforation des tympans.

Une étude parue dans la revue américaine Pediatrics met en garde les parents contre l'usage des bâtonnets pour nettoyer les oreilles de leur progéniture. Chiffre à l'appui : entre 1990 et 2010 plus de 260 000 enfants de moins de 18 ans ont été admis dans un service d'urgence aux Etats-Unis pour une blessure à l’oreille. Cela représente une moyenne de plus de 12 000 incidents par an. La plupart des blessures résultent d'une utilisation du coton-tige faite par les enfants eux-mêmes (dans 77 % des cas). Les victimes de ces accidents sont principalement des enfants de moins de 8 ans : les deux tiers des petits patients étaient âgés de moins de 8 ans et dans 40 % des cas, les enfants avaient entre 0 et 3 ans.

Dans 16 % des accidents observés, les parents eux-mêmes avaient nettoyé les oreilles des enfants avec les bâtonnets de coton. Dans 6 % des cas, le geste avait été entrepris par des frères et sœurs.

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Face à ce constat, le recours au coton-tige pour nettoyer les oreilles des enfants est déconseillé. Les canaux auditifs se nettoient généralement tout seul. L'utilisation de bâtonnets de coton pour nettoyer le conduit auditif repousse son contenu vers le tympan". Cette mauvaise habitude crée souvent un bouchon de cérumen.

De plus, le risque est important d’abîmer le tympan et "de causer des blessures bénignes ou graves à l'oreille", comme des perforations de tympan.

Pour prévenir toute blessure, le mieux reste de choisir des produits à pulvériser, qui éliminent le cérumen facilement. Une alternative valable pour les enfants comme pour les adultes.

Topsanté.com

Photo d'illustration

Santé moderne

LA DREPANOCYTOSE ou maladie du drépanocytaire ou  hématié

  est transmise par le gène, elle est beaucoup plus rencontrée  dans les pays de race majoritairement noire (USA ; Afrique). Cette maladie est détectable dès la naissance, mais ne se manifeste pas aussitôt parce que les globules rouges du nouveau-né contiennent encore à ce moment-là 50 à 90% d’hémoglobine fœtale (hémoglobine de la mère). Cette maladie est transmise sur le mode autosomique récessif  (transmise à travers les gènes sur les chromosomes) : seuls les sujets homozygotes sont malades et les sujets hétérozygotes ne le sont pas.

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On rencontre donc deux formes de drépanocytose :

-  la drépanocytose hétérozygote : l’individu est juste porteur de la maladie mais n’en souffre pas on parle d’individu AS soit 50% de l’hémoglobine A et 50% de l’hémoglobine S.

- La drépanocytose homozygote : l’individu porte non seulement le gène et  fait la maladie on parle donc d’individu SS soit 100% de l’hémoglobine S.

  • Deux individus hétérozygotes (AS) pourraient donner naissance une fois sur quatre à un enfant drépanocytaire homozygote SS.
  • Pour deux individus homozygotes tous les enfants seraient SS.

Tel qu’illustré dans le tableau ci-dessous

    

                     AS

 AS

     A

       S

A

     AA

      A

     S

S

A

   S

                SS

         

Elle affecte l’hémoglobine, il existe quatre types d’hémoglobine :

-hémoglobine A2 à un taux normal,

-hémoglobine S majoritaire (l’hémoglobine a muté),

-hémoglobine F à un taux parfois élevé (jusqu’à 20%),

-hémoglobine A absente (sauf en cas de transfusion récente).

Encore appelée hémoglobine S, la drépanocytose ou maladie de l’hématie est une anémie hémolytique corpusculaire constitutionnelle liée à une anomalie de structure des chaines béta de la globine (molécule qui constitue l’hémoglobine). Cette maladie pose un problème de santé publique dans certains pays particulièrement en Afrique (bassin méditerranéen et au indes).

Les symptômes de la maladie peuvent apparaitre dès le deuxième ou troisième mois après la naissance.

Les manifestations aigues habituelles de la drépanocytose sont de trois ordres :

  • Crises vaso-occlusives : les globules rouges à formes anormales bloquent la circulation au niveau des artères et des vaisseaux ce qui empêche la distribution optimale de l’oxygène dans l’organisme. ces crises peuvent être très douloureuses et se produisent dans différentes parties du corps (os, abdomen, rein, cerveau, rétine…..)
  • Anémie hémolytique : les globules rouges des drépanocytaires sont de forme anormale, ils sont donc éliminés de manière plus précoce par l’organisme au niveau de la rate.
  • Les infections : elles sont plus fréquentes chez les drépanocytaires, surtout par des pneumocoques (maladies liées au système pulmonaire) ou méningocoques (maladies liées au système cérébral et nerveux), liées à la destruction de la rate par infarctus tissulaires répétés.

Quelles en sont les facteurs de déclenchement.

Conséquences de la maladie :

             - un retard de taille et de poids,

             - des carences alimentaires,

- un retard pubertaire fréquent,

- des troubles cardio-pulmonaires (augmentation de la taille du cœur, insuffisance respiratoire),

- une rate augmentée de volume ou atrophiée,

- des anomalies rétiniennes (hémorragies),

- des douleurs chroniques parfois secondaires à des lésions,

Tout ceci nous montre que cette maladie est nocive et impacte presque totalement la vie de tout individu drépanocytaire. Ainsi la recherche scientifique a mis au point de nombreux traitements permettant de soulager les individus atteints de la maladie  parmi lesquels on a :

- le traitement des crises vaso-occlusives : antalgiques et mise sous oxygène ;

- la prévention des facteurs déclenchant les crises (froid, altitude, infections, déshydratation) ;

- le traitement préventif des infections à pneumocoque et méningocoque (vaccination) ;

- la transfusion sanguine ;

- la transfusion saignée (elle consiste à remplacer le sang de l’individu malade pour lui mettre un sang sain) permettant de réduire la proportion d’hémoglobine.

Les méthodes de prévention :

Pour éviter les crises il est recommandé de suivre des mesures simples tel que :

-boire fréquemment de l’eau

 -bien aérer les pièces, afin de bien s’oxygéner

-rester au chaud

-Manger les aliments riches en fer ou qui facilitent l’assimilation de fer (viande rouge, pâté de foie…)

-ne pas s’enrhumer et éviter les infections respiratoires au maximum

-porter des vêtements qui ne coupent pas la respiration sanguine (amples)

-ne pas s’essouffler

-éviter d’aller à plus de 1500m d’altitude

-ne pas s’exposer à des fortes chaleurs (la déshydratation déclenche des crises par augmentation de la viscosité du sang)

Quelques méthodes palliatives :

La méthode la plus sure à l’heure actuelle est :

- la greffe de moelle osseuse : les hématies sont produites à partir de cellules souches dans la moelle osseuse. En détruisant la moelle osseuse du malade et en la remplaçant par celle d’un donneur, il y a possibilité d’obtenir une guérison totale.

Environ 200 greffes ont été réalisées dans le monde chez des drépanocytaires, permettant d’obtenir la guérison dans 85% des cas.il faut cependant un donneur apparenté le plus possible : un frère ou une sœur.il y a  la possibilité pour les parents de recourir à une fécondation in vitro avec sélection par DPI d’embryons compatibles pour la greffe. Cette voie de traitement dite du « bébé médicament » est très encadrée par les lois de bioéthiques.

Les voies de recherches :

  - des souris drépanocytaires ont pu être guéries en introduisant chez ces animaux un gène produisant une hémoglobine « anti-drépanocytaire » en quantité élevée.

- En 2007, le VK500 est proposé dans le traitement de la drépanocytose. Cependant, aucune étude clinique sérieuse n’a prouvé l’efficacité réelle de ce médicament.

ELOUNDOU Rita Adrienne


Le docteur Jérôme Munyangi est diplômé en Médecine à l’Université de Kinshasa, il a obtenu un Master à l’Université Paris Diderot et un autre à l’Université d’Otawa. En 2011, il a été recruté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme chercheur sur les maladies tropicales négligées. Il travaille depuis maintenant 6 ans sur un traitement alternatif contre le paludisme à base d’une plante en République démocratique du Congo (RDC), 3ème pays d’Afrique le plus touché par cette maladie, après le Nigeria et le Mozambique. Ses recherches démontrent l’efficacité du traitement à base d’Artemisia, plante avec laquelle les chinois se soignent depuis plus de 2000 ans, l’OMS et d’autres organisations internationales s’opposent à son utilisation, la France et la Belgique l’interdisent et le sujet crée la polémique alors que le fléau continue de s’abattre sur les populations concernées. Selon le dernier rapport de l’OMS, le World Malaria Report 2018, toutes les 2 minutes, un enfant de moins de 5 ans meurt de cette maladie guérissable.

Docteur Jérôme Munyangi, récemment vous avez fui votre pays, la République démocratique du Congo, pour des raisons de sécurité. Cela fait maintenant plusieurs mois que vous êtes à Paris. Qu’est-ce qui vous a motivé à vous exiler en France ?

En 2015, j’ai commencé à subir des menaces de revendeurs de médicaments qui travaillent en relations avec des firmes pharmaceutiques indiennes et chinoises et qui s’installent un peu partout en Afrique. Ces firmes sont reconnues pour être impliquées dans le trafic de médicaments falsifiés. J’ai résisté à plusieurs attaques depuis 2015, puis j’ai été empoisonné comme cela a été clairement dit dans le documentaire Malaria Business, et dans la presse en 2017.

Pouvez-vous nous rappeler les faits ?

Nous avons commencé une étude clinique sur la malaria dans la province du Maniema à Kindu en novembre 2015, avec toutes les autorisations requises à Kinshasa, du ministère de la Santé, du ministère de la Recherche scientifique, etc. Le médecin chef de zone a fait une première tentative pour arrêter les travaux. Finalement, nous sommes allés voir le ministre à Kinshasa qui est intervenu pour que l’étude reprenne son cours. Une semaine plus tard, je ne me sentais pas bien du tout, je commençais à vomir et j’étais sans l’énergie nécessaire pour continuer à travailler. Un phytothérapeute a décelé un empoisonnement. Toutes les personnes qui vivent dans la partie Est de l’Afrique connaissent ce poison et celui-ci n’a pas d’antidotes. Je suis allé dans une autre province, à Goma, à la frontière avec le Rwanda, pour me soigner pendant environ 2 semaines. Après cela, je suis allé au Canada début 2016 pour faire des examens et on a pu observer que j’avais des ulcères dans l’estomac interne qui était perforé.

Récemment vous avez à nouveau reçu des menaces qui vous ont incitées à quitter la RDC ?

Je suis rentré en France, non pas par simple envie, mais suite à une arrestation en mars 2019 à Kinshasa où j’ai été arbitrairement et illégalement arrêté la nuit, vers 22h, puis retenu pendant 3 jours par la police, sans aucune plainte ni mandat. Un magistrat m’a auditionné et, en fin de compte, on a compris que le dossier était vide, sans aucune preuve.

Sollicitez-vous l’asile politique et où en sont vos démarches ?

Je travaille avec une ONG française, La maison de l’Artemisia, qui fait la promotion de cette plante pour promouvoir un traitement efficace et accessible à cette population pauvre et démunie d’Afrique. On m’a fait quitter le Congo et je suis resté à l’ambassade de France à Bangui [capitale de la République centrafricaine] pendant un certain temps, puis j’ai obtenu un visa pour venir en France. J’effectue maintenant les démarches pour ma demande d’asile politique afin de bénéficier d’une protection que je n’ai pas dans mon pays d’origine ou en Afrique en général.

Vos travaux sur cette plante ont commencé en 2014. Quel a été l’élément déclencheur ?

C’était en 2012. J’étais encore étudiant à la faculté de médecine au Congo et j’avais l’habitude d’organiser des journées de réflexion scientifique à Kinshasa où je réunissais des étudiants, professeurs et chercheurs pour débattre sur les questions de maladie et d’actualité scientifique.

Un jour, je suis tombé malade de la malaria et, à l’hôpital on m’a proposé un traitement à la quinine. Mais je ne supportais pas cette molécule dont je connais les effets secondaires. J’ai demandé à un ami médecin s’il existait une alternative. Il m’a répondu : « J’ai des gélules qui viennent du Luxembourg, c’est de l’Artemisia. » Devant l’insistance du médecin, j’ai accepté les gélules et 3 jours après je me sentais très bien. Il m’a dit de poursuivre le traitement jusqu’au 7ème jour. Le 8ème jour, au laboratoire à Kinshasa où j’avais accès, j’ai analysé et constaté que mon sang était semblable à celui de quelqu’un qui n’avait jamais vécu dans une zone endémique.

En 2014, je suis venu en France pour faire mon master en biologie synthétique sous la tutelle des universités Paris VII et Paris V. Cet ami médecin qui m’avait soigné au Congo en 2012, a écrit à son professeur au Luxembourg pour le prévenir de mon arrivée en France. Celui-ci a alors écrit à la docteure Lucile Cornet-Vernet, fondatrice de l’association Maison d’Artemisia, pour lui dire qu’un médecin congolais ayant déjà expérimenté l’Artemisia était en France et qu’on pourrait lui proposer un thème de recherche en rapport avec cette plante. Mais pour le réseau de défense de l’Artemisia, on considérait que je pouvais être une « taupe » puisque j’avais déjà travaillé avec l’OMS, organisation qui ne recommande plus l’utilisation de la tisane d’Artemisia, suite à quoi la France et la Belgique l’ont interdit. De plus, j’avais, et garde toujours, de bonnes relations avec tous ceux qui m’ont encadré à l’OMS et qui occupent des postes de décision en Afrique. J’étais donc peu recommandable, voir indésirable. Mais la docteure Lucile Cornet-Vernet a une autre vision des choses, elle m’a invité à son cabinet à Paris et nous avons enfin commencé à travailler sur l’Artemisia.

Comment a été perçue votre étude à Paris ?

Nous avons travaillé sur un modèle animal, la paramécie, qui pousse un peu partout dans les eaux usées. Celle-ci a les spécificités moléculaires du plasmodium, l’agent causal de la malaria. La paramécie est utilisée pour évaluer le dosage des médicaments. Nous sommes arrivés à des résultats concluants à partir desquelles nous avons fait des essais biologiques et cliniques.

Pourquoi la plante est-elle interdite en France et en Belgique ? Comment expliquer cette interdiction ?

L’OMS est un organe qui régule les questions de santé en se basant sur les études d’experts, d’instituts de recherche et de scientifiques. L’OMS peut être induite en erreur par des scientifiques selon leurs positionnements ou leurs intérêts. On sait qu’aujourd’hui toutes les recherches scientifiques y compris celles des écoles de médecine, sont financées en grande partie par les firmes pharmaceutiques attentives à leurs intérêts. L’OMS, dans son communiqué de juin 2012[2], ne recommande pas l’utilisation de l’Artemisia annua, sous quelque forme que ce soit, y compris le thé, pour le traitement ou la prévention du paludisme. L’OMS a pris cette décision un peu hâtivement et a insisté sur la résistance au traitement, sans se référer aux documentations scientifiques qui existent depuis longtemps. En conséquence, la France et la Belgique ont appliqué à la lettre cette recommandation de l’OMS en allant jusqu’à l’interdiction formelle.

Pourtant, la plante se trouve facilement. Ici à Paris, on la retrouve le long de l’autoroute qui mène vers Lille. En Afrique nous avons une variété, l’Artemisia afra, qui pousse partout, c’est une plante endémique, autochtone, connue des populations indigènes.

Vous parlez de menaces à votre encontre. D’après vous les laboratoires pharmaceutiques sont-ils à la manœuvre pour vous empêcher de nuire à leurs intérêts ?

La malaria fait partie du business. Les multinationales occidentales perdent beaucoup d’argent sur le traitement de la malaria en Afrique. Ces firmes pharmaceutiques ont du mal à écouler leurs produits en Afrique parce que le continent est devenu le monopole des Chinois et des Indiens. La France, la Belgique, Interpol en général, travaillent en collaboration avec les fédérations internationales de douanes contre le trafic de médicaments falsifiés. La production légale de médicaments en Europe représente près de 1.000 milliards d’euros, la production de faux médicament représente 70 ou 200 milliards.

Connue en Chine depuis plus de 2.000 ans, l’Artemisia annua est entrée dans l’histoire le siècle dernier lorsque, pendant la guerre du Vietnam (1959-1975), la plante était préconisée aux soldats nord-vietnamiens décimés par le paludisme pour se soigner avec un certain succès. De leur côté, les États-Unis, également affecté par la maladie, avaient recours à un traitement à la méfloquine, connu sous le nom commercial de Lariam®, efficace mais non dépourvu d’effets secondaires neuropsychologiques inquiétants : cauchemars, perte de mémoire, paranoïa, dépression et pensées suicidaires… Ce traitement à base de mefloquine a pourtant été largement utilisé par les troupes états-uniennes lors de déploiements en Afrique, en Irak et en Afghanistan. Comment expliquez-vous que la méfloquine (Lariam® 250), produite par la société suisse Hoffmann-La Roche, soit toujours recommandée par l’institut Pasteur malgré  ses effets secondaires, alors que l’Artemisia ne l’est plus par des organisations internationales comme l’OMS ?

Cette question m’interpelle chaque jour. Pourquoi cette politique de deux poids, deux mesures de notre organe régulateur de la santé mondiale, l’OMS, de tous les instituts de recherche aujourd’hui dans le monde et des gouvernements et décideurs politiques africains ?

Le Lariam®, dont les effets secondaires dévastateurs sont incomparables avec la plante est un exemple emblématique. Si on compare le risque-bénéfice du Lariam® avec la tisane d’Artemisia, je suis certain qu’une majorité de personnes opteraient pour la tisane parce qu’il y a beaucoup de risques à prendre le Lariam®. Il est inimaginable qu’on préconise le Lariam® et qu’on interdise l’Artemisia.

En 2001, l’OMS déclarait que l’artémisinine représentait « le plus grand espoir mondial contre le paludisme ». Finalement, en juin 2012, dans le communiqué que vous citez, l’OMS déconseille son utilisation. Pourtant, en 2015, Tu Youyou est devenue le premier prix Nobel de médecine chinois pour avoir démontré son efficacité dans les traitements antipaludéens. Pourquoi l’OMS s’oppose-t-elle à l’utilisation de l’Artemisia sous sa forme naturelle ? Est-ce par manque d’évidences scientifiques – difficiles à obtenir sachant que l’OMS ne finance pas la recherche sur la plante – ou par le risque très hypothétique de développement de résistance ?

Il n’y a pas de résistance à la tisane à base d’Artemisia annua qui ait été prouvée. Il n’est pas possible de développer de la résistance à une polythérapie, on développe des résistances contre une molécule. Les vaccins contre la malaria sont efficaces à seulement moins de 0%. Des scientifiques travaillent  actuellement car des résistances au traitement se développent en Chine et commencent en Afrique.

Pourquoi les instituts de recherche, l’OMS et autres bailleurs de fonds, ne veulent pas mettre de l’argent pour en finir une fois pour toute avec la polémique sur cette plante ? Ne devrait-on pas l’étudier ?

Si la Maison de l’Artemisia et moi-même, nous sommes décidés à mener ces études, ce n’est pas pour créer un médicament ou breveter une invention. Ce qui nous intéresse, c’est que les scientifiques, les bailleurs de fond, les décideurs politiques africains braquent leurs projecteurs sur la tisane qui est la solution pour les Africains. Dans un pays continent comme le Congo, pourquoi la tisane ne pourrait pas être une première solution pour les populations éloignées des villes avec des routes impraticables, avant que les personnes affectées ne soient prises en charge dans un centre de santé ? La tisane pourrait être un soulagement pour ces personnes avant leur entrée à l’hôpital. L’Afrique est le continent le plus dépendant en médicaments, près de 95% des médicaments consommés sont importés. En Afrique centrale, 99% des médicaments antipaludéens consommés viennent de l’Inde et de la Chine. L’Afrique pourrait énormément gagner à cultiver son héritage culturel, médicinal et traditionnel si elle développait, finançait et appuyait ses propres recherches, comme nous l’avons proposé pour développer nous-même ce traitement d’Artemisia. Pourquoi les gouvernements, pourquoi les bailleurs de fond ne veulent pas s’intéresser à cette question. C’est juste une question d’intérêt financier parce que des milliards de dollars sont en jeux.

Pour la première fois sur le continent africain, environ 6.400 moustiques génétiquement modifiés ont été lâchés dans une localité du sud-ouest du Burkina Faso, pays où la maladie reste la première cause de mortalité et où plus de 27.000 personnes en sont décédés en 2017. Cette expérience constitue la phase de test du programme Target Malaria, financé par la fondation Bill et Melinda Gates à hauteur de 60 millions d’euros. Quelle est votre réaction ?

C’est un carnage. J’aimerai qu’il y ait un Thomas Sankara dans ce pays qui exige les preuves d’efficacité en amont, avant de lâcher des moustiques génétiquement modifiés dans l’environnement. Nous ne connaissons pas les conséquences de ces moustiques sur l’environnement ni sur la santé humaine. Comment peut-on autoriser ce genre d’étude et interdire la consommation d’une plante qui pourrait soigner, prévenir et lutter efficacement contre la malaria ? La fondation Bill et Mélinda Gates est impliquée dans la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide, or on sait qu’actuellement dans un pays comme le Congo, les moustiquaires n’ont même pas été imprégnées d’insecticide comme cela a été reconnu par le ministre congolais démissionnaire de la Santé dans sa lettre de réponse au Collectif des organisations de la société civile pour la santé et la lutte contre le paludisme. Cette fondation et d’autres bailleurs de fonds ne respectent pas leurs engagements. Ces expériences n’ont aucun sens, c’est une insulte pour les chercheurs, les peuples et les gouvernements africains.

pressenza.com

La paralysie du sommeil est un état qui se produit généralement au moment de s'endormir ou de se réveiller et qui touche entre 20 et 30% de la population.
Découvrez dans cet article tout ce qu'il faut savoir sur ce phénomène angoissant pour ceux qui le vivent sans en connaître les causes.

 

QU'EST-CE QUE LA PARALYSIE DU SOMMEIL ?

La paralysie du sommeil  est un trouble qui survient soit pendant l'endormissement, soit au moment du réveil.

La personne qui en est victime est comme paralysée et ne peut ni bouger ni parler.
Cette paralysie peut durer quelques secondes ou quelques minutes mais semble paraître une éternité pour les personnes qui la subissent, qui peuvent parfois même halluciner.
Cet état se produit principalement à cause de la fatigue, du stress et de l'anxiété.

 

SYMPTÔMES

Durant un épisode de paralysie du sommeil, la personne est réveillée mais ne peut ni bouger ni parler. Elle peut seulement bouger les yeux et respirer. Des hallucinations souvent effrayantes peuvent apparaître : les personnes déclarent ressentir une présence hostile dans la pièce où elles se trouvent et/ou une pression sur le corps, généralement sur la poitrine.

Ces hallucinations peuvent également être visuelles (perception d'objets ou d'une ombre maléfique) ou auditives (craquements, bruits de pas, …)

Cela peut être la cause d'insomnie car la personne a peur de revivre une expérience similaire.

 

CAUSES

Durant le sommeil paradoxal (phase de sommeil avec rêves), le corps est paralysé car la glycine, un neurotransmetteur, empêche les muscles de bouger pendant les rêves.

La paralysie du sommeil dite anormale survient quand les fonctions motrices s'endorment avant votre esprit ou au contraire, restent endormies alors que votre esprit est déjà réveillé.

Le sentiment de peur et/ou les éventuelles hallucinations sont engendrés par l'état de conscience intermédiaire du cerveau qui cherche une explication rationnelle à la paralysie.

Comme nous l'avons dit précédemment, la paralysie du sommeil est souvent liée à une période de stress, de surmenage ou à des horaires de sommeil irréguliers.

COMMENT Y REMÉDIER ?

Afin de limiter les épisodes de paralysie du sommeil, il suffit parfois de ne pas trop y penser avant de s'endormir. En effet, ce phénomène peut paraître effrayant mais on sait maintenant qu'il a une explication scientifique.
Il faut également éviter au maximum les situations stressantes et maintenir une bonne hygiène de sommeil.
Vous pouvez aussi apprendre des techniques de relaxation. 

Vulgaris medical

Le Projet 48 de l’Union européenne regroupant les experts de 11 pays d’Afrique a été lancé mercredi à Yaoundé.

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Contraints en permanence par leur emploi du temps surchargé, les étudiants sont  à plaindre sur le plan alimentaire.

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Une américaine a vu pendant six mois une masse marron se former et sortir de son nombril. Résultat : elle a sorti une masse noire (très) rebutante à la pince à épiler...

Le nombril  est une partie du corps difficile à nettoyer, surtout parce qu'il est généralement oublié. Une bonne hygiène générale est un premier bon point.

L'omphalolith est une maladie du nombril qui peut passer inaperçu pendant des années ne se révélant qu'en cas d'inflammation, d'infection ou d'ulcération

Comment prendre soin de son nombril

Si vous voulez astiquer votre nombril plus particulièrement, plusieurs techniques existent, mais il n'est pas nécessaire de les utiliser trop souvent car ce "bouton de ventre" est assez autonome.

Munissez-vous d'un coton-tige que vous trempez dans une solution de nettoyage (de l'eau, de l'huile pour bébé, de l'hamamélis...) et frottez doucement votre nombril. Répétez l'opération avec plusieurs cotons tiges jusqu'à ce que le nombril soit propre. Prenez enfin un coton-tige propre et enlevez l'excédent du produit utilisé.

Le bon nettoyage de routine : mettez un peu d'huile de coco sur votre nombril avant de prendre une douche. L'huile se liera à la saleté présente dans le nombril, ce qui facilitera sa destruction lorsque vous vous laverez.

topsanté.com

Pendant la grossesse, n’est-il pas dangereux de se mettre dans telle ou telle position lors des rapports sexuels ? Le bébé pourrait-il avoir mal ? voici quelques réponses données par un médecin qui vous aideront à concilier sexe et grossesse

Quelles sont les positions déconseillées pour faire l’amour enceinte ?

On ne peut pas réellement faire de généralités en ce qui concerne les positions qu’un couple devrait ou ne devrait pas adopter pendant une grossesse. Il y a plusieurs facteurs qui rentrent en jeu, notamment le stade de la grossesse ou encore le poids pris par la femme enceinte. Plus le ventre de la future maman sera lourd, plus il sera difficile d’adopter certaines postions. Je conseille aux couples d’éviter les positions « pesanteur » c’est-à-dire les positions ou le poids du partenaire pèse sur le ventre de la femme. Le missionnaire, par exemple, à un stade avancé de la grossesse est une position gênante, inconfortable et peu satisfaisante.

Les positions « pesanteur »sont-elles dangereuses pour la maman ou même pour le bébé ?

Il est important de rappeler que sauf en cas de contre-indications particulières de votre médecin, aucune position ne fait courir un risque pour la maman et pour le bébé.

Quelles positions conseillez-vous aux femmes à un stade avancé de la grossesse quand elles font l’amour ?

Ce qui est gênant pour une femme enceinte, c’est quand elle se trouve dans une position où son ventre tire et où ses seins lui font mal. Il faut avant tout favoriser les positions où la femme peut être posée, où elle ne ressentira pas le poids de son ventre. Les positions dites « cuillères » sont idéales dans ce cas. La femme étant sur le côté, son partenaire, installé contre son dos, bénéficiera d’un accès plus facile sans l’obstacle du ventre. En revanche, les positions arrière sont assez compliquées pour une future maman. En effet, à un stade avancé de la grossesse, le ventre est très lourd et il devient difficile de se mettre dans une position telle que la levrette.

Existe-t-il des alternatives pour les femmes enceintes adeptes de toutes ces positions ?

« Je conseille aux adeptes de la levrette par exemple, de caler leur ventre sur des oreillers. Elles seront certainement plus à l’aise. On peut adapter une position comme le missionnaire avec ce qu’on appelle le « missionnaire bord de lit ». La femme est assise au bord du lit et au lieu d’être couché sur sa partenaire, l’homme est debout face à elle, ce qui permet de ne pas appuyer son poids sur le ventre de la femme». Les couples doivent adopter les positions de bon sens. Le plaisir est important mais il ne faut pas oublier que pour une femme enceinte, le confort est primordial. La grossesse peut aussi être l’occasion de développer les préliminaires et de laisser parler son imagination.

Neufmois.fr

Dormir nus et s’embrasser

Une étude américaine a été effectuée sur plus de 10.000 personnes. Une question leur a été posée : qu’est ce qui les rendaient heureux dans leur couple et ce qui les dérangeaient.

Pepper Schwartz et son équipe de l'université de Washington ont constaté que 44% des hommes et 29% des femmes déplorent que leur partenaire ne soit pas "plus romantique". Les chercheurs se sont alors penchés sur les couples heureux. Ils ont étudié leurs comportements en vue d'aider les autres à avoir des relations plus satisfaisantes.

Pour les chercheurs, il ne fait aucun doute qu'ils ont un secret: ils maintiennent la flamme avec des petites choses toutes simples. "Si vous regardez les couples heureux, ils ont des rendez-vous en soirée. Ils se tiennent la main. Ils montrent leur amour en public" note la scientifique. "Ces démonstrations et ce romantisme sont importants dans la durée d'un couple."

Les spécialistes sont arrivés à la conclusion que, pour être heureux dans un couple, il faut faire quelques petits efforts. Ils suggèrent plusieurs choses. La première: dormir nus. Seules 34% des femmes sondées dorment nues. Les hommes sont un peu plus nombreux (38%) à se délester de leurs vêtements au moment d'aller au lit. Liberté totale et libido qui pourrait grimper.

Les spécialistes affirment aussi que les baisers en dehors de l'acte sexuel contribuent également au bonheur. Ceux qui s'embrassent affectueusement seraient plus susceptibles d'être satisfaits sexuellement.

Enfin, le psychologue texan, David Buss, met en garde contre un élément: la comparaison. "Les gens veulent savoir s'ils ont autant de rapports sexuels que les autres. S'ils n'en ont pas autant, ils peuvent croire que quelque chose cloche et se sentir mal. Mais il y a d'énormes différences individuelles en matière de pulsion et de chimie sexuelles."

Hellocoton.fr

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