Plusieurs milliers de Soudanais ont encore occupé la rue ce mercredi 17 avril, empêchant la circulation sur les principales voies qui relient la capitale Khartoum aux autres provinces du pays.

De sources concordantes, l'opposition a remis au Conseil militaire au pouvoir une proposition de sortie de crise avec la mise en place d'un gouvernement civil dirigé par un Premier ministre de consensus.

Selon Marina Peter, spécialiste du Soudan à l'ONG allemande Brot für die Welt :

"Il y a eu déjà plusieurs informations qui donnaient le président Omar el-Béchir dans différents endroits. Certaines informations le donnaient même en dehors du Soudan.

L’Ouganda lui a déjà proposé l’exil politique - d’autres pays en ont fait de même. Il se pourrait que l’information de son transfert en prison soit vraie. Dans ce cas, il serait détenu vraisemblablement dans la plus grande prison du pays où d’autres prisonniers politiques sont incarcérés.

Et là-bas, il y sera très certainement bien traité même si cela ne va pas dans le sens de ceux qui ont longtemps souffert sous le régime de el- Béchir, recherché par la justice internationale pour des crimes commis sous son règne.

Il avait le contrôle d’une armée dont tout le monde n’était pas d’accord avec la gestion du pays. Donc on ne sait toujours pas ce qui va se passer avec Omar el-Béchir."

Durée de la crise

Plusieurs experts craignent en effet un prolongement de la crise soudanaise en raison notamment de la situation géopolitique à l'intérieur comme à l'extérieur du Soudan.

Des pays comme l'Egypte, l'Arabie Saoudite, la Russie, les Emirats Arabes Unis ou le Tchad ont déjà reconnu le Conseil militaire.

De l'autre côté, l'Union africaine a menacé de suspendre le Soudan si l'armée ne quitte pas le pouvoir au profit d'une "autorité politique civile" dans une période de 15 jours.

Enfin, la Cour pénale internationale maintient son souhait de juger Omar el-Béchir pour crimes contre l'humanité. Une option écartée par le pouvoir militaire.

Bakhit Adam, journaliste à la radio nationale du Soudan :

"Pour le moment, le Conseil militaire et l'opposition sont d'accord sur le fait que Omar el-Béchir soit traduit devant un tribunal du pays.

Ils pensent que la justice soudanaise est capable de juger l'ancien président même si on ignore ce qui va se passer lorsque le pouvoir sera transféré totalement à un gouvernement civil."

Les partis islamistes en embuscade ?

On ignore par ailleurs la position des partis islamistes qui ont soutenu Omar el-Béchir. Resteront-ils calmes ou pas ?

Une seule chose semble évidente, le dénouement de la crise au Soudan risque de prendre plus de temps que les quatre mois de contestation.

DW.COM

Maja Kocijancic, la porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a appelé jeudi, les différentes parties impliquées dans la crise sociopolitique que traverse le pays à un « dialogue dans un contexte serein et inclusif ». 

A travers un communiqué rendu public ce jeudi soir, Maja Kocijancic, précise aux acteurs politiques camerounais que la situation actuelle du pays peut trouver une solution durable à travers un « dialogue, dans un contexte serein et inclusif, où les libertés fondamentales et l’état de droit sont respectés »  

Dans son communiqué, Maja Kocijancic  dresse un constat des événements corollaires aux marches blanches organisées samedi dernier par le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Le faisant, la porte-parole de la diplomatie européenne dénonce « un usage disproportionné  de la force par les forces de sécurité ainsi que de multiples arrestations dont celle de Maurice Kamto, leader du MRC qui au fil du temps s’est érigé en principal parti de l’opposition du pays ».

Dans le même temps,  elle ne manque pas de revenir sur les incidents violents causés par des opposants contre certaines ambassades du Cameroun à l’étranger.

Samedi le 26 janvier dernier, bravant l’interdiction des autorités, les militants du MRC ont tenu des marches dites « marches blanches » sur toute l’étendue du territoire. Percevant ces marches comme un acte de défiance, les forces de sécurité ont « violemment » repoussé les manifestants.

Dans la ville de Douala, où l’événement aura eu plus d’écho, les forces de sécurité auraient blessé par balle deux hauts cadres du MRC dont Célestin Djamen et l’avocate Michèle Ndocki. Réagissant à ces événements,  le gouvernement avait démenti l’usage des armes à feu à Douala.

Il est aussi à préciser qu’après avoir appris que des cadres de son parti avaient été blessés par « balles », Maurice Kamto qu’accompagnait Christian Penda Ekoka, le président du Mouvement Agir s’étaient rendus dans l’après midi samedi à Douala pour s’enquérir de la situation de ces militants hospitalisés.

Toutefois le président du MRC et son compagnon ne reviendront à Yaoundé que lundi après avoir été interpellés à Douala dans le domicile d’Albert Dzongang l’un de ses lieutenants. Plusieurs griefs sont portés à son encontre. Trouble à l’ordre public, hostilité contre la patrie , rébellion de groupe, insurrection, incitation à la révolte, en sont quelques uns.

publicité yapee 2

Lors de la mise sous presse de cet article, des sources concordantes annonçaient sa comparution vendredi 01er fevrier au Tribunal militaire de Yaoundé. Dans le même temps il, ainsi que les autres militants de son parti auraient entamé une grève de la faim au GSO à Yaoundé où ils sont incarcérés.

Lejournalducameroun.com.

L’investiture de Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi comme nouveau président de la RDC n’aura plus lieu le 22 janvier, comme initialement annoncée. Elle a été renvoyée à une date ultérieure.

Certains parmi l’entourage du nouveau Chef de l’Etat parlent du 24 janvier comme nouvelle date, mais d’autres sont plus prudents et demandent d’attendre. La raison principale évoquée est la logistique.

"Les invitations sont en train d'être confectionnées. Elles doivent être envoyés aujourd'hui aux chancelleries et à certains chefs d'Etat", a confié à ACTUALITE.CD, un proche collaborateur du successeur de Joseph Kabila.

publicité yapee 2

Selon les résultats publiés par la CENI et confirmés par la Cour Constitutionnelle, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo l’a emporté avec 7.051.013, soit 38,57%.

Actualite.cd

La Haute Cour constitutionnelle (HCC) malgache a validé, mardi 8 janvier, la victoire de l’ancien chef de l’Etat Andry Rajoelina à l’élection présidentielle du mois dernier, en rejetant toutes les requêtes en annulation pour fraude de son rival Marc Ravalomanana. « Est déclaré élu président de la République Andry Rajoelina », a déclaré le président de la HCC, Jean-Eric Rakotoarisoa, sous les acclamations de centaines de partisans de M. Rajoelina réunis devant le siège de l’institution à Antananarivo.

Le 27 décembre, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de Madagascar avait annoncé la nette victoire d’Andry Rajoelina, 44 ans, en lui attribuant 55,66 % des suffrages lors du second tour disputé le 19 décembre, contre 44,34 % à son prédécesseur à la tête du pays. M. Ravalomanana, 69 ans, avait immédiatement saisi la HCC en arguant de « fraudes massives ».

publicité yapee 2

Une lutte féroce

Ces derniers jours, des centaines de ses partisans ont manifesté à plusieurs reprises dans la capitale malgache, malgré l’interdiction des autorités, pour exiger la « vérité des urnes ». Des incidents violents les ont opposés à la police. Les observateurs étrangers, ceux de l’Union européenne (UE) et de l’Union africaine (UA) notamment, ont à l’inverse affirmé n’avoir observé aucune irrégularité significative lors du scrutin. L’élection présidentielle du mois dernier s’est déroulée sans incident majeur, mais elle a été le théâtre d’une lutte féroce entre MM. Ravalomanana et Rajoelina.

Marc Ravalomanana, au pouvoir depuis 2002, avait été contraint de démissionner en 2009 face à une vague de manifestations violentes fomentées par Andry Rajoelina, à l’époque maire d’Antananarivo. Ce dernier avait ensuite été installé par l’armée à la tête d’une présidence de transition qu’il a quittée en 2014. Les deux hommes avaient été interdits de candidature à la présidentielle de 2013, dans le cadre d’un accord de sortie de crise validé par la communauté internationale.

Lemonde.fr


Luigi Di Maio s’est prononcé pour l’instauration de sanctions contre les pays « qui ne décolonisent pas l’Afrique ». Selon lui, il s’agit, tout d’abord, de la France.

Le vice-président du Conseil des ministres italien et dirigeant du Mouvement cinq étoiles (M5S), Luigi Di Maio, a appelé l'Union européenne à instaurer des sanctions à l'encontre des pays qui, selon lui, « appauvrissent l’Afrique » et sont ainsi à l'origine de la crise migratoire. La France figure en tête de liste.

« L’UE devrait sanctionner la France et tous les pays qui comme la France appauvrissent l'Afrique et font partir ces personnes [les migrants, ndlr], parce que la place des Africains est en Afrique pas au fond de la Méditerranée », a-t-il déclaré dimanche, lors de son déplacement dans les Abruzzes.

Selon lui, « certains pays européens, la France en tête, n'ont jamais cessé de coloniser des dizaines de pays africains ».

M.Di Maio estime également que la France qui « imprime une monnaie, le franc des colonies », dans « des dizaines de pays africains », finance ainsi sa dette publique.

« Si la France n'avait pas les colonies africaines, parce que c'est ainsi qu'il faut les appeler, elle serait la 15e puissance économique mondiale alors qu'elle est parmi les premières grâce à ce qu'elle est en train de faire en Afrique », a-t-il conclu.

publicité yapee 2

Il a également annoncé «une initiative parlementaire du M5S dans les prochaines semaines», impliquant notamment le gouvernement et les institutions européennes, visant «à sanctionner tous les pays qui ne décolonisent pas l'Afrique».

SPUTNIK.FR

.

Le président de la République du Gabon est rentré dans son pays lundi après plus de deux mois passés à l’extérieur du pays pour des raisons de maladies. Mardi, il a assisté à la cérémonie de prestation de serment du gouvernement mais en fauteuil roulant. Une posture qui donne l’impression que ce dernier n’a pas encore la plénitude de ses capacités physiques.

Serait-il incapable de diriger le pays? Personne ne saurait le dire, tant son entourage fait de son état de santé un fétiche, une sorte d’abstraction sacro-sainte qu’on aborde que superficiellement comme en Algérie avec Bouteflika qui, avec le temps est jeté aux oubliettes, laissant champ libre à ses généraux.

L’effet Bouteflika serait-il en train d’arriver au Gabon ? C’est la question qu’il revient de se poser avec les derniers événements qui s’y sont déroulés.  De la brève cérémonie de prestation de serment des ministres, qui d’ailleurs n’en est pas véritablement une, au multiple report du conseil des ministres, les pièces du puzzle commencent à s’assembler pour aboutir à une exacte réplique de la situation algérienne avec le président Abdelaziz Bouteflika.

Acte I, « je le jure »

En effet, lors de la cérémonie où les ministres étaient censés prêter serment, aucun d’eux n’a véritablement prononcé le serment. Devant un chef d’Etat assis en fauteuil roulant avec un air très attentif et imperturbable (pouvait-il vraiment bouger normalement? question), chacun des ministres se levait et, soulevant la main, disait juste « je le jure » avant de s’aligner. Une façon certaine de ne pas perdre du temps pour, surement, permettre au président de vite s’éclipser, n’étant visiblement pas au mieux de sa forme, comme le clamait le gouvernement.

Acte II, Bongo est parti

L’autre pan de l’histoire qui constitue aussi une pièce importante du puzzle, c’est le double report du conseil des ministres. Prévu pour se tenir à la fin de la « prestation de serment » mardi sous la présidence effective du président de la République, le conseil des ministres a été annulé et reporté au lendemain, c’est-à-dire mercredi 16 janvier 2019. Mais mercredi en fin de matinée, il a encore été reporté à une date ultérieure, ce qui renforce les doutes sur la santé réelle d’Ali Bongo et aussi sur sa présence sur le territoire gabonais. Sur ce dernier aspect, les dernières nouvelles font état de ce que le président ne serait plus au Gabon depuis mardi soir. Il serait retourné au Maroc, de la façon la plus discrète possible, pour y continuer les soins pour son plein rétablissement.

publicité yapee 2

Acte III, Bouteflika

En Algérie, le président est cloué dans un fauteuil roulant il y a plusieurs années et n’est plus apparu en public depuis très longtemps. C’est son entourage qui rapporte les décisions et plusieurs observateurs pensent même que ce sont ses proches qui dirigent le pays, utilisant le nom du président pour rester au pouvoir et continuer à bénéficier des commodités de l’Etat. Le même scénario serait ou est en train de se produire au Gabon avec le clan Bongo. Aucune information indiscutable n’a encore été fournie sur l’état de santé réel du président par les autorités et le flou autour de sa capacité à diriger le pays est entretenu de façon, semble-t-il, volontaire par elles. Pourquoi ces points d’ombre autour de la gestion de l’Etat Gabonais ? Question.

beninwebtv.com.

Dans le passé, cela n’avait pas toujours été le cas: pensons, par exemple, à Slobodan Milosevic, qui même pour s’épargner l’embarras d’un acquittement ou d’une acquittement, a préféré faire tuer sa cellule dans des circonstances mystérieuses. Mais à présent, la légitimité internationale et la crédibilité de la Cour pénale internationale à La Haye sont tellement compromises que leurs juges ne peuvent que reconnaître leur impuissance face à l'incapacité des juges judiciaires qui ont jusqu'à présent voulait continuer, au nom d'intérêts politiques précis.

Prenons le cas de la Côte d'Ivoire, où en 2011 le président légitime Laurent Gbagbo a été détrôné par l'intervention militaire des Français. À cette époque, à l'Élysée, il y avait Nicolas Sarkozy et cette invasion de l'armée française en Côte d'Ivoire, avec pour conséquence un "changement de régime", n'était qu'une anticipation de ce qui allait bientôt arriver, toujours à la main du président français et des alliés de l’OTAN (et d’autres) contre la Libye. Toujours en Libye, les Français, les Britanniques et les Américains sont intervenus selon un critère qui avait été testé avec succès quelques semaines auparavant en Côte d'Ivoire.

publicité yapee 2

Comme on le sait, l'arrivée des Français en Côte d'Ivoire (ou leur retour) a entraîné la capture de Gbagbo, qui a été rapidement déporté à La Haye sous le chef d'accusation de "crimes de guerre et crime contre l'humanité" ( grand classique parmi les accusations, quand on ne sait pas quoi inventer). Le fait est que depuis lors, il est resté emprisonné à La Haye pendant tout ce temps et que ce n’est aujourd’hui que sa libération a été déclarée. Selon les sites français , principalement africains, l'actualité aurait suscité une énorme ovation dans toute la Côte d'Ivoire, où personne ne peut plus que le successeur de Gbagbo, Ouattara, qui a été mis au pouvoir par les français en 2011

L’annonce a été faite en premier lieu par Simone Gbagbo, épouse de l’ancien président ivoirien, et confirmée par toutes les autres sources nationales, à commencer par le mouvement d’opposition, le Front populaire ivoirien (FPI) et le Parti démocratique du Côte d'Ivoire (PDCI). Ce dernier avait également été très actif pour exiger la libération de Gbagbo à La Haye . En ce moment, dans toute la Côte d'Ivoire, le peuple se réjouit de la libération de son ancien président.

Laurent Gbagbo restera en probation en Belgique jusqu'au mois de mars de l'année prochaine, date à laquelle la liberté deviendra totale. À ce stade, il peut également retourner dans son pays natal. La reddition totale et inconditionnelle de la Cour pénale internationale montre clairement que le vent a considérablement changé en équilibre international et qu’il ne sert donc guère à dissimuler une patine prétentieuse de jurisprudence qui a toujours été définie comme une "politique" coloniale et néo-coloniale du tireur ": une politique qui avait déjà été dépassée bien avant Sarkozy et 2011, encore moins aujourd’hui.

opinione-pubblica.com.

Plus d'articles...