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La Camerounaise Josiane Salomé Tchoungui vient d’être promue au poste de directrice générale d’Orabank Benin, a appris APA vendredi de sources concordantes. Après avoir occupé de hautes responsabilités dans plusieurs institutions bancaires notamment la BGFI Bank Cameroun dont elle a passé cinq années comme directrice générale adjointe celle-ci devra maintenant faire ces preuves au Groupe Orabank qu’elle a rejoint en septembre 2018.

DG Orabank

Selon des sources, la nouvelle directrice générale de ce groupe bancaire pour le Bénin âgée à peine de 40 ans, devra gérer une banque dotée d’un capital de 8 558 240 000 XOF, soit 93,68% du capital global d’Orabank.

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A la tête d’une banque qui cumule presque trente ans d’activité, Josiane Salomé Tchoungui devra veiller davantage à la mise en œuvre des trois convictions majeures d’Oragroup.

Il s’agit entre autres, d’accompagner le secteur privé, financer les programmes d’infrastructures et valoriser l’épargne.

Ses activités devant aller dans le sens de donner plus de visibilité aux produits et services qu’offre la banque: solutions de banque à distance, produits de bancassurance, solution monétique avec des cartes bancaires sous régionales, service de transfert d’argent, crédits à court, moyen et long termes.

Lejournalducameroun.

Cent vingt et un milliards de Francs CFA ont déjà été mobilisés dans le cadre d’une levée de fonds d’une valeur de 150 milliards de Francs CFA que le Cameroun a initié auprès de la bourse des valeurs de Douala.

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Neuf banques et institutions financières ont garanti une enveloppe de 121 milliards de Francs CFA fin de favoriser la réussite de la levée de fonds lancée lundi par le Cameroun auprès de la Douala stock exchange. Ce sont : la Société Générale Cameroun, Afriland first bank, EDC Investment, Bicec, Ecobank, UBA, BGFI, SCB Cameroun et Financial Capital.

Le Cameroun devra encore récolter 28, 5 milliards jusqu’au 9 novembre prochain, afin d’atteindre la les 150 milliards de Francs CFA initialement recherchés dans le cadre de cet emprunt obligataire, cinquième du genre depuis l’an 2010.

Les fonds récoltés au terme de cette opération permettront de financer des chantiers de la Coupe d’Afrique des nations « Can 2019 ». Les Complexes sportifs de Japoma et d’Olembe bénéficieront ainsi de 36 milliards de Francs CFA et 34 milliards de Francs CFA. Des projets énergétiques seront également financés grâce à cet emprunt, notamment,  la construction du barrage hydroélectrique de Bini (Adamaoua), la participation de l’Etat pour la centrale hydroélectrique de Lom Pangar (Est), la construction des lignes électriques Yaoundé – Abong-Mbang.

journalducameroun.com.

Six années après avoir annoncé la construction d’une usine de montage et d’assemblage de voitures Made in Cameroon, le gouvernement vient de choisir le site qui va abriter ce projet. C’est la zone industrielle de Bonabèri qui est logée à Douala dans la région du littoral. Ernest Ngwaboubou le ministre des Mines, de l’industrie et du développement technologique a procédé vendredi dernier à la pause de la première pierre.

Pour le gouvernement cela marque une avancée signi¡active dans la réalisation de ce projet. Face à la presse, le ministre a déclaré qu’à l’heure actuelle il ne reste plus que l’entreprise adjudicataire de ce marché passe à l’action. En parlant justement de l’entreprise qui a la charge de ce projet, elle était représentée à la cérémonie de la pose de la première pierre par Roger Djakam son Directeur Général. La Cameroon automobile industry Company (CAIC) puisqu’il s’agit d’elle, a signé une convention de cession de 24 hectares de terre avec la Mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles (MAGZI).

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Pour rappel c’est en 2011 que le gouvernement a parlé pour la première fois de la construction de cette usine d’assemblage et de montage de voitures Made in Cameroon. Par ailleurs depuis ce temps-là, il avait été précisé que de ladite usine, il ne sortira que des camions et des véhicules légers. L’objectif de ce projet est de mettre à la disposition des Camerounais, des voitures dont le coût leur sera accessible. Elles doivent être vendues à des prix qui prennent en compte les moyens des Camerounais.

À la cérémonie de la pose de la première pierre présidée par le ministre des Mines, de l’industrie et du développement technologique, nous avons appris que les berlines qui vont être assemblées et montées dans cette usine vont couter entre quatre et cinq millions de FCFA.

Camerooninfo.net

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source: http://yveslebelge.skynetblogs.be

POUR LES NULS

La petite monnaie est rare en Côte d'Ivoire. Une situation qui est très souvent source de nombreux désagréments dans les transactions commerciales, notamment dans le secteur des supermarchés, des transports, des officines, etc. C'est au quotidien que l'on assiste à des scènes opposant deux ou trois personnes, voir quatre, pour des questions de pièces de monnaie. Témoin d'une scène dans un supermarché à Adjamé, le vendredi 9 février 2018, nous avons pris l’ampleur de la situation. Il s'agit d'une employée de maison qui réclamait sa monnaie de 75 Fcfa à une caissière qui, en retour, demandait à cette dernière de prendre un autre article pour arrondir le montant de ses achats, faute de jetons. Et à la fille de ménage de lui rétorquer qu'elle avait reçu instruction de retourner avec la monnaie exacte à la maison.

Au sortir de cet espace commercial, notre regard est attiré par un groupe de personnes qui ont formé un cercle autour d'un jeune-homme, un apprenti-Gbaka. Le jeune homme tend deux billets, l'un de 1 000 Fcfa et un autre de 500 Fcfa, à cinq personnes et leur demande de se mettre ensemble pour se partager leur monnaie à raison de 200 Fcfa par personne. Il s'en suit une vive altercation entre cet apprenti-Gbaka et ses clients. Ce dernier, pour se défendre, balance qu'il n'a pas de monnaie. Notre surprise ne s'arrête pas à ces deux scènes. Face à la Pharmacie Makissi, au rond point d'Adjamé 220 logements, des véhicules de transport en commun ou woro-woro, ainsi que des Gbakas font le plein de passagers. Mais la condition pour monter dans l'un de ces véhicules, c'est de disposer de la monnaie. On attend le chargeur répéter à tue-tête : « Montez avec monnaie. 1 000 Fcfa, 500 Fcfa, y a pas monnaie ». Dépitée par cette situation, une dame qui passait son chemin lâche un juron et marmonne : « Matin, y a pas monnaie ; à midi, y a pas monnaie ; le soir, y a pas monnaie. A quel moment y a monnaie alors ? ».

Jeton, où es-tu ?

Effectivement, et pour reprendre cette dame, nous nous interrogeons à notre tour : « A quel moment, y a-t-il la monnaie ? Mieux encore, pourquoi la monnaie est si rare à Abidjan? ». Certains justifient la rareté de la petite monnaie à Abidjan par une rétention chez les petits commerçants qui vendent par la suite ces jetons à d’autres commerçants. D'autres personnes font état d'un circuit de fonte de pièces de monnaie en vue de la fabrication de bijoux. D'autres vont plus loin pour dire que les guichetiers des banques et structures de micro-finances s'en servent à des motifs de corruption. Le fait décrié est qu'ils donnent la monnaie à des clients qui, en retour, leur remettent un pourboire. La dernière thèse développée, c'est la thésaurisation, c'est-à-dire le fait de garder son argent en dehors du circuit économique. Les différentes personnes mises en causes ont levé une vive protestation contre ces accusations.

Le président de la Fédération nationale des acteurs du commerce de Côte d'Ivoire (Fenacci), Farikou Soumahoro, demande de chercher la rareté de la petite monnaie ailleurs. « C'est chaque jour qu'on dénonce le fait que les jetons ne circulent pas dans le commerce. A côté de ce problème crucial, l'on se retrouve très souvent en face de certains commerçants et chauffeurs qui refusent les pièces de 250 Fcfa qui sont pourtant acceptées dans tous les autres pays de l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). C'est à ce demander ce qui ne va pas », s'est offusqué le président Farikou Soumahoro, joint hier lundi 12 février 2018, au téléphone. Ce dernier a levé une vive protestation contre les commerçants visant à faire croire que le blocage viendrait d'eux. « Chaque matin, nous sommes obligés de batailler fort, surtout auprès de mendiants (personnes de conditions défavorables qui réclament des pièces de monnaie aux passants, ndlr), pour pouvoir acheter de la monnaie. Même quand on décide de se tourner vers la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (Bceao), c'est encore difficile, parce qu'il y a des individus qui gravitent autour de cette structure et qui vendent la monnaie. Leur taux, à savoir 10 %, est vraiment exorbitant », s'est indigné le président de la Fenacci qui souhaite que « tout cela cesse et qu'on mette la monnaie à la disposition de tout le monde ».

Du côté des transporteurs, on préfère chausser des gants avant de répondre à la question relative à la rareté de la petite monnaie. Le Directeur général du Haut conseil du patronat des entreprises de transport routier de Côte d'Ivoire (Hcpetr-Ci), Diaby Ibrahim, joint au téléphone hier, a feint ne pas être au fait de cette situation. « Je ne savais pas que la rareté de la petite monnaie était un phénomène bloquant dans le secteur des transports », a-t-il dit avant de promettre nous revenir, le temps pour lui de s'informer sur le sujet.

Révélations

Les acteurs du secteur bancaire refusent qu'on leur jette impunément la pierre. Selon certains banquiers qui ont requis l'anonymat, la rareté de la petite monnaie ne doit pas leur être imputée. Ils sont catégoriques qu'il faut plutôt regarder du côté de la Bceao. « C'est à peine deux à trois fois dans l'année que la Bceao nous appelle pour nous remettre de la petite monnaie, des pièces. J'insiste que c'est la Bceao qui appelle d'abord, avant que nous ne nous présentions à ses guichets. Et le volume de monnaie est donné en fonction de la taille de la banque. Ce n'est donc pas selon nos besoins, mais selon la taille de la banque », a confié hier, lundi 12 février 2018, très amer un agent de banque. Ce dernier est allé plus loin pour révéler que sa banque ne reçoit, pour chaque appel, qu'une enveloppe de 2,5 à 3 millions de Fcfa. En clair, si l'on s'en tient aux propos de cet acteur du secteur bancaire, la Bceao donne la monnaie aux banques, mais à une fréquence très irrégulière. Toute chose qui les empêche de jouer véritablement leur rôle, à savoir celui de donner en retour la monnaie à d'autres acteurs, notamment les pharmacies et supermarchés. « Suite à des plaintes formulées par ces acteurs (pharmacies et supermarchés, ndlr), la Bceao a ouvert, à son agence principale du Plateau, un guichet pour servir des particuliers, mais seulement sur rendez-vous », informe le banquier. Dans un cas ou dans un autre, poursuit notre interlocuteur, la Bceao ne sert la monnaie que lorsqu'elle en dispose.

Accusée, la Bceao se défend

Indexée dans la crise de la monnaie en Côte d'Ivoire, singulièrement à Abidjan, la Bceao a présenté ses arguments pour sa défense. Joint au téléphone, en vue d'avoir des réponses relativement à cette situation, une source proche de cette institution nous a ramené à un communiqué de ladite institution publié dans la presse gouvernementale, jeudi 08 et vendredi 9 février 2018. « La Bceao porte à la connaissance du public que la remise de signes monétaires émis par la Bceao contre d'autres signes monétaires de son émission, moyennant la perception d'une commission, constitue une activité illicite. En conséquence, toute personne qui se rend coupable de cette pratique communément appelée ''vente de billets ou de pièces de franc Cfa'' est passible de sanctions pénales prévues par la loi n°2017-801 du 07 décembre 2017 portant répression du faux monnayage et des autres atteintes aux signes monétaires », mentionne le communiqué de ladite institution. Plus grave, cette note souligne que les auteurs de telles pratiques s'exposent à une peine d'emprisonnement d'un an à trois ans et au paiement d'une amende d'un million à trois millions de Fcfa. S'agissant spécifiquement de la rareté de la petite monnaie, la Direction nationale de la Bceao pour la Côte d'Ivoire est catégorique qu'elle met « régulièrement des petites coupures de billets et des pièces de monnaie à la disposition de l'économie nationale, à travers notamment les banques, les régies financières de l'État, les pharmacies et les supermarchés », précise le communiqué de la Bceao.

Qui perd?

Toutes les réponses recueillies auprès des acteurs de la vie économique relativement à la rareté de la petite monnaie suscitent un certain nombre d'interrogations. Est-ce que la quantité de petite monnaie offerte par la Banque centrale est-elle suffisante pour satisfaire les transactions désirées par les agents économiques ? Quelle est la perte subie par l'économie ivoirienne ? Les réponses à ces questions permettront sûrement de trouver des solutions au problème de la monnaie. Surtout, quand on sait qu'une économie où les petites activités sont prépondérantes nécessite également que les pièces de monnaie soient facilement disponibles et en quantité suffisante pour couvrir librement les transactions désirées.

linfodrome.com.

Rd Pt ADJAMe (c) RFI

POUR LES NULS

Dans son sixième rapport sur la Côte d’Ivoire publiée ce 8 février, la banque mondiale pointe du doigt le fossé technologique de l’économie ivoirienne comme le principal goulot d’étranglement de sa marche vers l’émergence. Certes, le pays a retrouvé la trajectoire de la croissance, mais il lui faut un secteur privé plus performant et plus compétitif pour accélérer son développement.

Selon l’institution financière en effet, à l’exemple des pays de l’Asie de l’Est, « l’émergence économique est avant tout un phénomène technologique » : « ces pays ne sont sans doute pas encore à la pointe de la recherche et de l’innovation, mais ils ont réussi à mettre en place une dynamique de rattrapage technologique ».Et la Côte d’Ivoire est encore loin du compte.

« En Côte d’Ivoire, la productivité du travail et du capital d’une entreprise est généralement trois à quatre fois inférieure à celle d’une entreprise en Indonésie, au Maroc ou en Chine ». Or, note la Banque, sans des entreprises plus performantes, puisqu’elles sont le principal employeur du pays et génèrent l’essentiel de ses revenus, la Côte d’Ivoire de saurait prétendre à l’émergence.

Rattrapage technologique

Cependant, le secteur privé ivoirien reste à la traîne en matière d’innovation : seules 3 % des entreprises utilisent des licences technologiques importées contre plus de 15 % dans le reste de l’Afrique selon la Banque mondiale. En outre, ces entreprises « dépensent moitié moins en recherche et innovation que leurs homologues africaines ».

Il est donc urgent de changer la donne : « la vitesse de convergence de la Côte d’Ivoire peut s’accélérer si elle adopte et adapte les nouvelles technologies, par le biais d’un rattrapage technologique », ce qui impose de « privilégier l’ouverture vers l’extérieur à travers les investissements étrangers et les exportations ».

« Ces deux vecteurs favorisent en effet les transferts de technologie et de compétences car la vaste majorité des nouvelles technologies, y compris celles qui peuvent façonner l’Afrique de demain, sont souvent développées par la propriété d’entreprises de pays avancés. La recherche de partenariat doit donc devenir une priorité » suggère l’institution.

Attirer les investissements, former le capital humain et renforcer la connectivité

Pour réussir, la Banque mondiale conseille à la Côte d’Ivoire d’adopter une stratégie autour de trois axes complémentaires : s’ouvrir vers l’extérieur mais aussi renforcer les compétences de sa main-d’œuvre ainsi que la connectivité au sein de son économie, ces deux derniers facteurs jouant un rôle essentiel dans la diffusion et l’adaptation des nouvelles technologies importées au sein du tissu économique local. Et la banque de citer l’exemple « de nombreux pays en Asie et plus récemment en Afrique, comme le Rwanda et l’Éthiopie ».

La Côte d’Ivoire doit attirer les investissements étrangers dans des secteurs dans lesquels elle possède des avantages comparatifs. Ces secteurs  « peuvent potentiellement attirer des investisseurs étrangers et se tourner vers l’exportation afin de bénéficier de transferts technologiques et de compétences, qui font encore cruellement défaut à la Côte d’Ivoire ».

Ensuite, le pays doit renforcer les capacités de ses ressources humaines afin « d’assimiler, adapter et faire fructifier un nouvel outil technologique ». Une perspective qui impose des partenariats de formation avec les entreprises privées, en particulier étrangères, et les Ivoiriens de l’étranger.

Enfin, Abidjan doit mettre en œuvre une bonne connectivité qui « facilite les échanges et agrandit la taille du marché, générant des économies d’échelle qui sont souvent indispensables à l’établissement d’entreprises étrangères et au développement d’activités d’exportation ». Cela nécessite d’abaisser les coûts de transports physiques et virtuels mais aussi de réduire les distances, à travers le processus d’urbanisation par exemple. Les priorités ici sont egalement d’améliorer la performance des ports ivoiriens (ainsi que leurs connexions annexes), de réduire les coûts associés à l’usage des outils de téléphonie mobile et internet (1,5 à 3 fois plus chers qu’au Ghana par exemple) et de mieux gérer le processus d’urbanisation en augmentant la densité économique au sein des villes tout en maîtrisant les coûts de congestion.

financialafrik.com.

Après avoir compris comment la monnaie a pu être  utilisée   pour   asservir   la  population africaine de la zone franc et pour l’appauvrir, nous allons examiner comment la monnaie peut être conçue pour servir le développement efficace des populations à travers le monde, une façon   de   tirer   les   leçons   du   passé   où   même   les   pires   expériences   peuvent   se   révéler porteuses d’espoir pour celui qui sait se souvenir, non pas pour continuer à vivre sa vie d’esclave, mais à repousser le mal par le bien. Les principales constatations que nous avons relevées sur le Franc CFA ont été que le Franc CFA, simple numéraire, n’a besoin, en réalité, d’aucune convertibilité externe.

En revanche, l’étalon, que représente l’euro (ou le FF en son temps), est la monnaie qui a besoin  de   la   garantie   de   convertibilité  externe.  De   plus,   le   FCFA,   simple   instrument de mesure, parmi tant d’autres qui ont pu exister dans ces pays africains, ne peut faire l’objet d’aucun ajustement, et, surtout, pas d’une mesure de dévaluation qui le réduirait à sa propre moitié, remplaçant ainsi un instrument de mesure par un autre plus petit et de même nom, ce qui   constituerait   une   mesure   suicidaire   et   prohibée   dans   toute   civilisation   humaine,   car représentant la diminution des poids et mesures en économie. A l’expérience, quelles que soient les difficultés rencontrées, il s’est révélé que ces pays africains   ont   toujours   su   faire   face   aux   échéances   résultant   de   leurs   échanges   avec l’extérieur, tout en ayant eu à accorder à la France le bénéfice gratuit d’une bonne partie de leurs   ressources   externes   financières   qui   pouvaient,   de   surcroît,   leur   être   prêter   aux conditions fixées par ce pays partenaire. L’article mettra l’accent sur les instruments monétaires et leurs rôles dans l’économie pour montrer techniquement et avec précision, comment ces pays pourraient mettre en place un système   monétaire   efficace   en   remplacement   des   accords   monétaires   actuels   avec   la France. Nous avons vu que le Franc CFA est un numéraire destiné à mesurer la valeur des objets vendus sur le marché intérieur des pays africains de la zone franc. Ce rôle n’exige pas que cette monnaie circule à l’extérieur de ces pays utilisateurs. C’est pourquoi nous avons vu que l’idée  de  convertibilité  externe du  Franc  CFA est  en  réalité  une  fausse  idée  qui  ne constitue en réalité qu’un simple prétexte qui leur aura coûté cher, car consistant à geler une bonne partie de leurs devises au profit de la France. C’est pourquoi il devient tout à fait inutile de vouloir consacrer des efforts financiers pour défendre   quelque   chose   qui   n’existe   pas,   notamment   cette   convertibilité   externe   du numéraire, d’une monnaie qui n’est utilisée, exclusivement, que localement dans les pays qui en sont utilisateurs. Ainsi, pour consacrer ce caractère local d’une telle monnaie, il est opératoire de préciser, dans les textes administratifs et législatifs que la détention du numéraire, Franc CFA, en dehors   des   pays   utilisateurs   n’engage   pas   les   pays   utilisateurs,   donc   pas   leur   Banque Centrale et que les opérations externes de ces pays africains exigent de passer par les agents du système bancaire qui en sont chargés. Un tel dispositif correspondrait entièrement à la situation actuelle dans les pays africains de la zone franc.1

A   l’analyse,   nous   savons   que   l’étalon   de   ces   pays   africains   est   aujourd’hui   l’Euro   (et anciennement le  FF).  Cependant,  en  considérant  que  chaque  collectivité  est  dotée  d’un étalon qui lui est spécifique, il est plutôt correct de doter ce groupe de pays africains d’un étalon   qui   lui   est   spécifique,   et   que   nous   appelons   Cauris   Africain   noté   (CA),   qui   est immatériel et pris comme étant équivalent en permanence à l’Euro qui apparaît comme étant la réalisation matérielle de cet étalon virtuel. Dans les prospectives et perspectives, l’idée de création d’une monnaie commune aux pays de   la   CEDEAO   fait   son   chemin   en   s’accommodant   de   l’hypothèse   du   choix   du   dollar américain ($ US) comme l’étalon de ces pays. En appliquant cette hypothèse aux pays utilisateurs du Franc CFA et en supposant qu’un euro équivaut à 1,24 $ US, soit 1 $ US = 0,8064516129 Euro, alors  1 CA = 1 $ US = 0,8064516129 Euro. Par   conséquent,   le   $  US   devient   la  représentation   matérielle  du   CA.   Il   s’agit   d’un   rôle théorique qui a son importance. Ainsi, ces pays africains qui seront preneurs du $ US  comme référence de leur étalon, n’ont aucune obligation particulière à respecter pour privilégier l’utilisation de cette monnaie sur le marché   international.   De   plus,   en   le   faisant,   ils   contribuent   à   soutenir   son   cours   en augmentant sa demande sur les marchés monétaires et financiers Par conséquent, ils n’ont aucune obligation à geler des ressources financières pour exécuter des ordres de paiement aux opérateurs étrangers qu’ils sont tenus de respecter comme ils l’ont toujours fait  dans le cadre des accords monétaires avec la France. A l’intérieur de ces pays, considérons le numéraire africain (NA) qui va remplacer le FCFA et appelons-le NA, qui est identique au FCFA. On aura au départ du processus :1 NA = 1 FCFA = 0,00152 Euro = 0,00152*1,24 $ US = 0,00188848 $ US = 0,00188848 CA. Le Numéraire Africain (NA) aura donc un poids de 0,0018848 en quantité de l’étalon CA et qui est représenté par le même poids en quantité de $ US, c’est-à-dire 0,00188848 $ US. Cette   présentation   est   plus   logique,   car   elle   permet   de   comprendre   qu’en   termes d’instruments   monétaires,   ces   pays   utilisent   un   numéraire   noté   (NA)   et   un   étalon   (CA) immatériel mais équivalent au $ US et représenté par lui et qu’en termes de comparaison des instruments monétaires, il faut comparer l’étalon des pays africains (CA) à celui des USA, le $ US ou des pays européens, l’euro. En revanche, le numéraire dans les pays africains, (NA), ne doit pas être comparé à l’étalon des autres pays, car il est un instrument de mesure interne de la valeur des objets au cours des échanges au sein de ces pays africains, un instrument étant d’ailleurs choisi parmi une multitude d’autres instruments de mesure qui pourraient bien y exister. Dans la réalité, nous allons examiner comment devra fonctionner le dispositif monétaire pour assurer le déroulement adéquat des échanges, nationaux et internationaux, qu’entretiennent ces pays africains utilisateurs du CA et du numéraire qui lui est lié. Les recettes des exportations de ces pays enregistrées en $ US correspondront à une valeur équivalente de la richesse dans ces pays, c’est à-dire la même quantité de CA. Ces recettes pourraient ne pas être soumises à des frais de conversion (en CA) afin que leur montant exact soit conservé pour respecter rigoureusement, sur le territoire de ces pays africains, l’engagement d’un NA équivalent à 0,00188848 $ US = 0,00188848 CA.2

En revanche, les recettes dans les autres devises, qui devront être converties en $ US pour connaitre leurs équivalences en quantité de richesse nationale, contiendront des frais de conversion;   ce   qui   montrera   une   différence   fondamentale   et   structurelle   entre   le   $   US, support de l’étalon de ces pays africains, et les autres monnaies-devises en général. Une fois que les recettes externes auront été collectées à la suite des ventes opérées par les opérateurs de ces pays africains, leur Banque centrale, comme toute autre Banque centrale, en assurera la gestion et fera également face au règlement des échéances courues sur la période. Les opérations extérieures peuvent se révéler déficitaires ou excédentaires. Comme pour toute Banque centrale responsable, il sera nécessaire, pour la Banque Centrale de ces pays africains,   de   prévoir   et   trouver   le   financement   du   déficit   des   opérations   externes   et également d’envisager de  fructifier les excédents externes  en attendant  des jours moins favorables. Pour disposer de ses billets de banque auprès des populations, la Banque Centrale de ces pays   africains   saura,   comme   toute   autre   Banque   centrale   responsable   et   compétente, trouver les ressources et le cadre de collaboration appropriés pour disposer de la quantité de monnaie   locale   désirée   en   toute   autonomie   et   à   un   moyen   coût   raisonnable.   Cette collaboration fondée sur la recherche d’intérêts réciproques  bien compris ne  saurait être confondue à une pratique d’asservissement d’une des deux parties contractantes en faveur de l’autre. Le système économique national utilisant plusieurs monnaies est une réalité scientifique et historique offrant des résultats concrets et qu’aucune théorie respectable ne peut ignorer. C’est pourquoi, l’idée de  monnaie   unique  dans   l’économie,  défendue   en  Europe,  cache encore  beaucoup  de  mystères faussement  attribués  à  la monnaie  par l’incapacité de la théorie sous-jacente de discerner les propriétés de la monnaie et par conséquent d’être en mesure de distinguer une pratique interdite d’une pratique autorisée. Ainsi, nous allons examiner les possibilités qu’offre pour  ces  pays africains  une politique publique efficace, notamment pour faire face à un déficit extérieur chronique. La dévaluation qui constitue une diminution de la valeur de l’étalon, en ce qui concerne le(CA), est en réalité une fausse idée car nous constatons clairement que cette monnaie (CA),outre   un rôle d’unité de compte dans la tenue des comptabilités, ne joue physiquement aucun autre rôle économique concret qui lui soit spécifique. Donc, ce n’est pas en le visant spécifiquement   par   une   mesure   quelconque   que   l’on   pourrait   provoquer   une   influence quelconque sur l’environnement économique. De plus, le CA est pris comme étant égal en permanence au $ US, monnaie, qui, elle-même, n’a pas de valeur de référence déclarée. Par conséquent, il serait illusoire de vouloir un jour changer également une valeur de référence de cette monnaie pour la simple raison qu’elle n’en possède pas pour être dévaluée ou réévaluée. Cependant, présentant une valeur d’échange, qui est une valeur relative par rapport aux autres étalons étrangers sur les marchés internationaux, cette monnaie, le $ US, peut être dépréciée ou appréciée sur les marchés de change selon les performances relatives des économies des grands pays entre eux ou selon les humeurs déclenchées par leurs responsables politiques. Par conséquent, toute idée de dévaluation du CA est à éviter totalement, car ne répondant à aucune réalité économique en dehors de quelque satisfaction morale de la part de penseurs qui auront le sentiment d’avoir tout simplement écoutés et suivis lorsqu’ils ont proposé cette (3) mesure de dévaluation.

Cependant, ces penseurs, dans l’ignorance de ce qui constitue la valeur elle-même, ne savent pas qu’ils auront été effectivement conduits à vouloir dévaluer quelque chose qui n’en a pas besoin. En effet, depuis le 15 aout 1971, suite à la décision américaine de suspendre toute référence à l’or dans la définition du dollar, sans en proposer d’autre, toutes les grandes monnaies sont restées comme suspendues ou définies en un dollar, qui, lui, ne repose désormais  sur aucune base concrète, plaçant le système monétaire mondial dans un flottement généralisé.Cependant, face à une détérioration de la compétitivité des pays utilisateurs de cette monnaie commune, le CA, et à un déficit extérieur structurel, que pourrait-on  proposer comme politique de sortie de crise à ces pays africains ? En cas de déficit structurel, des solutions rationnelles devront être développées dans ces pays pour éviter  des rationnements quantitatifs ou autres ajustements financiers afin  de porter l’économie de ces pays sur des sentiers de développement soutenables. Dans ces conditions et comme nous venons de le voir, il est illusoire et inopérant de vouloir faire reposer tout le poids des ajustements nécessaires sur la seule monnaie. Une telle idée provient   en   réalité   d’une   conception   erronée   de   l’instrument   monétaire   pour   lequel   de nombreuses fausses idées, qui circulent, gardent encore la vie dure. En   revanche,   la   politique   de   création   massive   d’emploi,   sans   coût   pour   l’économie, consistant à assurer le partage des charges de production à des effectifs plus importants, trouve son importance en ce qu’elle permet de relancer la productivité globale de l’économie en même temps que la demande intérieure tout en faisant gagner des parts de marchés à l’extérieur. Contrairement   aux   politiques   d’ajustement   structurel   avec   leurs   restrictions   budgétaires, fondées sur la diminution de l’emploi et de la demande intérieure, qui ont répandu, par leur échec, dans les pays africains la misère et la désintégration du tissu social, cette politique de création massive d’emploi est une forme de solidarité que l’utilisation intelligente de certaines propriétés de la monnaie permet de créer, à travers la réduction du coût salarial sans affecter négativement la demande interne, en bonifiant la création de l’emploi pour les entreprises et en faveur des ménages. Cette politique qui est totalement gagnante pour tout le monde, la population, l’entreprise et l’Etat est mise en œuvre sans avoir besoin de solliciter, auprès d’aucune institution, nationale ou internationale, aucun centime au titre d’un endettement public ou privé. De surcroît, le niveau d’endettement public et privé se trouvera réduit face quand la capacité financière des acteurs concernés par cette politique se trouvera accrue. De   plus,   si   des   ressources   supplémentaires   étaient   rendues   disponibles   pour l’investissement, la diminution du  cout  salarial constituerait un   bonus supplémentaire   en faveur de la création de l’emploi.

En effet, par la création des conditions d’une substituabilité accrue   du   travail   au   capital,   l’emploi   augmenterait   d’autant   du   fait   d’une   souplesse   de l’emploi que les théories classiques n’ont jamais pu assurer pleinement. En effet, ces  théories, en partant de l’idée  de  la  rigidité à la baisse du salaire  nominal, d’ailleurs   aujourd’hui   largement   mise   à   mal,   ont   créé   les   conditions   qui   empêchent   le développement de l’emploi, faisant de celui-ci la variable d’ajustement dans ces politiques classiques et donnant lieu à l’accroissement  du chômage et de la détresse au sein  des populations. C’est ainsi, qu’après avoir exigé et obtenu des baisses de salaires, ces théories ont aggravé la faiblesse de la demande interne, accélérant la récession et la désintégration des contrats sociaux en finissant par fragiliser l’emploi et généraliser la précarité. Ainsi, ces politiques ont, comme créé un besoin nouveau que des ONG, venues de partout, ont comblé, en y trouvant une occupation dans un cadre social dégradé. Il apparaît clairement que ces théories d’ajustement se présentent comme ayant choisi de placer l’Homme au service de l’Economie et des indicateurs sociaux abstraits, alors que l’Economie devrait être mise au service de l’Homme. Tel est, en tous cas, l’objectif assigné à l’Economie Scientifique.

Dans ces conditions, il est facile, aujourd’hui, de comprendre pourquoi, partout à travers le monde, des mouvements sociaux violents et de grande ampleur accompagnent l’annonce des mesures prévoyant l’arrivée du FMI ou de la Banque mondiale dès que ces institutions sont sollicitées dans un pays. En conclusion, au moyen de cette politique de création massive d’emplois, il y a encore de la place   pour   le   progrès   de   la   science   économique,   notamment   à   travers   l’Economie scientifique. Cependant, avant d’y arriver, il faudrait certainement lever un défi, celui de faire comprendre les idées nouvelles, une difficulté qu’exprime éloquemment J.M Keynes, qui écrit, dans les premières pages de sa Théorie générale : ” La difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, elle est d’échapper aux idées anciennes  qui  ont  poussé leurs ramifications  dans les  recoins  de l’esprit des  personnes ayant reçu la même formation que la plupart d’entre nous. ” J.M.KEYNES, 1935, ” Théorie Générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie “, p.b.p. Pour finir, la présente contribution clôture les contributions que je me suis proposé de faire à l’attention de mes collègues économistes, pour qui je garde beaucoup de respect et d’amitié, liens qui ne devraient pas cependant souffrir des débats scientifiques conduits avec l’idée de permettre aux hommes et femmes, de par le monde, de vivre mieux sous le conseil des économistes. Malgré tout ce qu’un tel sujet comporte comme charges émotionnelles, j’ose espérer être resté dans les strictes limites de l’analyse objective strictement portée sur des faits et des idées. En l’absence de toute réaction de la part du Forum, je continuerai à respecter le courage de ces lecteurs anonymes qui souhaitent lire et passer inaperçus.

Dr Lamine KEITA.

Maliactu.net.

Pièce de monnaie

dossier spécial

LA RARETE DES PIECES DE MONNAIE SUR LE MARCHE

            Il n’est pas étonnant d’entendre de la bouche d’un commerçant lors d’un échange avec un client venu acheter une de ses marchandises «  je n’ai pas la monnaie ».           En effet, la Petite Monnaie s’appréhende comme tout reliquat aussi petit qu’il soit que l’on remet à un tiers lors d’un échange. Elle se présente généralement sous la forme de petites pièces d’argent allant de 1 à 490 Francs CFA. C’est ainsi, qu’au Cameroun l’on est forcé de constater que ladite Petite Monnaie devient de plus en plus rare. Qu’est ce qui peut être à l’origine de la disparition de cette dernière lorsqu’on sait qu’il y’a peu de temps on la retrouvait tant dans les grandes surfaces que dans les portefeuilles des usagers ?

            Nous dirons tout d’abord, que ladite Petite Monnaie serait très appréciée des Chinois, qui la transforment en bijoux en l’instar des chaînes en plaquait Or, Argent, Bracelet etc.… qui selon nos investigations sont exportés vers la chine.

            De plus, l’on observe que la disparition des Pièces Jaunes comme on l’entend ici et là dans l’économie Camerounaise actuelle viendrait aussi du fait que celles-ci soient l’objet d’un vaste réseau de contrebande. C’est ainsi que, pour se faire de l’argent certains seraient capable de la confisquer pour les vendre pour plusieurs raisons.

Les cultes chrétiens ou l’on retrouve généralement à la fin de chaque session de prière dans lesquels des quêtes levées permettent généralement d’obtenir une grande quantité de monnaie. Certains commerçants appartenant aux congrégations s’approprient de celle-ci afin de la revendre. Par exemple pour que vous ayez la somme de 5 000 Franc Cfa en jetons de 100 Franc il vous faut débourser ainsi 100 Francs. Pour obtenir le montant de 10 000 Franc Cfa il vous faut par contre aller jusqu'à 1 000 F Cfa. Faites un tour au centre ville de Yaoundé, là, tout y est l’on constate que la petite monnaie est devenu l’objet d’une quête et d’un véritable nouveau commerce. Un précieux butin donc permettant de tirer un maximum de profit.

            En outre, nous pouvons encore observer que la très petite monnaie à savoir, 1 Franc, 5 Francs, 10F et 25 F font l’objet de plusieurs polémiques. Encombrante pour certains qui les boudent, on préfère s’en débarrasser car n’ayant plus de valeurs. Comme autre incidence, nous pouvons prendre le cas de certaines Entreprises à l’instar de celles en charge de la distribution de l’électricité et de l’eau courante qui  auront des problèmes de monnaie lorsqu’il faudra rembourser le client venu payer sa consommation ce qui créera des files d’attente interminable. Les  plus malin les réserve (la très petite monnaie) pour le paiement de leurs factures d’eau ou d’électricité. Une vraie parade contre les caissières qui semblent toujours vouloir arrondir les reliquats au profit de leurs entreprises (poches).

            Ainsi, il est à noter que l’absence de cette Petite Monnaie pourrait avoir de nombreuses conséquences sur l’économie Camerounaise. Aussi petite qu’elle soit, leur rareté pourrait entrainer à long terme la création d’un commerce illégal de pièces de monnaie.  De plus, l’absence des pièces de monnaie sur le marché entrainerait automatiquement une hausse des prix en ce sens où, n’étant plus en circulation, tous les produits dont on pouvait se procurer avec lesdites pièces  seront revus à la hausse. C’est ainsi, que nous pouvons prendre l’exemple de ce beignet qui à l’époque coûtait 10 Francs et dont le prix a considérablement doublé avec l’absence de la Petite Monnaie. Face à ces conséquences et bien qu’étant un travail fastidieux, l’Etat devrait mettre sur pied des mesures en vue d’un meilleur contrôle de la monnaie élément incontournable de l’économie d’un pays.

Sylvain BELINGA.

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Pris en flagrant délit de jonglerie budgétaire lors de la dernière revue trimestrielle du Fonds au pays entre avril et mai derniers, le gouvernement, prié d’opérer un reprofilage budgétaire, a dû ajuster à la hausse ses dépenses et ses recettes afin de disposer de projections réalistes pour l’exercice 2018.

Corinne Delechat aura annoncé des couleurs lors du point de presse qui a sanctionné le séjour de la mission du Fonds monétaire international au Cameroun entre avril et mai 2018. «Les hypothèses budgétaires de la loi des finances ne sont plus réalistes », avait-elle indiqué à la presse le 14 mai dernier au ministère des Finances. En cause, le pays avait puisé dans la caisse pour assurer le financement des dépenses sécuritaires, subventionner les prix des produits pétroliers à la pompe et soutenir les prix de l’électricité.

Le Fonds avait instruit le gouvernement d’opérer un reprofilage budgétaire question de disposer d’hypothèses qui reflétaient la sincérité et la réalité des opérations budgétaires. Il n’aura pas fallu longtemps pour que le gouvernement s’ajuste et redéfinisse les projections de dépenses et de recettes. C’est ainsi que le président de la République a signé une ordonnance qui consacre une augmentation du budget de l’Etat pour l’exercice 2018

Celui-ci passe ainsi désormais de 4513,5 milliards de FCFA à 4689,5 milliards de FCFA, soit une augmentation en valeur absolue de FCFA 176 milliards et de 3,9% en valeur relative. En fait, le gouvernement, pris en flagrant délit de jonglerie budgétaire, avait utilisé les ressources pour financer la guerre dans les zones anglophones contre les bandes armées, et dans l’Extrême nord contre Boko Haram. Raison pour laquelle, le reprofilage budgétaire demandé par le FMI fait ressortir 77 milliards de FCFA en vue de la prise en charge des dépenses liées au soutien des prix des carburants à la pompe, 20 milliards au titre du soutien du prix de l’électricité, en raison du retard enregistré dans la mise en service du barrage de Memve’ele, 32 milliards de FCFA dédiés aux dépenses sécuritaires et 18 milliards des dépenses liées à l’organisation des prochaines échéances électorales.

Les ressources qui vont combler ce gap proviennent selon le chef de l’Etat, proviennent des «performances optimales observées dans le recouvrement des recettes pétrolières et non pétrolières». Dans le détail, l’ordonnance présidentielle indique que du fait des performances de l’administration fiscale en fin d’année dernière, les nouvelles prévisions permettent d’espérer des recettes additionnelles de 67 milliards de FCFA. Car, souligne-t-il, «les réalisations de recettes fiscales à fin 2017 ont été plus importantes que celles estimées lors de la préparation du budget et utilisées comme base de projection des recettes fiscales de 2018».

Cette augmentation fera ainsi passer la pression fiscale à trois points, soit de 13,1% du PIB en 2017 à 13,4% en 2018. La remontée des cours mondiaux du baril de pétrole, dont les hypothèses de vente pondérées dans la prévision de la loi de Finances 2018 s’établissaient à 41 dollars, est la principale cause de l’explosion des recettes attendues des ventes de pétrole. «Le cours du baril de pétrole se situe aujourd’hui autour de 64 dollars. Ce qui entraîne une augmentation des recettes pétrolières de FCFA 82 milliards par rapport à la prévision initiale », précise l’ordonnance du président de la République.

APPUIS BUDGÉTAIRES

En plus des ressources propres, le pays compte sur les appuis budgétaires consentis par ses partenaires techniques et financiers. Cependant, une menace pèse sur le volume réel des financements attendus du fait des «fluctuations du taux de change du dollar et du risque lié au non décaissement éventuel de l’appui budgétaire de la BAD». En fait, après deux ans de hausse soutenue, le dollar est dans une pente descendante qui érode le volume en franc CFA des appuis budgétaires. Pour les contributeurs, la BAD qui doit apporter 118 milliards de FCFA en 2018, est en passe d’annuler le décaissement de son appui. Mais rassure l’ordonnance, «le décaissement en 2018 de l’appui budgétaire de la BAD prévu en 2017, à concurrence du même montant, va compenser l’appui non décaissé en 2018 ». Du coup, en raison de ces deux variables, le niveau des appuis budgétaires de 2018 s’établit à 334 milliards de FCFA contre une prévision initiale de FCFA 347 milliards de FCFA. Le gap de 13 milliards de FCFA ainsi causé, sera compensé par les reliquats de fonds des projets clôturés. Ceux-ci représentent 40 milliards de FCFA.

camer.be.

Ces dernières semaines, c’est l’un des principaux sujets qui ont de plus occupé les sous gras de la presse. La détention du magna français, Vincent Bolloré a fait l’effet d’une bombe en France, au Togo et en Guinée. Même si c’est Alpha Condé, Faure Gnassingbé et de l’homme d’affaires qui reviennent souvent dans les commentaires, plusieurs personnalités ont été impliquées dans cette vaste tentaculaire affaire.

Elhadj Mamadou Sylla, président de l’Union pour la démocratie en Guinée (UDG) a révélé la gestion du capitaine Moussa Dadis Camara et l’intervention dans le dossier du Port à Conteneur de Blaise Compaoré, en 2009, à l’époque homme fort du Burkina Faso. Selon “Sylla Patronat”, c’est le dernier premier ministre de Lansana Conté qui avait commencé à gérer l’épineux dossier. A la suite d’un appel d’offres international lancé par le dernier gouvernement du vieux général, Getma filial de Necotrans remporte le marché.

Quand Lansana Conté est décédé suivi de la prise de pouvoir par l’armée, des démarches ont été entreprises pour éjecter Getma du Port autonome de Conakry au profit de Bolloré. C’est ce qu’a révélé ce jeudi l’homme d’affaires Mamadou Sylla à la Maison de la presse à Coléah.

“Les mêmes personnes qui suivaient le dossier de Bolloré [au temps de Conté], c’est eux-mêmes qui sont partis dire à Dadis d’enlever la gestion du port de mains de Getma International parce que tout simplement selon eux que c’était mal fait. Comme ils étaient puissants à côté de Dadis, Dadis a dénoncé ce jour pour dire qu’il avait l’intention de retirer tous les contrats miniers après ce monsieur en la personne de Demba (député uninominal de Kindia) a dit publiquement le port aussi. Dadis a dit oui le port aussi. Les journalistes ont vu ça. C’est comme ça qu’on a commencé à parler de l’annulation. Il y a eu beaucoup d’intervention. Ça se trouve que Getma était de droit français en plus la femme de Blaise Compaoré était derrière.

Pour parler [de l’affaire], Blaise a amené le Général Gilbert Diendéré qui est en prison aujourd’hui qui est venu avec un certain Moulaye pour voir Dadis. Ils sont venus pour intervenir pour dire de ne pas toucher. Comme Dadis aussi avait besoin de l’aide de Blaise Compaoré parce qu’il était président de l’Union africaine ou de la CEDEAO. Donc, il voulait être reconnu par la CEDEAO. Voilà comment Dadis a renoncé à l’annulation du contrat du Port par Getma. Cette nuit, j’étais là convoqué au camp. Il a dit Getma là même, son dossier, il parait qu’il doit de l’argent à l’Etat. C’est combien? Les gens ont dit qu’il doit sept millions cinq cent mille euros. Il a dit envoyez l’argent, continuez à travailler et votre contrat est valable“.

aminata.com.

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