INTERVIEW DE MGR CHRISTIAN TUMI A RADIO FRANCE INTERNATIONAL DU 24/01/2017 : «…. C’EST LA SEPARATION QUI EST UNE DIVISION ET NON LE FEDERALISME »

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C’est la réponse qu’a donné le cardinal Christian TUMI face à l’interview telephonique de Carine Frenck journaliste à RFI. Le cardinal souhaiterait plus que tout qu’il yait un dialogue entre les anglophones et le système central et regrette la fermeté avec laquelle l’Etat central traite le problème Anglophone.

Mgr Comprenez-vous le malaise en zone anglophone ?

J’essaie de comprend ce qui se passe par ce que  Jai passé presque 30 ans de ma vie en zone francophone alors que je suis d’origine anglophone.  J’essaie de comprendre des 2 côtés. C la jeunesse qui n’était pas encore née à la réunification qui   proteste contre les conditions de travail les conditions de « vivre ensemble » et veulent retourner où on était au début de la réunification c’est à dire au fédéralisme. Le pouvoir central n’est pas d’accord.

Le malaise est profond très ancré  à votre avis pourquoi cette crise ?

 

Il semblerait du point de vue des avocats anglophones, des juristes anglophones que le common law nest pas appliquée. Par exemple on peut avoir en zone anglophone les juges qui rendent des jugements en français des juges qui ne connaissent pas l’anglais et les gens ne comprennent rien ; par exemple dans ma zone Le préfet sous-préfet et 1 adjoint sont francophones dans une région a 99% anglophone

C’est pareil pour l’école ?

 

Tout n’est pas en français mais par exemple Les professeurs francophones enseignent en anglais sans avoir la maîtrise anglaise et vice versa  il faut une réforme du système éducatif

La réponse de Yaoundé c’est la fermeté

C’est dommage !!!  Je suis contre toute interdiction tout le monde a quelque chose à dire même si certains préfèrent le fédéralisme qu’on en parle il  n’Ya personne qui aime le pays plus que l’autre qu’on écoute les autres qu’on en parle pour voir ce qui est mieux pour tout le monde  il faut écouter  il faut parler du fédéralisme.  Réprimer n’est pas une solution  il faut essayer de convaincre l’Etat central. Bien sûr il y a  des extrémistes qui veulent la séparation il y en aura toujours. Mais la majorité veut Qu’on retourne au fédéralisme ils ne  veulent pas la séparation.

Ni fédéralisme ni sécession a dit le MINCOM.

L’autorité centrale dit le Cameroun reste un et indivisible. L’argument des anglophones c’est la séparation qui est une division et non le fédéralisme. Le système actuel montre ses défauts avec la corruption un peu partout. Il y a des exemples au monde ou le fédéralisme marche et progresse bien c’est la séparation qi est une division.

Même l’Union Afrique est inquiète êtes-vous inquiets ?

Très inquiet il faut le dialogue les anglophones sont les camerounais. On va vivre en tension jusqu’à quand ? Il faut le dialogue avec la violence on ne construit rien du tout.

SOURCES: RFI

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