A l'heure où nous écrivons cet article, l'étau se resserre autour de l'afrique. C'est à son tour de faire face à l'arrivée du Corona virus. Ce virus ravage déjà l'Europe qui voit  mourir chaque jour plus de  1000 personnes.  Le vieux continent tout entier  se barricarde , il fait le choix du confinement, et appelle tous les pays du monde menacés par la pandémie à l'y accompagner et en particulier les pays africains. Les gouvernements africains quant à eux,  voyant le nombre de cas de malades du Covid-19  augmenter  sont tentés par les mesures de confinement. S'il est facile de prononcer des telles mesures,  quelles en seraient les conséquences  économiques, politiques et sociales? Nous allons en énumérer quelques unes.

 Le confinement et l'arrêt des activités économiques dans les villes

Le confinement total signifierait l'arrêt de toutes les activités économiques des grandes villes qui sont essentiellement des activités administratives et  de services. La  majorité des Camerounais des grandes villes  travaillent dans le secteur informel et  se retrouveraient du jour au lendemain sans aucune ressource financière. L'Etat quant à lui ne serait pas en mesure de financer les pertes financières liées à ces interruptions d'activités du fait de son système social inexistant. Les personnels de santé qui devraient  assurer leur service indispensable en cette période de crise auraient sûrement des difficultés à se déplacer, dans des capitales sans transport public, et donc sans assurance d'un service minimum. Les villes seraient donc totalement à l'arrêt, et des populations sans pouvoir d'achat. Les difficultés des grandes villes auraient très probablement une incidence sur les campagnes  qui essentiellement agricoles, approvisionnent en denrées alimentaires les villes. 

L'approvisionnement des grandes villes et les risques de  pénuries (alimentaires) 

La plupart des grandes villes sont raviltaillées  en vivres par des agriculteurs qui viennent des villages. En cas de confinement total, deux situations se présenteraient alors, soit les agriculteurs ne pourraient pas se déplacer afin d'écouler leurs marchandises, soit ils viendraient, mais les populations camerounaises ne seraient pas présentes sur les marchés à cause du confinement et/ou l'absence de moyens financiers .  Dans tous les cas les agriculteurs seraient perdants et seraient tentés de rester dans leur village causant ainsi une pénurie dans les marchés urbains. Il ne restera que les supermarchés qui seront pris d'assaut et qui après quelques heures seront aussi en pénurie. La pénurie alimentaire ne sera pas la seule, il faudra évaluer l'arrêt des activités économiques dans le secteur du transport des marchandises et de l'acheminement du matériel médical.

 

Avec la pénurie, l'inflation... ou plutôt la spéculation

Après la pénurie qui ne sera d'ailleurs pas exclusivement alimentaire, il y'aura par la suite l'inflation qui sera principalement causée par une spéculation  des grands opérateurs économiques, qui pousseront mécaniquement les opérateurs moins importants à augmenter eux aussi leur prix; ce qui se repercutera sur les populations. Les personnes à faible revenu pourront-elles survivent à cela? Je n'en suis pas si sûr? L'état dans ces conditions sera tenté de réguler des prix, mais sans pouvoir réellement les controler. Les populations les plus pauvres ne pourront donc pas se nourrir du fait de l'augmentation des prix mais également d'absence d'argent, mais elle devront tout de même manger puisque c'est un besoin vital. C'est à ce moment que la situation deviendra compliquée.

Des risques de pillages, d'émeutes  et de guerre civile

 

 Le confinement, accompagné de pénuries et de hausses de prix poussera les populations pauvres à la révolte dans les rues. En effet les habitants des villes n'ayant plus de revenu à cause de la cessation des activités ne pourront plus se payer des denrées alimentaires devenues hors de prix commenceront par pillés des magasins et des boutiques et ensuite s'attaqueront à des habitations de personnes supposées riches afin de dérober de quoi se nourrir. L'état pour riposter fera certainement  descendre l'armée et ce sera le début d'une révolte. Cette situation serait bien sûr évitable si l'état décide pendant un éventuel confinement de distribuer les repas gratuitement à la population, ce qui n'est pas une garantie, au regard des restrictions budgétaires.

Un confinement impossible à mettre en place et en plus dangereux

 De nombreux camerounais partagent la même cour, les mêmes cuisines,les même salles de bain et toillettes  et sont contraints de se cotoyer au quotidien. Il sera très probablement difficile de confiner deux familles voisinnes partageant les mêmes WC  ou plusieurs familles partageant la même cour. A quoi pourrait-on ressembler un confinement? les autorités seraient à notre avis contraintes à confiner par blocs d'habitations ou même par quartier. Cela va favoriser la création de   de ghettos ou seront oubliés les personnes potentiellement malades et où elles n'auront accès à aucun soin,   Nous pensons que d'autres solutions doivent être possibles, des solutions qui seraient à l'image de la situation réelle de l'Afrique.

 

 

 

Dave Murphy, l’homme qui boit son urine pour rester en bonne santé

L’urine, un liquide méconnu à la mauvaise réputation

Avant de faire l’éloge de cet or jaune, il faut commencer par le définir. Propre aux hommes et aux animaux, l’urine provient du filtrage du sang dans les reins, où sont récupérés plus de 3.000 composés chimiques inhalés ou ingérés par l’organisme. L’urine contient principalement trois éléments : l’eau (95%), l’urée (dégradation des acides aminés de l’organisme) et la créatine (déchet des muscles).

Est-ce un tabou de boire son urine et de l’avouer à autrui ? C’est possible, car ce liquide jaune a mauvaise réputation. Si vous en doutez, faites le test en avouant à vos ami(e)s que vous venez de boire votre propre “pisse”. Du rire aux larmes, vous imaginez déjà leurs réactions.

En moyenne, un homme produit 1.5 litres d’urine par jour. Chaque jour sur terre, 10 milliards de litres d’urine sont éliminés par les hommes. Un être humain en bonne santé élimine une urine jaune, proche de la couleur d’une bière blonde.

Quelques vertus de l’urinothérapie

Ce précieux liquide, qui mélange dégoût et interrogation depuis des siècles, s’avérerait être efficace pour baisser la température corporelle et favoriser la circulation sanguine. Les adeptes de cette médecine alternative prétendent que l’urinothérapie est également bénéfique pour soigner des affections telles que les allergies respiratoires, l’eczéma, l’asthme ou la dermatite atopique.

Les partisans de la pratique partent du principe que le foetus évolue positivement dans le ventre de sa mère plongé dans le sac amniotique constitué à 80% d’urine. Ce liquide contient des sels minéraux, des acides, des hormones, des enzymes, des vitamines, en particulier la vitamine C.

Urinothérapie ou amaroli, plus couramment pratiqué en Chine. L’urine est déjà reconnue contre les problèmes de peau. Madonna a déjà confié qu’elle urinait sur ses pieds pour soigner ses mycoses. De plus, des millions de personnes à travers le monde boivent leur urine, comme en Allemagne où les médecines alternatives sont prises au sérieux.

Quelques risques

Lorsqu’il provient d’un corps en bonne santé, l’urine ne peut être néfaste lorsqu’on la boit. Mais présente des risques si l’individu s’alimente mal, fume, se drogue ou souffre d’infection urinaire. Un corps en mauvaise santé rejette des poisons. Ces derniers se retrouvent dans l’urine qui ne doit pas être bue.

Boire son urine reste une pratique empirique dont l’efficacité n’a pas encore été scientifiquement prouvée. Elle est également contestée. L’allergologue allemand Walter Dorsch déclare au magazine Focus : “je trouve absurde sur un plan biologique de s’infliger à nouveau ce que le corps a d’abord éliminé, parce que l’élimination est toujours aussi une détoxication.

Savoir consommer son urine….tout un art

La consommation d'urine se doit d’être pratiquée en suivant certaines règles :

-         absorption rapide et en petite quantité

-         Pas de pipi conservé au frigo et uniquement le sien. 

-         En suivant un régime urino-thérapeutique, il est conseillé de manger une nourriture biologique, la plus saine possible et de boire beaucoup d'eau claire. Beaucoup d'eau, car les sels minéraux contenus dans l'urine déshydratent le corps.

-         Il est  déconseillé de boire son propre liquide biologique lorsqu'on a soif.

-         Autre conseil pratique, éliminez toujours les premières gouttes d’urine avant de remplir un contenant.

L’urine rend perplexe depuis des siècles. "Pour certains alchimistes, le corps humain est une chose parfaite qui contient en lui-même les remèdes aux différentes maladies, on considère le corps comme médicament. Et pour ces alchimistes, au-delà de l'aspect remède, il y a aussi un aspect symbolique. On pourrait rechercher dans le corps humain, la présence de cet or, de cette perfection qui d'après la couleur pourrait être présente dans l'urine", explique Stanis Perez, historien de la Maison des sciences de l'homme.

Parallèlement au jeûne, les effets de l’urinothérapie sont connus, mais n’ont pas encore été prouvés scientifiquement. De nombreux chercheurs se consacrent à la question.

BIO à la une

Les cotons tiges sont responsables de 120 000 blessures infantiles chaque année aux Etats-Unis, selon une étude.Une mauvaise utilisation des cotons tiges chez les enfants peut occasionner des blessures allant jusqu'à la perforation des tympans.

Une étude parue dans la revue américaine Pediatrics met en garde les parents contre l'usage des bâtonnets pour nettoyer les oreilles de leur progéniture. Chiffre à l'appui : entre 1990 et 2010 plus de 260 000 enfants de moins de 18 ans ont été admis dans un service d'urgence aux Etats-Unis pour une blessure à l’oreille. Cela représente une moyenne de plus de 12 000 incidents par an. La plupart des blessures résultent d'une utilisation du coton-tige faite par les enfants eux-mêmes (dans 77 % des cas). Les victimes de ces accidents sont principalement des enfants de moins de 8 ans : les deux tiers des petits patients étaient âgés de moins de 8 ans et dans 40 % des cas, les enfants avaient entre 0 et 3 ans.

Dans 16 % des accidents observés, les parents eux-mêmes avaient nettoyé les oreilles des enfants avec les bâtonnets de coton. Dans 6 % des cas, le geste avait été entrepris par des frères et sœurs.

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Face à ce constat, le recours au coton-tige pour nettoyer les oreilles des enfants est déconseillé. Les canaux auditifs se nettoient généralement tout seul. L'utilisation de bâtonnets de coton pour nettoyer le conduit auditif repousse son contenu vers le tympan". Cette mauvaise habitude crée souvent un bouchon de cérumen.

De plus, le risque est important d’abîmer le tympan et "de causer des blessures bénignes ou graves à l'oreille", comme des perforations de tympan.

Pour prévenir toute blessure, le mieux reste de choisir des produits à pulvériser, qui éliminent le cérumen facilement. Une alternative valable pour les enfants comme pour les adultes.

Topsanté.com

Photo d'illustration

LA DREPANOCYTOSE ou maladie du drépanocytaire ou  hématié

  est transmise par le gène, elle est beaucoup plus rencontrée  dans les pays de race majoritairement noire (USA ; Afrique). Cette maladie est détectable dès la naissance, mais ne se manifeste pas aussitôt parce que les globules rouges du nouveau-né contiennent encore à ce moment-là 50 à 90% d’hémoglobine fœtale (hémoglobine de la mère). Cette maladie est transmise sur le mode autosomique récessif  (transmise à travers les gènes sur les chromosomes) : seuls les sujets homozygotes sont malades et les sujets hétérozygotes ne le sont pas.

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On rencontre donc deux formes de drépanocytose :

-  la drépanocytose hétérozygote : l’individu est juste porteur de la maladie mais n’en souffre pas on parle d’individu AS soit 50% de l’hémoglobine A et 50% de l’hémoglobine S.

- La drépanocytose homozygote : l’individu porte non seulement le gène et  fait la maladie on parle donc d’individu SS soit 100% de l’hémoglobine S.

  • Deux individus hétérozygotes (AS) pourraient donner naissance une fois sur quatre à un enfant drépanocytaire homozygote SS.
  • Pour deux individus homozygotes tous les enfants seraient SS.

Tel qu’illustré dans le tableau ci-dessous

    

                     AS

 AS

     A

       S

A

     AA

      A

     S

S

A

   S

                SS

         

Elle affecte l’hémoglobine, il existe quatre types d’hémoglobine :

-hémoglobine A2 à un taux normal,

-hémoglobine S majoritaire (l’hémoglobine a muté),

-hémoglobine F à un taux parfois élevé (jusqu’à 20%),

-hémoglobine A absente (sauf en cas de transfusion récente).

Encore appelée hémoglobine S, la drépanocytose ou maladie de l’hématie est une anémie hémolytique corpusculaire constitutionnelle liée à une anomalie de structure des chaines béta de la globine (molécule qui constitue l’hémoglobine). Cette maladie pose un problème de santé publique dans certains pays particulièrement en Afrique (bassin méditerranéen et au indes).

Les symptômes de la maladie peuvent apparaitre dès le deuxième ou troisième mois après la naissance.

Les manifestations aigues habituelles de la drépanocytose sont de trois ordres :

  • Crises vaso-occlusives : les globules rouges à formes anormales bloquent la circulation au niveau des artères et des vaisseaux ce qui empêche la distribution optimale de l’oxygène dans l’organisme. ces crises peuvent être très douloureuses et se produisent dans différentes parties du corps (os, abdomen, rein, cerveau, rétine…..)
  • Anémie hémolytique : les globules rouges des drépanocytaires sont de forme anormale, ils sont donc éliminés de manière plus précoce par l’organisme au niveau de la rate.
  • Les infections : elles sont plus fréquentes chez les drépanocytaires, surtout par des pneumocoques (maladies liées au système pulmonaire) ou méningocoques (maladies liées au système cérébral et nerveux), liées à la destruction de la rate par infarctus tissulaires répétés.

Quelles en sont les facteurs de déclenchement.

Conséquences de la maladie :

             - un retard de taille et de poids,

             - des carences alimentaires,

- un retard pubertaire fréquent,

- des troubles cardio-pulmonaires (augmentation de la taille du cœur, insuffisance respiratoire),

- une rate augmentée de volume ou atrophiée,

- des anomalies rétiniennes (hémorragies),

- des douleurs chroniques parfois secondaires à des lésions,

Tout ceci nous montre que cette maladie est nocive et impacte presque totalement la vie de tout individu drépanocytaire. Ainsi la recherche scientifique a mis au point de nombreux traitements permettant de soulager les individus atteints de la maladie  parmi lesquels on a :

- le traitement des crises vaso-occlusives : antalgiques et mise sous oxygène ;

- la prévention des facteurs déclenchant les crises (froid, altitude, infections, déshydratation) ;

- le traitement préventif des infections à pneumocoque et méningocoque (vaccination) ;

- la transfusion sanguine ;

- la transfusion saignée (elle consiste à remplacer le sang de l’individu malade pour lui mettre un sang sain) permettant de réduire la proportion d’hémoglobine.

Les méthodes de prévention :

Pour éviter les crises il est recommandé de suivre des mesures simples tel que :

-boire fréquemment de l’eau

 -bien aérer les pièces, afin de bien s’oxygéner

-rester au chaud

-Manger les aliments riches en fer ou qui facilitent l’assimilation de fer (viande rouge, pâté de foie…)

-ne pas s’enrhumer et éviter les infections respiratoires au maximum

-porter des vêtements qui ne coupent pas la respiration sanguine (amples)

-ne pas s’essouffler

-éviter d’aller à plus de 1500m d’altitude

-ne pas s’exposer à des fortes chaleurs (la déshydratation déclenche des crises par augmentation de la viscosité du sang)

Quelques méthodes palliatives :

La méthode la plus sure à l’heure actuelle est :

- la greffe de moelle osseuse : les hématies sont produites à partir de cellules souches dans la moelle osseuse. En détruisant la moelle osseuse du malade et en la remplaçant par celle d’un donneur, il y a possibilité d’obtenir une guérison totale.

Environ 200 greffes ont été réalisées dans le monde chez des drépanocytaires, permettant d’obtenir la guérison dans 85% des cas.il faut cependant un donneur apparenté le plus possible : un frère ou une sœur.il y a  la possibilité pour les parents de recourir à une fécondation in vitro avec sélection par DPI d’embryons compatibles pour la greffe. Cette voie de traitement dite du « bébé médicament » est très encadrée par les lois de bioéthiques.

Les voies de recherches :

  - des souris drépanocytaires ont pu être guéries en introduisant chez ces animaux un gène produisant une hémoglobine « anti-drépanocytaire » en quantité élevée.

- En 2007, le VK500 est proposé dans le traitement de la drépanocytose. Cependant, aucune étude clinique sérieuse n’a prouvé l’efficacité réelle de ce médicament.

ELOUNDOU Rita Adrienne

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