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CRISE PAD/SGS/GOUVERNEMENT. LE BRAS DE FER CONTINUE

 

Qui va régler cette affaire qui manifestement va droit vers une crise gouvernementale, voire l'aggravation de la crise économique et le manque de ressources financières que connaît le pays. Il est bien vrai que ces gens aux affaires ne ressentent pas le désargentement auquel le peuple fait face.

LE STATU QUO PERSISTE

Hier matin encore (le 13 février), c'était le statut quo ante au port de Douala.

Le PAD s'obstine, malgré l'instruction du premier ministre à priver la SGS de toute activité. En effet des quatre scanners dont dispose la SGS, seul celui destiné à traiter les importations reçoit les containers. Les trois autres scanners, ceux traitant les marchandises qui entrent en import sont inactifs. En effet, le PAD, chargé de la logistique s'obstine à sœuvrer la SGS d'activités. Dans mon dernier article sur yapee.info, j'ai largement traité cette situation quasi explosive.

LE GECAM ENTRE EN SCÈNE

L'élément nouveau dans cette affaire est l'entrée en scène du GECAM.

Le Groupement des Patrons vient de lancer un ultimatum en déclarant que dès lundi, les importateurs arrêteront de déclarer les marchandises. On peut comprendre le courroux du GECAM  car, il y a en ce moment une double taxation. Celle automatiquement prélevée par le guichet unique lors déclaration et celle prélevée par Transatlantique, nouvel opérateur imposé par le PAD, soutenue par des réseaux tapis à la PRC non reconnue par le gouvernement.

Toutefois, l'entrée en scène du GECAM -qui s'est illustrée il y a quelques semaines en "sommant" pratiquement le Chef de l'Etat à former un nouveau gouvernement- me semble légitime en le fond mais un peu gênante en la forme. Ce n'est pas à mon humble avis, le moment de mettre le feu  aux poudres  sauf si le GECAM fait partie des acteurs de la déstabilisation politique et économique du pays.

J'ai fait observer que la situation qui prévaut actuellement au PAD est plus que jamais propice à l'entrée de conteneurs transportant du matériel suspect. Les trois p fourgonnettes de Transatlantique ne peuvent pas faire face à cette lourde activité.

GECAM EST UN INTERMEDIAIRE IDEAL

Ce que moi j'aurais attendu du GECAM, précisément de l'équipe TAWAMBA, c'est de jouer les bons offices. Il faut un médiateur dans cette affaire et je pense que le GECAM jouerait ce rôle avec efficacité. Il faut une proposition technique. Ce n'est pas la force. Étant donné que manifestement le PAD réclame sa part (d’après certaines sources le PAD voudrait faire payer le loyer à SGS), ce qui est légitime, on n'a qu'à relire le contrat. C'est ainsi que les nations modernes fonctionnement. Notre capacité à résorber les conflits reflète aussi notre niveau de management et de gouvernance (conf. Pr Biwele Viviane). Sinon, l’on pourrait donner raison à ceux qui pensent qu'une mafia voudrait mettre la main sur les recettes de L'État, au profit de privés.

Une bonne médiation demandera que l'on revienne au statu quo ante, que l'on remette la balle au Centre et que l'on décante la situation, en redéfinissant et précisant bien le rôle de chaque acteur. Ce que nous suggérons-là ne relève pas d'un génie particulier. C'est d'ailleurs pour cela que nous restons circonspects.

Ce qui se joue au Port de Douala est loin d'être une simple affaire de scanning. A priori cela peut paraître banale, une simple affaire de de rupture de contrat ?  En réalité, il se déroule une bataille à la fois feutrée et violente.

L'apparente absence du Chef de l'Etat renforce dans l'opinion l'idée de son affaiblissement et son incapacité à trancher.

ET SI LE GRAND MARIONNETTISTE ÉTAT ENTRAIN DE FAIRE LE DERNIER CASTING ET L'AFFAIRE SGS-PAD, l'écran de fumée qui cache la séance de prestidigitation ?

Quelque soit le cas, cette situation est dommageable pour l'économie et les populations qui subissent les chocs de cette lutte féroce.

 Attendons de voir.

Joseph Marie ELOUNDOU

LE COACH NATIONAL

PRÉSIDENT DU COMITÉ. NATIONAL DE LUTTE CONTRE L'INERTIE.

Yaoundé-13-02-2026

Dernière minute.

Une correspondance du PAD, Signée le 12 février, adressée au Minfi demande une autre réunion pour remettre en selle, la SGS.

TOUJOURS EST I QU'À CE JOUR, C'EST L'INACTIVITÉ.

Le MINFI a adressé une correspondance au Directeur du PAD ce Lundi 16 février 2026 lui demandant de retablir l'ordre en permettant à SGS de reprendre ses activités au sein du port.

 

 

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