Source: PressTv

La maladie à corona-virus ou Covid-19 se diffuse progressivement sur la planète, l’Afrique et le Cameroun se sont-ils préparés à la gestion d’un tel cataclysme ?

Le monde actuel est secoué par différentes crises de divers ordres. Les événements récents en rapport avec la pandémie générée par le Coronavirus nous montre à suffisance qu'aucun pays fut il développé ou non n'est à l'abri de ce phénomène qui selon toute vraisemblance trouve son origine au cœur même des actions stratégiques des Etats. Comment comprendre en effet, que certaines lectures (cf "Eyes of Darkness") avaient déjà prévue à l'avance l'avènement d'une pandémie mondiale ?

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Les conséquences des manifestations de ce virus sont claires, la remise en question de la mondialisation. La propagation du virus a été accéléré par les déplacements des individus à travers la planète. Le monde étant devenu un village planétaire par le biais des progrès technologiques, du déplacement et par les différentes facilitations diplomatiques au sujet de l'autonomie des déplacements comme dans l'espace Schengen en Europe, il est clair que la mondialisation a joué un grand rôle dans la propagation du COVID-19.

L'interrogation que nous africains sommes en droit de nous poser est la suivante : Quel avantages politiques stratégiques et économiques les pays africains doivent tirer de la situation actuelle ? Puisqu’organiquement le COVID-19 est incapable de se mouvoir tel qu'il l'a fait en Occident et ce à cause de notre renommée chaleur. Pourquoi les Etats africains et leurs dirigeants politiques ne prennent que des mesures uniquement calquées sur celle de l'Occident ?

Il y a là clairement un manque de projection politico stratégique de la part des dirigeants africains dans la gestion de cette pandémie. Ceux-ci ne font que suivre les mesures prises en occident en essayant de les adapter tant bien que mal au Cameroun. Absence d’exploration de nouvelles pistes pour soigner la maladie à l’africaine, qui est une conséquence de l’absence de projection stratégique face à une pandémie qui pourrait devenir une réelle catastrophe si elle se répandait sur le territoire camerounais.

Yoan NKONO.

Source: Image équinoxe Tv

Les chocs globalo-libidinaux liés à la crise du corona-virus: industrialisme suprématiste, cannibalisme pan-capitaliste , frankenteinisme bio-technologique et lycanthropisme impérial.

L'explosion planétaire de la crise épidémiologique du corona-virus est confirmée. En effet, la spirale des contagions par le covid-19 se planétarise, révélant la forte vitesse de propagation inter-continentale du redoutable microbe. Le noyau de la spirale s'est déplacé de la chine vers l’Europe, étendant même son orientation vers les Amériques et l’Afrique. Le coronavirus révèle après d'autres virus la face inconfortable de la mondialisation des germes. Cette crise sanitaire dont la nocivité épidémiologique ne fait que monter ne relève pas seulement du choc biomédical globalisé. Ladite crise épidémiologique révèle aussi des chocs sécuritaires, des chocs identitaires et des chocs utilitaires.

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1° choc sanitaire : la crise de la pandémie du corona-virus est un choc bio-médical de forte magnitude en raison de la fulgurance fatale et létale de cette infection. Elle crée une panique planétaire en raison de sa célérité diffusionniste et secoue les systèmes sanitaires de tout type, ne disposant pas de moyens curatifs attestés pour garantir la survie des patients. Le choc sanitaire global révèle aussi l’incapacité des milieux bio-medicaux stratégiques de la mondialisation à bloquer le passage de la crise de la chine vers le reste du monde. Cette crise révèle d'ailleurs des tensions entre les puissances ultra-industrielles (pays développés) et les puissances néo-industrielles (pays émergents) sur les voies biomédicales de résorption de cette crise.

2° un choc sécuritaire : la crise du corona-virus n'est pas simplement un choc biomédical planétarisé mais constitue également un choc bio- stratégique mondialisé, à telle point que son déploiement virulent suscite des controverses. En effet, certains veulent à tort ou à raison y voir l'effet d'une guerre des germes entre laboratoires concurrents liés à de grands intérêts des méga - états ou des macro-états comme entités souveraines ou des méga-firmes et macro-firmes en tant que corporations multinationales. La ou les conformistes et classiques veulent ne voire que la propagation spontanée d'un microbe malin, les suspicieux et polémistes ne souhaitent apercevoir que la manifestation d'une guerre technologique oscillant entre guerre microbiologique et guerre économique entre des seigneuries globales concurrentes.

Si l’on n'est pas obligé de donner du crédit aux thèses dites conspirationnistes, on ne peut néanmoins ignorer la montée de polémiques entre officiels de très grandes ou grandes puissances qui s'accusent mutuellement d'avoir répandu le virus par des manipulations bio-technologiques a titre d'outils de guerre microbiologique (accusations réciproques entre Etats-Unis et chine ; polémiques lancées sur les réseaux sociaux par les conspirationnistes anti-globalisation. À tout le moins, la crise révèle les conflits en termes de libido dominandi entre entités hégémoniques ou contre- hégémoniques, en compétition pour la suprématie globalitaire. Quoique l’on en pense, cette crise est aussi devenue un lieu de déploiement de la compétition globalo-hegemonique entre les giga-puissances ou méga-puissances étatiques (westphaliennes) ou marchandes (catallactiques) pour la conquête de la suprématie industrielle et ultra-industrielle sur l’échiquier global. Elle a aussi été l’occasion de voir comment cette crise n'arrête pas le mode de conduite " homo homini lupus" (mode lycanthrope=loup-garou) qui est celui des acteurs dominants de cette compétition hégémonique. Dans cette compétition, il apparaît que cette crise a ravivé les batailles pharmaco-industrielles au risque de mettre en scène des manipulations expérimentales de germes engendrant de véritables frankenstein bio - génétiques à travers la mutation accroissant la virulence létale de ces microbes.

Mathias Eric Owona Nguini.

Kumba cameroun

Le rapt de ce mardi 20 novembre 2018 dans la région du Sud-Ouest est l’un des plus importants kidnappings dans cette zone depuis le début de la crise anglophone.

« Plus de quinze élèves et le principal de Lord’s Bilingual Academy de Kumba ont été enlevés ce mardi en mi-journée », nous révèle sous l’anonymat un enseignant dudit collège. Notre source souligne que des personnes armées sont arrivées au collège et sont reparties avec les élèves et leur encadreur.

Des sources auprès des services du gouverneur de la région du Sud-Ouest confirment cet enlèvement. « Des élèves ont été enlevés mais nous n’avons pas le nombre exacte des personnes enlevées. Nous allons faire le point après. Pour le moment, les forces de défense et de sécurité sont mobilisées pour retrouver et libérer les otages sains et saufs », informe notre source auprès des services du gouverneur du Sud-Ouest.

Les auteurs de ce kidnapping d’envergure n’ont pas encore été identifiés. Selon des sources militaires du Sud-Ouest, il s’agit « probablement » d’un groupe armé du mouvement sécessionniste.

Il faut rappeler que ce type d’enlèvement de masse d’élèves n’est pas nouveau dans ces deux régions en crise. Au moins 81 personnes, dont 79 élèves, avaient été enlevées dans la nuit de dimanche 4 à lundi 5 novembre 2018 sur le campus du Collège presbytérien de Nkwen dans la ville de Bamenda (région du Nord-Ouest). Les 79 élèves et quelques encadreurs avaient été retrouvés le 7 novembre près de Bafut.

 source: ActuCameroun

Gaston KELMAN dans son ouvrage je suis noir mais je n’aime pas le manioc nous rappelle déjà le mal-être du noir né en France et qui se sent Français car il ne connaîtRein de l’Afrique, mais sait tout de la France. Le malaise de ce noir qui est enfermé par sa couleur de peau dans un florilège de préjugé qui le condamne à être un consommateur de mafé de siep bboudjen ou encore de Ndolè. C’est ce malaise dans lequel sont désormais enfermées tous les blacks de l’équipe de France, qui après le succès époustouflant des bleus en coupe du monde sont exposés à une lapidation raciale de leurs « frères noirs » qui dénoncent une humiliation pour l’Afrique voit une trahison. Comment faire comprendre aux Africains un phénomène qui n’est pas une première pour les Africains ? Les noirs de France (Europe) sont-ils des Africains ? Faut-il parler de trahison quand on sait que jouer pour l’Afrique est un véritable chemin de croix pour certains, et une véritable erreur professionnelle pour d’autres.

Après que la colonisation ait déporté les Africains les plus virils vers les plantations Américaines, et que la Seconde Guerre mondiale usa des tirailleurs africains comme soldat de première ligne, faut-il encore espérer que l’Occident ne considère pas l’Afrique comme ce véritable vivier de matières premières, une matière qui va au-delà des richesses et ressources matériels naturelles, pour désormais rechercher aussi cette matière première sur le plan humain. Au nom du rayonnement diplomatique d’un État fut-ce-t-il pour un sport tel que le Football, faire briller le drapeau au firmament des nations demande que l'on fasse l’impasse sur les origines ou la couleur de peau comme élément déterminant de la nationalité. Ils sont Pogba, Ngolo Kanté, Mbappè, Oum Titi, Cisse, Sakho, tous français nées ou non sur le territoire.

Assurer une véritable carrière professionnelle, voilà une motivation première du footballeur moderne, qui veut simplement s’adonner à sa passion afin que celle-ci soit auréolée de trophées. Une carrière qui n’aurait nullement l’apparence de celle d’un Européen quand on sait comment dans nos fédérations de football, l’amateurisme et l’incompétence prédomine, des scandales se succédant les uns après les autres au sein des équipes nationales africaines. On peut citer ici : la sorcellerie, la corruption, le favoritisme, retards de paiements de toutes sortes, etc. Autant de maux qui n’encourageraient aucun footballeur né ou ayant grandi en Occident. Ceux-ci ne sachant faire qu’une chose, jouer au football.

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Renient-ils leur origine ?

Le véritable malaise que vivent les Africains est pourtant le résultat d’une politique nationale de valorisation du drapeau français. Non pas d’un quelconque peuple français. Si transparaissant dans toutes les pratiques politiques d’intégration en France, l’immigration choisie pour la nommée ainsi n’a été véritablement théorisé que sous le président Sarkozy, ce dernier ayant manifesté la volonté pour la France de choisir ailleurs les meilleurs des individus, pouvant devenir les meilleurs des citoyens. Chose qui semble désormais appliquée dans la mesure où la nationalité française pour les étrangers d’origines africaines se mérite. Soit à coups d’escalade à mains nues, ou encore en tapant fort bien dans une balle pour le bon plaisir du monde entier.

. Les joueurs de l’équipe de France bien qu’ils soient d’origines africaines sont désormais des Français intégrés à un système cohérent qui met en place des conditions de développement des capacités intellectuelles et physiques des individus, pensons-nous que la France va nous rendre nos noirs ? bien sûr que non elle les forme désormais et en fait des citoyens. Voilà qui offusqueront encore ces chers Africains qui continuent de s’émouvoir quand les principes sentimentaux sont transcendés par une trop grande rationalité.

Gontran Eloundou

Analyste politique

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On ne peut comprendre la situation actuelle du continent africain sans l’analyser à la lumière des héritages complexes du continent. Celui-ci n’est « né » ni avec les indépendances il y a une cinquantaine d’années, ni avec la colonisation près d’un siècle auparavant, ni avec la « découverte » par les Portugais à la fin du XVè siècle : les Européens n’ont découvert et construit que « leur » Afrique, alors qu’ils étaient, sans le savoir, les derniers arrivés dans une histoire longue de mondialisation. Car les Africains n’ont jamais vécu dans l’isolement, ne serait-ce que parce que l’humanité y est née.

Une construction négative du continent a été conçue au moment où se développait du côté européen la traite atlantique des esclaves noirs. Certes, celle-ci s’ajouta à des traites antérieures plus anciennes, aussi bien vers le monde méditerranéen que vers l’Océan Indien, animées par les Arabo-musulmans depuis le IXe siècle de notre ère. Mais l’originalité de la traite atlantique fut de déterminer une fois pour toutes la couleur des esclaves : au XVIIIe siècle, le mot nègre devint synonyme d’esclave. S’y ajouta le legs racialiste du XIXe siècle qui « scientifisa » la distinction entre race supérieure – blanche bien entendu – et races inférieures. À la fin du XIXe siècle, la traite atlantique a quasi disparu, mais lui a fait place la conviction occidentale – États-Unis inclus – de l’inégalité raciale. Bref l’essor du racisme va caractériser la première moitié du XXe siècle.

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Ce mépris envers les noirs, qui a une longue histoire[1], va être repris par la colonisation. Celle-ci a établi une différence légale entre le citoyen (quelques centaines d’ « assimilés ») et la masse des « indigènes » (natives en anglais), « sujets » assujettis à un système juridique spécial, celui des codes dits de l’indigénat, régime inégalitaire qui ne fut aboli en Afrique subsaharienne française qu’en 1946. Les recherches ont été biaisées par des siècles de préjugés véhiculés par marchands, missionnaires, explorateurs, voyageurs et trafiquants d’esclaves. Leur idée d’Afrique a influencé une majorité d’historiens, d’ethnologues, d’anthropologues et d’économistes de l’époque coloniale et au-delà. Le savant congolais Valentin Mudimbe (professeur à Duke University, USA) en a inventorié et déconstruit la fabrication[2].

Ce que le monde doit à l’Afrique

L’Afrique se situait au carrefour de trois mondes, dont le premier fut évoqué depuis l’Antiquité et le deuxième décrit depuis le Xe siècle par les voyageurs et géographes arabes :

– le monde méditerranéo-afro-asiatique, le plus ancien, qui fut durablement approvisionné en or en provenance du soudan occidental via les caravanes transsahariennes. Hérodote en parlait déjà au Ve siècle avant JC, évoquant les Phéniciens qui pratiquaient cette « troque muette » au-delà des « colonnes d’Hercule ».

– le monde de l’Océan Indien, qui s’épanouit entre le Ve et le XVe siècle, et fut nourri de l ‘or en provenance du Zimbabwe via le port majeur de Sofala, qui en était sur l’Océan Indien le principal débouché. Un archéologue s’est même exclamé que les côtes orientales d’Afrique étaient « pavées de porcelaine de Chine ».

– enfin le monde atlantique, le dernier arrivé, seulement dans la deuxième moitié du XVe siècle. Les Européens n’ont pas « découvert » l’Afrique, ils n’ont découvert que « leur » Afrique. Et comme ils ont dans le même temps découvert l’or des Caraïbes et l’argent du Mexique, ce sont les hommes dont ils vont faire trafic en Afrique. Qui plus est : c’est l’or africain qui a financé les constructions navales portugaises et les premières plantations.

Il importe d’enseigner que les rencontres africaines avec le reste du monde ont chaque fois joué dans les deux sens : les visiteurs – Chinois (jusqu’au XVe siècle inclus, quand l’empereur de Chine interdit les expéditions hors de son Empire), Indiens, Arabes, Portugais puis autres Européens, Américains et Brésiliens sont tour à tour intervenus. Ils en ont tiré grand profit et l’avenir de leurs pays respectifs en a été chaque fois modifié. Mais il en va de même pour l’Afrique : ces chocs successifs ont constamment suscité – comme dans les autres cultures – des métissages culturels et politiques de toutes sortes. Certes, les marchés décideurs étaient le plus souvent situés hors Afrique. Mais cela ne signifie pas que les Africains ont subi passivement l’intervention extérieure. Au contraire, chaque fois, il s’est trouvé des courants et des acteurs novateurs issus de ces nouveaux contacts : sultans de l’or, chefs trafiquants d’esclaves, producteurs et entrepreneurs de commerce ont joué un rôle actif parfois déterminant, en Afrique comme au dehors. Les configurations internes du continent, politiques, économiques, agronomiques, culturelles, répondent comme ailleurs aux faits mondiaux, dont les Africains ont souffert, mais auxquels ils ont aussi apporté : de l’or, de la force de travail, des matières premières, aujourd’hui de l’uranium, du pétrole et, à nouveau, de la main d’œuvre.

Il est donc anormal de ne faire de l’Afrique qu’un épiphénomène de ce qui se serait passé autre part sous le prétexte que l’évolution technologique y démarra plus tardivement qu’ailleurs. Cela n’a nullement empêché que toute une histoire interne s’y déroulât. C’est l’histoire eurocentrée, focalisée sur sa propre histoire, celle de la genèse du capitalisme, qui a fait de l’Afrique une « périphérie ».

L’une des premières illustrations de ce propos est le rôle de l’or au Moyen Âge, métal précieux rare et qui, pour cette raison, s’est trouvé à l’origine de la prospérité financière aussi bien de l’Europe que du monde de l’Océan Indien. D’où provenait cet or, avant que ne soit découvert, à la fin du XVe siècle, celui des Antilles puis au XVIe siècle du Mexique, et au XVIIIe siècle du Brésil ? Il était produit essentiellement, outre les gisements lointains de l’Oural, par le « Soudan occidental », en amont du fleuve Sénégal et aussi dans l’arrière-pays de ce que les Portugais devaient surnommer, pour cette raison, la côte de l’or, devenue plusieurs siècles plus tard la colonie britannique de Gold Coast.

On connaît bien, en histoire africaine, la grandeur successive des empires africains médiévaux (Ghana, Mali, Songhaï) qui établirent leur puissance sur ce commerce international. Al Bakri au XIe siècle, et Idrisi au XIIe siècle décrivent l’or du Ghana « renommée à cause de la quantité et de la qualité du métal produit[3] », Ibn Khaldun a conté le périple du sultan du Mali Kankan Mousa qui, au milieu du XIVe siècle, fit le pèlerinage de La Mecque, avec 12 000 esclaves « revêtus de tuniques de brocart et de soie du Yemen », et de nombreux chameaux apportant « quatre-vingts charges de poudre d’or pesant chacune trois quintaux[4] ». Cet échange, très ancien, était déjà rapporté par Hérodote au Ve siècle avant notre ère. Leptis Magna, grande métropole punique puis romaine (non loin de Tripoli) et patrie de l’empereur Septime Sévère fut le débouché privilégié des pistes centrales du Sahara. Les Arabes de Méditerranée qui préféraient la monnaie d’argent servirent de truchement avec le monde européen : c’est, en somme, grâce à l’or du Soudan (qui approvisionnait Byzance) que Marco Polo put au XIIIe siècle établir des contacts directs avec la Chine.

De façon analogue, si les Portugais s’établirent dès la fin du XVe siècle sur les côtes du golfe de Bénin, ce ne fut pas encore pour le commerce des esclaves ; l’essentiel fut d’abord la collecte de l’or à partir des forts côtiers pourvoyeurs, dont Saint Georges de la Mine (futur Elmina), au nom révélateur.

L’Afrique a donc fourni au reste du monde un instrument monétaire majeur : l’or.

Le deuxième exemple est celui de la traite des esclaves. Les flux d’esclaves furent majeurs dans tous les sens entre le XVIIe et le XIXe siècle : vers le monde méditerranéen (en particulier mais pas seulement par l’Égypte), vers l’Océan Indien et le sultanat d’Oman et de Zanzibar, et, last but not least, par l’Océan Atlantique. À l’intérieur du continent, le « mode de production esclavagiste » connut au XIXe siècle une expansion encore jamais atteinte jusqu’alors. Bref, à l’époque mercantiliste des grandes plantations tropicales d’exportation à travers le monde (canne à sucre, clou de girofle, coton, sisal, etc.), la main d’œuvre africaine noire se retrouve partout : dans les Amériques, mais aussi en Arabie, en Inde et Indonésie, et même en Chine. L’Afrique est devenue le pourvoyeur majeur du travail de plantations, et va le rester pour la première révolution industrielle fondée sur le coton.

L’Afrique a donc fourni au reste du monde un instrument productif majeur : le système de plantation esclavagiste.

Troisième temps : le XIXe siècle précolonial. La révolution industrielle réclame des oléagineux tropicaux pour huiler les machines, éclairer les ateliers (avant l’invention de l’électricité à la fin du siècle), fabriquer le savon dont on vient de découvrir la formule. L’huile de palme provient de façon privilégiée de l’Afrique de l’ouest, l’huile d’arachide également (et aussi de l’Inde), l’huile de coco et la noix de coprah d’Afrique orientale. Zanzibar fournit au monde le clou de girofle dont elle est le producteur exclusif. Les bois de teinture tropicaux sont nécessaires à l’industrie textile tant que l’industrie chimique n’y supplée pas. À la fin du XIXe siècle c’est le caoutchouc de la forêt équatoriale qui approvisionnera (aux côtés du Brésil) l’industrie des pneus automobiles, et l‘or d’Afrique du Sud qui remplacera celui du soudan occidental. Bref le continent africain, à nouveau, joue un rôle essentiel dans la production capitaliste occidentale. La configuration politique et sociale interne de l’Afrique de la deuxième moitié du XIXe siècle, bien avant l’achèvement de la conquête coloniale, n’a plus grand chose de commun avec celle du siècle précédent.

L’Afrique a donc été un fournisseur majeur de matières premières indispensables à l’industrie européenne, comme depuis le XXè siècle elle l’est devenue pour le pétrole.

Ainsi, depuis les débuts de l’histoire, les Africains ont été, comme les autres, nécessaires à la mondialisation du moment. L’Afrique a joué un rôle essentiel de centre de production (de matières premières), et de centre de main d’œuvre (hier d’esclaves, aujourd’hui de travailleurs migrants). En revanche, le continent dans son ensemble n’est guère encore centre d’industrialisation, ni marché valorisé de consommation. C’est ce qui permet aux autres d’en faire la « périphérie » de leur monde. C’est vrai en termes de PIB, mais c’est faux pour de multiples raisons : économiques, mais aussi stratégiques, démographiques, culturelles et humaines.

Agoraafricaine.info

 

Paroles de Hanson Ndiforti. C'était le 31 octobre dernier à Yaoundé, lors de la présentation du "Rapport Planète vivante 2018" du Fonds mondial pour la nature ( Wwf).

"La planète court à sa perte ". Voilà, l'essentiel à retenir de la présentation du rapport de Wwf, sur la situation de la biodiversité du monde. Aussi, Hanson Ndiforti le directeur pays de cette mastodonte d'Ong, invite-il tous les protagonistes, à veiller à la préservation de la nature.

pangolin

Selon le rapport présenté à la presse à Yaoundé, de 1970 à 2014, la biodiversité a été altérée à hauteur de 70%. Chose due selon le document, à la quête effrénée du bien-être qui caractérise les êtres humains. Concrètement, fait savoir Hanson, il s'agit notamment, de: la surexploitation, l'agriculture industrielle. La dernière cause citée, est seule , responsable de 3/4 de la pollution totale du monde. Mise aussi aux bancs des accusés, la demande toujours grandissante, de l'énergie et de la terre par l'Homme. Facteurs qui tous à en croire le rapport 2018 de Wwf, conduisent à de violations graves de la nature.

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"Nous sommes là pour redresser la situation. Il n'y a plus de pangolins à l'Est (région de l'Est Cameroun, Ndlr). Les gens tout tué et mangé. Ces pangolins n'ont pas disparu d'eux-mêmes. La population augmente, et se pose ensuite la question de comment la nourrir ", s'en est inquiété le directeur Cameroun de Wwf. Et d'inviter les pouvoirs publics du Cameroun en particulier, et du monde entier en général, à prendre des mesures appropriées pour stopper la dégradation de la biodiversité. Pour Hanson Ndiforti, il faut non seulement préserver les forêts, mais aussi, interdire l'extermination des oiseaux et des animaux. Sur ce volet, il cite par exemple, le braconnage des éléphants qui selon lui, jouent pourtant un grand rôle dans la chaîne de propagation de l'arbre appelé moabi, sans oublier les grands singes qui cassent des branches d'arbres porteuses de nourriture pour des animaux non grimpeurs.

"Nous n'avons fondamentalement rien contre les plantations industrielles. Mais nous souhaitons qu'elles s'arriment aux normes de préservation de la nature. Certaines exploitations industrielles utilisent malheureusement des pesticides très nocifs et interdits ", a enfin décrié, le directeur Cameroun de Wwf.

Vivement qu'à la recherche du bien-être et du bonheur, tous, se soucient de la préservation de la nature et de la biodiversité. Le danger est là. La vie, la terre est menacée !

Camer.be.

Mine d'or Gabon

Selon plusieurs sources, les sites d’or du village de Nzinzi, situé à 11km de Malinga, dans le département de la Louetsi-Bibaka, dans la province de la Ngounié, serait victime d’une spoliation abusive orchestrée par orpailleurs venus de plusieurs pays de la sous-région. Un constat établi par plusieurs plaintes venant des ONG’s et des riverains de cette localité qui en ont plus qu’assez des intrusions des forces armées, venant des pays frontaliers.

Silence complice ou silence craintif, nul ne sait. Quelques jours auparavant déjà, le journal Le Mbandja, portait à la connaissance de tous, l’exploitation délictuelle par les forces armées venues du Congo Brazzaville, de l’or de Youkou, dans le département de la Zadie (Ogooué-Ivindo). Informées, les autorités locales, par la voix du ministre de l’Intérieur, mis sous pression par les sénateurs, «avait mensongèrement démenti cette information, mais s’était bien gardé d’inviter les sénateurs et les journalistes à se rendre sur le site, pour vérifier si le journal avait menti ou dit la vérité», rapporte l’hebdomadaire.

Faute d’avoir dissuadé «ces voleurs d’or», d’autres se sont empressés de prendre en grippe le site d’or du village Nzinzi. Cette situation durerait déjà depuis plusieurs mois, selon Marc Ona, secrétaire exécutif de l’ONG de Brainforest. «Depuis bientôt trois mois, les forêts de Malinga ont été envahies par de ressortissants des pays voisins (Congo Brazzaville, Congo Kinshasa, Rwanda, Tchad et Cameroun) sous la barbe des autorités administratives de la localité», alerte-t-il. À leur tour, ils dépouillent impunément le pays de son or, inquiétant ainsi les populations, qui craignent le retour de bâton de cette «ruée brutale vers l’or, des villages Nzinzi et Moukouagna», a ajouté Marc Ona Essang

Apeurés, abasourdis et éreintés par les intrusions abusives, les populations de ce village, qui ne compte que 80 âmes, ont entamé des démarches auprès des organisations de la Ces derniers dénoncent non seulement l’utilisation de la violence contre les villageois réfractaires et un poids deux mesures. «Les gabonais n’ont pas le droit d’exploiter cet or, mais à moins de 3 kilomètres de Ndzindi il y’a plus de 600.000 personnes, retranchés dans un camp, entrées grâce à la complicité de la gendarmerie qui exploitent notre or en toute impunité et se permettent même de tuer des éléphants», a confié Casimir Ndengue, ressortissant dudit village.

gabonmediatime.com.

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