CAMEROUN/START-UP: WILL&BROTHERS MET LA DERNIÈRE TOUCHE À UN DRONE MADE IN CAMEROUN

Technologie
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La start-up camerounaise Will&Brothers est une des pionnières du développement du drone dans son pays. Elle planche actuellement sur la mise au point d'un drone 100% local.

Au Cameroun où un jeune entrepreneur, William Elong, diplômé de l’école de guerre économique de Paris a fondé la start-up Will&Brothers et mis sur pied le programme DroneAfrica en 2015. Il n’avait à l’époque que 22 ans. Deux ans plus tard, Will&Brothers se prévaut d’un certain succès, avec une levée de fonds de 200 000 dollars, 22 employés au Cameroun, en France, en Allemagne et aux États-Unis. Surtout, la jeune société entend mettre sur le marché d’ici quelques mois un premier drone made in Cameroun. DroneAfrica, le nom donné à ce programme au sein de la société, doit permettre de proposer des services en matière de sécurité, d’agriculture ou encore de cartographie.

Des coûts encore élevés

« Au départ, les fonds n’étaient pas suffisants pour créer des drones », explique Yves Tamu, le directeur technique de la petite société qui ne comptait jadis que quatre employés.

C’est la raison pour laquelle, les entrepreneurs font d’abord avec l’existant. Ils achètent des drones et testent leurs applications possibles au Cameroun, dans un premier temps, « sur des problèmes de cartographie », précise William Elong, désormais PDG de Will&Brothers.

La demande ne se fait pas attendre : la société aide actuellement les services de cartographie de la ville de Douala, capitale économique du pays, à actualiser les plans de la ville, lacunaires. Des exploitants ou des institutions font aussi appel à eux pour étudier la topologie de leurs champs ou prévenir des infections parasitaires.

Néanmoins, les coûts limitent la portée des différentes utilisations possibles des drones. En matière d’agriculture de précision par exemple, l’entreprise collabore avec le Centre de recherches sur l’agriculture, lui-même en relation avec des exploitants. « Un agriculteur lambda n’a pas forcément les moyens » reconnaît Yves Tamu.

Un prototype bientôt prêt…LIRE LA SUITE