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Le périple de Joel Embiid jusqu’à la NBA est une des belles histoires d’un novice de la balle orange passé à la postérité de manière soudaine et incroyable. Nous vous avions déjà conté son parcours ici, entre enfance heureuse, passion pour le foot, volley-ball, arrivée aux USA, intégration difficile, puis déclic et ascension. Le Camerounais est revenu lui-même sur son parcours dans une lettre qui lui correspond si bien dans The Players’ Tribune : drôle, pleine d’anecdotes à peine croyables, sincère, exceptionnelle.

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Comme Jojo le dit si bien lui-même au début de son texte, sa vie est un film. De ne rien connaître ou presque du basketball à 16 ans, ne jamais y avoir joué, et être drafté en NBA seulement quatre ans plus tard, ça relève de l’exploit, presque de l’irréel. Ici, on ne va pas revenir sur le périple qui l’a mené de Yaoundé, au lycée en Floride, puis à Kansas. Nous allons plus nous intéresser aux anecdotes purement basket, ce qui a façonné le joueur que Joel Embiid est devenu, au fur et à mesure des années. Les inspirations de The Process, il n’y en a pas cent. Par contre, ce n’est pas n’importe qui. Hakeem Olajuwon est une d’entre elles. Le Nigérian provient du même continent que Jojo, d’un pays adjacent. De par ses skills, son poste et ses origines, The Dream est naturellement un des héros de l’actuel joueur des 76ers. Mais bien avant tout cela, avant que toutes ces similitudes puissent être avérées sur le parquet, c’est un autre grand de ce jeu qui a inspiré le Camerounais dès le départ. Sur le basket bien sûr, mais également dans la vie, et en termes de mentalité. Mamba mentality. Et oui, le premier qui a fait rêver l’enfant de Yaoundé de balle orange, c’est bel et bien Kobe Bryant.

« La première fois que j’ai regardé un match NBA, c’était lors des Finales de 2009. Lakers contre Magic. Dwight, Pau, Odom, KOBE. Je n’avais jamais rien vu de tel. Je regardais ces mecs shooter autour de 100% de réussite. Tout rentrait. La façon dont ils bougeaient, la dimension athlétique, j’ai pensé que c’était la chose la plus cool du monde. J’ai eu un moment où je me disais ‘Je veux juste faire ça’. J’ai supplié mes parents. J’ai supplié pendant un an. Mon père disait : ‘Personne ne joue au basketball au Cameroun. Tu peux jouer au volley-ball.’ Je me suis dit ‘Yo, le volley-ball’ ? […] À cette époque, je commençais à écouter du hip-hop américain sur internet, et j’essayais de chanter les paroles pour avoir l’air cool, même si je ne connaissais rien à l’anglais. Je me baladais autour de l’école en chantant ce morceau de Lil’ Bow Wow et Ciara. Vous vous en rappelez ? Tout ce que je pouvais dire en anglais c’était ‘Bonjour », puis ‘I AIN’T NEVER HAD NOBODY DO ME LIKE YOU [refrain de cette chanson, ndlr]’. C’était mon exposition à la culture américaine – Bow Wow, Kanye et Kobe. Parfois j’allais à ce terrain à côté de chez moi où les gars jouaient au basket, et chaque fois que je shootais, je criais littéralement ‘KOBE !’. Imaginez ça. Je suis là à shooter des briques, à beugler Kobe, sur un cercle éclaté au Cameroun. »

La génération fin 80 – début 90, on vous voit. Qui n’a pas écouté du vieux hip-hop type Bow Wow et Ciara dans son adolescence ? Quel amateur de basket né dans cette période n’a jamais crié ‘KOBEEEE’ en shootant dans la position la plus inconfortable du monde ? C’est le cas de Joel Embiid, né en 1994. Comme la plupart des ados, il a un jour rêvé des States, de l’American way of life. Ce qu’il ne savait pas, c’est qu’il allait découvrir le pays de l’Oncle Sam très rapidement, par le basket. Pas forcément par le talent, mais par des capacités physique hors normes. 2m08 à 16 ans, c’est sûr que ce n’est pas banal. Ainsi, même si son père pense qu’il n’y a aucun Camerounais qui perce vraiment dans ce sport, le seul représentant de ce pays en NBA, Luc Richard Mbah A Moute, organise un camp d’entraînement au pays comme il le fait chaque été. Il y convie The Process, alors que celui-ci ne tâte la balle orange que depuis trois mois, un peu en dilettante. Comment se faire remarquer dans de telles conditions ? Il a suffi, selon Jojo, d’une seule action.

« J’étais si nerveux que je ne m’y suis même pas montré le premier jour [au camp, ndlr]. Le deuxième jour, j’y suis allé, ils m’ont fait entrer dans le match, et j’ai dunké sur quelqu’un. Je pense que j’avais si peur que l’adrénaline a pris le dessus, ou quelque chose comme ça. Tout de suite, premier match. Et je veux dire, je n’ai pas justé dunké. J’ai dunké sur quelqu’un. Je me suis dit : ‘OH SHIT’. Je veux dire, j’étais toujours mauvais, mais ça suffisait. Ils ont pu percevoir quelque chose en moi. J’ai gagné une place pour le camp Basketball Without Borders en Afrique du Sud. Deux mois plus tard, j’étais dans l’avion en direction de la Floride pour entrer au lycée aux USA. »

C’est le grand saut pour Jojo. Alors qu’il ne parle pas un pet d’anglais, il part loin de sa famille à 16 ans, pour suivre des études, mais surtout jouer au basket. Alors qu’il n’a débuté que trois mois avant les entraînements avec la gonfle. Forcément, ça s’annonçait compliqué au début, dans l’adaptation à une nouvelle vie, à une culture différente. Il a d’ailleurs plutôt très mal vécu ses premiers moments en Floride.

« Je suis allé à l’entraînement le premier jour, et j’étais si mauvais que le coach m’a viré du gymnase. Je ne savais pas ce que je faisais. J’étais si fin, si soft. Mais la pire partie était que mes coéquipiers me pointaient sérieusement du doigt, et riaient de moi, comme de stupides enfants dans les films qui parlent du lycée. J’étais fou. Je regardais ces mecs, ne comprenant pas vraiment ce qu’ils disaient, avec des yeux qui disaient : ‘Zut, les gars, allez, essayons juste de faire confiance au processus.’ Et ils répondaient seulement, ‘LOL NON TU CRAINS’. Je suis retourné à mon dortoir et j’ai pleuré. Je me disais: ‘C’est fou. qu’est ce que je fais ici ? Je ne peux pas jouer, je retourne à la maison.’ […] Par la suite j’étais assis dans ma chambre écoutant du Lil Wayne, et je pensais à ces mecs qui se moquaient de moi, et soudainement mon côté compétitif a pris le dessus. Je suis devenu très, très motivé. Quand les gens disent que je ne peux pas faire quelque chose, j’adore ça. Cela me donne envie de leur prouver si fort qu’ils ont tort. Donc je me dis : ‘Ok, je vais littéralement me mettre au travail et travailler dans le gymnase jusqu’à ce que je sois bon. Kobe.' »

Ainsi, Joel Embiid se met à bosser comme un forcené, et s’améliore bien sous le panier au fil des efforts. Mais sans fondamentaux, difficile d’avancer. Il se doit de les acquérir. Alors que cela commence à venir, son côté de compétiteur acharné s’affirme de plus en plus, jusqu’à faire des concours de tirs du parking avec une fine gâchette de son équipe, Michael Frazier II (un ancien de G League). Il prend des roustes, des déculottées, on ne peut plus normal. Mais le Camerounais ne supporte pas de perdre et veut trouver un moyen de le battre. Comme d’habitude, Jojo va s’inspirer de ce qui se fait de bien ailleurs. Mais cette fois, c’est sur YouTube qu’il recherche l’amélioration, en tapant des requêtes étonnantes, qu’il justifie.

« COMMENT SHOOTER DES 3 POINTS. Non. COMMENT AVOIR UNE BONNE FORME DE SHOOT. Non. Puis l’ampoule s’est éteinte. J’ai tapé les mots magiques. HOMMES BLANCS SHOOTANT DES 3 POINTS. Écoutez, je sais que c’est un stéréotype, mais avez-vous déjà vu un homme blanc normal de 30 ans prendre un tir à trois points ? Ce coude est replié. Les genoux sont pliés. Le fouetté du poignet est parfait. Toujours. Vous savez aux Etats-Unis, il y a toujours un gars plus vieux qui porte un sweat EVERLAST sur le terrain ? Ce mec est un problème. […] Ce sont de ces gars que j’ai appris sur YouTube. Juste des gens lambda qui shootent bien des trois points. Michael et moi jouions après l’entraînement pendant des heures, et j’essayais d’imiter comment ils shootaient la balle, et j’ai commencé à pouvoir le concurrencer. C’était fou, parce que pouvoir faire du shoot longue portée a changé mon jeu entier. »

Et pour cause. Un tel animal physique, capable d’artiller de loin, ça devient indéfendable rapidement. C’est ainsi que Joel Embiid, après un an au lycée, va être convoité par différentes grandes universités aux USA. Sur les conseils de Luc Richard Mbah A Moute, il choisit la fac de Kansas. Comme cela va être un constante pour lui, à l’image de son arrivée en NBA, lorsqu’il débarque dans un nouvel environnement, The Process a du mal à s’adapter au début. C’était le cas dans sa nouvelle équipe, lors du premier entraînement de la saison sous les ordres de Bill Self, lors duquel une mésaventure est arrivée au Camerounais.

« Lors de mon tout premier entraînement à Kansas, je me suis fait dunker dessus si fort par Tarik Black que j’ai presque abandonné. Tarik m’a postérisé si fort que je cherchais à acheter des billets d’avion pour rentrer chez moi. Ce mec était un senior, un adulte. Je ne savais pas ce qu’il se passait. Il a pris son propre rebond et m’a dunké dessus si fort que tout s’est passé en slow motion. Il a dunké la balle sur ma tête, vraiment. Mais je ne vous dis même pas la pire partie. C’était que l’équipe féminine entière de Kansas était assise dans les gradins pour regarder l’entraînement. Le gymnase entier se moquait de moi. C’était fou. »

Bon, c’est vrai que Tarik Black était un sacré athlète dans ses jeunes années. Il l’est toujours, mais au Maccabi Tel-Aviv quoi. Tandis que Jojo a lui fini par s’installer comme une figure de la Grande Ligue. Alors qu’il a failli abandonner après cet épisode, son coach Bill Self l’a rassuré, en déclarant que deux ans après, il serait le premier choix de la Draft NBA. Ce genre de promesses qui tombent à l’eau. Sauf que là, seulement un an après, Joel Embiid est choisi en troisième position de la Draft 2014. Tout ça, il le doit aussi à une personne citée plus haut, Hakeem Olajuwon. Le coach du Process à l’époque où il était encore à Yaoundé lui a envoyé une mixtape de The Dream et d’autres grands intérieurs pour l’aider à travailler à son départ aux USA. Pendant trois ans, le Camerounais a regardé cette vidéo tous les jours. Cela l’a aidé à se convaincre qu’il était un bon joueur de basket, de même se prendre pour Hakeem. La force de la conviction du prodige l’a sans doute aidé à analyser et à intégrer tout cela sur le terrain. On peut clairement dire que cela a fini par payer, lorsqu’on voit la palette de moves dont il bénéficie aujourd’hui. Vous voulez du Dream Shake version moderne ? Demandez Jojo. Si sur le parquet, le Nigérian est probablement son inspiration principale, il n’y a aucun doute sur le nom de son modèle sur l’attitude et la mentalité. Kobe revient de partout dans la tête et dans la bouche de Joel Embiid. Et il a, en quelque sorte, bouclé la boucle lorsqu’il a eu l’occasion de discuter avec le Mamba lors de sa dernière saison.

« Le moment le plus surréaliste, c’est quand Kobe prenait sa retraite et jouait son dernier match à Philly. Après le match, ils ont organisé une petite salle pour qu’on puisse parler une minute. Il est entré, j’ai serré sa main et lui ai dit ‘Mec, je sais que tu entends sans doute beaucoup ça, mais j’ai littéralement commencé à jouer au basket grâce à toi il y a sept ans. Peu importe d’où je shootais sur le terrain, je criais « KOBEEEEEE !’ Il a rigolé et on a parlé une minute, puis avant qu’il parte, il m’a dit le truc qui correspond le plus à Kobe. Pour beaucoup de gens, ça ne voudrait rien dire. Mais pour moi c’était irréel. J’étais comme dans un jeu vidéo. Il a dit, de la manière la plus Kobesque : ‘OK, jeune homme. Continue à travailler. Continue à travailler.' »

Tout un symbole. Kobe, Hakeem, les blancs qui shootent à trois points, Bow Wow, Kansas, ses parents, Philadelphie… Joel Embiid n’oublie personne à l’heure des remerciements. The Process sait d’où il émane, et sait que chacun, à sa manière, lui a apporté, et lui a permis de construire le joueur, ce film et l’homme qu’il est aujourd’hui. Le basket est désormais en lui, alors qu’il ne le connaissait pas il y a huit ans. Ce gamin de Yaoundé, qui était tout sauf prédestiné à ce destin, y est arrivé, par volonté, par travail. Un exemple pour tant de jeunes, et pour tant d’enfants en Afrique, qui ont désormais un héros à qui ils veulent ressembler en NBA.

trashtalk.co.

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En publiant la liste des 23 convoqués pour le match Comores-Cameroun du 8 septembre 2018, Clarence Seedorf, le nouveau sélectionneur des Lions Indomptables a expliqué ses choix ainsi que la politique qu’il va mettre en œuvre au sein de l’équipe du Cameroun..

Question : Comment avez-vous procédé pour établir cette liste des 23 ?

 

Seedorf : les qualités du joueur et le niveau du championnat, sont les premiers critères de sélection. Nous avons donc pris en compte cela, parce que lorsque vous jouez en Italie, Angleterre, en Allemagne, en Écosse, en Espagne etc. vous êtes compétitifs ; et le Cameroun a besoin des joueurs compétitifs. Les meilleurs joueurs évoluent de ce côté-là, ils jouent la ligue des champions. C’est aussi le message que nous voulons passer : savoir choisir sa destination. Avoir l’ambition de jouer pour le Real Madrid, l’AC Milan, Juventus, Manchester etc. Vous ne pouvez pas avoir 20 ans et aller jouer en Chine. C’est un bon championnat certes, mais pas aussi compétitif comme ceux d’Europe. En somme, il faut être dans les meilleurs championnats pour être en équipe du Cameroun. Cela étant, il y a des joueurs qui n’évoluent pas en Europe (Asie, Afrique) qui ont des qualités et une bonne expérience sur lesquels nous allons nous appuyer.

Question : Vous n’avez pas convoqué certains joueurs cadres à l’instar du capitaine Benjamin Moukandjo ou encore de Christian Bassogog, meilleur joueur de la CAN 2017

Seedorf : Comme je l’ai dit, il y a des joueurs qui ont de bonnes qualités et une bonne expérience. Nous n’avons pas forcément besoin de tester ces joueurs-là. Mais aussi, le message, c’est que les joueurs de l’équipe du Cameroun doivent évoluer dans les meilleurs championnats du monde et les meilleures équipes. Mais, il faut savoir que la liste reste ouverte pour les prochaines échéances.

Question : Dans votre liste, on retrouve des joueurs comme Maxime Choupo Moting ou encore Paul Ntep qui a par le passé, signifié leur refus de jouer pour le Cameroun. Quelles sont les assurances que vous avez qu’ils seront présents.

Seedorf : Nous les avons rencontrés. Et je puis vous dire que tous les entretiens que nous avons eus ont été positifs. Tous ces joueurs ont manifesté l’intérêt de jouer pour les Lions Indomptables.

Question : Quelle est la relation que vous comptez entretenir avec la presse ?

Seedorf : Nous voulons ensemble faire de notre mission un succès. Pour que cela se fasse, il faut le concours de la presse. C’est la raison pour laquelle, dans la mesure du possible, nous serons disposés à répondre à vos sollicitations. Mais nous souhaitons aussi que vous respectiez les règles que nous allons mettre en place.

cameroon-info.net.

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Le transfert le plus inattendu de l’année 2011 a été incontestablement celui de Samuel Eto’o, vendu par l’Inter Milan au méconnu club russe du Anji Makhatchkala. Montant du deal : 27 M€ et trois ans de contrat. L’attaquant camerounais a obtenu une clause lui garantissant le transport en jet privé ou en hélicoptère pour se rendre à chaque entraînement. Il ne voulait effectivement pas vivre à Makhatchkala (trop isolé) et s’était installé à Moscou. Au final, le milliardaire propriétaire du Anji, Suleiman Kerimov, a cédé aux caprices d’Eto’o, qui parcourait 3600 kms (aller-retour) pour se rendre à l’entraînement.

>>cliquez ici pour découvrir les autres clauses stupéfiantes de contrat de football<<

afriquesports.net.

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Ahmad Ahmad : «je ne suis pas sûr que le Cameroun soit prêt à organiser la CAN 2019»

Le Cameroun a investi beaucoup d’argent dans les médias pour convaincre la Confédération Africaine de Football de ce que le pays de Paul Biya est fin prête à organiser la première coupe d’Afrique des Nations à 24 équipes. Interrogé ce mardi par Kwesé Sports, le président de la CAF a affirmé que «je ne suis pas sûr que le Cameroun soit prêt à organiser la CAN (…) Beaucoup de choses manquent encore, et il reste très peu de temps (…)

Le Cameroun est toujours confronté à de gros problèmes concernant les infrastructures comme les terrains et mêmes les hôtels», affirme-t-il.

Deux des plus hauts gradés de la CAF se sont ainsi contredits au sujet de l’avancement des travaux de construction des différents chantiers et infrastructures devant abriter la CAN 2019 au Cameroun. Le premier vice-président, le Nigérian Amaju Pinnick, qui avait conduit la dernière mission d’inspection sur le terrain avait affirmé avoir été «très impressionné» par le niveau où étaient rendu le Cameroun dans sa préparation et avait affirmé mot pour mot qu’ «après le tournoi, je ne pense pas qu’il y aura un pays avec les mêmes installations que le Cameroun».

Le président de la CAF a un avis contraire. Il y a déjà des précédents qui peuvent être suivi tel que le retrait de la CAN 2015 du Maroc à la Guinée Équatoriale et qui avait mis la première pierre à la préparation de la déchéance de Issa Hayatou de la Présidence de la CAF.

Tout le monde s’attend donc à un retournement de situation, et à l’octroi de cette organisation au Maroc après l’échec à attirer l’organisation de la Coupe du Monde 2026.

Tout se jouera donc lors de l’assemblée générale extraordinaire de la CAF qui aura lieu le 30 septembre 2018 à Sharm El Sheikh, en Egypte.

camfoot.com.

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La Fédération camerounaise de football et le ministère des Sports et de l’Education physique se regardent en chiens de faïence, en raison d’une lettre récente du ministre invitant le président du Comité de normalisation de la fédération à lui transmettre le projet de statuts de la fédé avant adoption.

La crise entre le ministère des Sports et de l’Education physique (Minsep) et la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) a resurgi depuis quelques temps, au lendemain de l’adoption par le parlement camerounais de la loi n° 2018/014 du 11 juillet 2018, portant organisation et promotion des activités physiques et sportives au Cameroun.

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Après avoir favorablement répondu à l’exigence formulée par la Fifa, le gouvernement camerounais, à travers son ministre des sports, a en retour, adressé une correspondance au président du Comité de normalisation de la Fecafoot le 18 juillet dernier, dans laquelle il demande à Me Dieudonné Happi, de «[lui] faire tenir, dans les meilleurs délais, les projets de statuts de la fédération assortis du chronogramme du processus électoral aménagés à la lumière des dispositions de la nouvelle loi», écrit Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt.

Fecafoot rebelle?

La Fédération n’a pas jugé utile de s’exécuter suite à cette requête ministérielle, arguant qu’il s’agit d’une «ingérence du Minsep dans le processus de retour à la normale au sein de l’instance faîtière. Quel peut être l’intérêt pour le Minsep de disposer de ces projets de textes quand on sait qu’il n’a aucun rôle à jouer jusqu’à l’élection du prochain bureau exécutif?», a réagi mardi Parfait Siki le Directeur de la Communication à la Fecafoot.

A la Fecafoot, l’on indique que le circuit formel recommande que le projet de statuts, sujet à caution, soit préalablement acheminé à la Fifa pour validation avant adoption par une assemblée générale qui sera convoquée ultérieurement. «Par politesse institutionnelle, quand le texte aura suivi le circuit normal, c’est-à-dire qu’après la promulgation du texte le 11 juillet, après que le texte soit allé à la Fifa et qu’il ait été validé, à son retour, la fédération PEUT envoyer une copie au ministère des Sports. Le principe, c’est qu’il ne doit pas avoir ingérence du gouvernement dans les affaires de la fédération», renchérit Parfait Siki. Le principe d’ingérence est sous-tendu par les statuts de la Fifa en son article 19 alinéa premier, qui dispose que «chaque association membre doit diriger ses affaires en toute indépendance sans l’influence indue d’aucun tiers».

Loi embarrassante

Les sons dissonants qui résonnent encore entre le ministère et la Fecafoot au lendemain de la promulgation de la loi du 11 juillet dernier par le président de la République dénotent-ils de simples incompréhensions ou alors des écueils qui subsistent dans ladite loi? Au ministère des sports, il n’est nullement question d’une résurgence de la guéguerre Minsep-Fecafoot, en ceci que «la Fecafoot a une délégation de mission du service public. Le ministère assure ses prérogatives conformément à la loi. N’est-ce pas le ministère des sports qui gère le sport dans un pays? Pourquoi considère-t-on comme une ingérence ce qui parait normal et logique», réplique Samuel Zo’ona l’un des responsables du département de la Communication au ministère des sports.

En effet, ce dernier croit savoir que le patron en charge du maroquin des sports agit selon l’une des dispositions de la nouvelle loi sur les activités physiques et sportives, en l’occurrence l’article 47, qui rapporte que «les fédérations sportives sont placées sous la tutelle ministère en charge des sports». Cette disposition n’est cependant pas en conformité avec l’article 19 des statuts de la Fifa susmentionné, et pourrait nourrir davantage d’incompréhensions entre les dirigeants des deux institutions. «Il ne faudrait pas que les gens voient derrière cette requête du ministre la guerre Minsep-Fecafoot. En demandant à avoir le chronogramme du processus électoral de la Fecafoot, le ministère a pour seul souci d’en finir avec la crise au sein du football, et que les élections soient organisées pour que définitivement on en sorte», argumente Samuel Zo’ona.

Pour mémoire, depuis 2013, aucun exécutif légal n’a été désigné à la Fédération camerounaise de football, et l’expectative demeure cinq ans après. Ce malgré la désignation par la Fifa de deux comités de normalisation (2013 et 2017), pour sortir le football camerounais de cette impasse.

camfoot.com

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La 25e journée du championnat Elite two et la 30e journée du championnat Elite one annoncées les 08 et 10 juillet 2018, ont été subitement suspendues

Une grande première depuis l’instauration en 2011 du professionnalisme au sein du football camerounais. L’édition 2018 des championnats Elite one et Elite two est subitement suspendue à cause d’un manque d’argent.

Aussi rocambolesque que cela puisse paraitre, la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC), l’organe en charge de l’organisation des championnats d’Elite a déclaré sa « faillite » dans un communiqué publié ce jeudi 05 juillet 2018.

« Les administrateurs de la Ligue de football professionnel du Cameroun , en présence du Président du Syndicat des clubs d’Elite du Cameroun, réunis ce jour 05 juillet 2018 au siège de la Ligue de football professionnel du Cameroun , ont constaté l’impossibilité de poursuivre l 'organisation des championnats MTN Elite one et MTN Elite two pour défaut de moyens financiers » a expliqué Pierre Semengue , président de la LFPC, avant d’indiquer que la 30 journée d’Elite one et la 25 journée d’Elite two sont reportées à une date ultérieure

Ainsi, éclate au grand jour la dèche qui mine le football professionnel au Cameroun. Depuis sa création il y a sept ans, la LFPC est incapable de s’auto financer. Son budget de fonctionnement et d’organisation des matches dépend presque entièrement des donateurs tels que la Fédération camerounaise de football et le gouvernement. Le retard accusé dans la mise à disposition des dons financiers plombe souvent l’organisation des matches.  Aussi, la FECAFOOT est-elle accusée d’être à l’origine de la suspension des championnats professionnels. Si cette accusation a été éludée dans le communiqué rendu public par le général Pierre Semengue, plusieurs sources au sein du Conseil d’administration de la LFPC s’indignent sous anonymat du comportement du président du Comité de normalisation de la FECAFOOT. Maitre Dieudonné Happi est qualifié de radin.

« C’est écrit noir sur blanc qu’à chaque saison sportive, la FECAFOOT doit allouer à la LFPC, une subvention de 410 millions de FCFA. Depuis l’arrivée de Dieudonné Happi à la tête de la FECAFOOT, il se fait prier tout le temps pour signer le chèque au pro¡t de la LFPC. Depuis le début de la saison en cours, il n’a versé que 155 millions de FCFA. Nous sommes déjà à moins cinq journées pour la ¡n du championnat Elite one. Il n’a toujours pas débloqué le reste de la subvention au pro¡t de la LFPC. Et pourtant, les caisses de la Fédération ont beaucoup d’argent. Nous avons décidé de tout arrêter. Si ça peut faire bouger les lignes tant mieux » dénonce un administrateur de la LFPC.

En attendant, joueurs, arbitres et autres o£ciels sont au chômage. Surprise désagréable pour l’équipe Unisport du Haut-Nkam qui avait déjà pris la route de Garoua où l’attendait de pied ferme Coton sport local pour le compte de la 30 journée.

cameroon-info.net.

fr.besoccer.com.

transfert/Mercato

Il y a un peu plus d'un an, Raphael Dwamena est passé à deux doigts de signer pour Brighton. Des prétendus problèmes de coeur l'ont empêché de passer la visite médicale. Cette semaine il est devenu le transfert le plus cher de Levante.

Le Ghanéen de 22 ans a fait la une des journaux en Angleterre il y a un peu plus d'un an. Alors qu'il s'apprêtait à signer à Brighton, la visite médicale avait révélé qu'il souffrait de problèmes cardiaques et son transfert avait été avorté.

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"Dieu ne voulait pas que je joue en Angleterre, je n'ai aucun problème de coeur", a certifié le joueur africain. Les services médicaux de Levante ont donné leur feu vert et le joueur a pu signer pour le club de Valence.

"Je n'ai pas la pression même si je suis le transfert le plus coûteux, je suis ravi. Il y a un an, en Angleterre on m'a dit que je ne jouerai plus au football et pourtant, je suis là. Je remercie Dieu et le club d'être aujourd'hui à Levante", a indiqué le joueur.

L'international ghanéen a signalé qu'il avait pris contact avec Emmanuel Boateng, son nouveau coéquipier avant de signer. Ce dernier lui a parlé du club en termes très positifs. Le joueur a expliqué qu'il s'adaptait petit à petit au club et qu'il avait reçu un accueil chaleureux. 

Il a ajouté : "La Liga est un des meilleurs championnats du monde. Je suis heureux d'être ici car c'est une nouvelle étape dans ma vie et je vais pouvoir affonter de grands joueurs comme ceux du Real ou du Barça".

Dwamena a failli signer au CSKA Moscou mais son choix a porté sur le club espagnol car : "Le Levante a toujours soutenu des joueurs Africains et m'a donné une bonne impression dès les premières minutes".

fr.besoccer.com.

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Annoncé en France de manière plus ou moins insistante ces dernières semaines, Samuel Eto’o ne sait pas de quoi la suite de sa carrière de footballeur sera faite. A 37 ans, le Camerounais évoque l’idée d’évoluer dans notre pays un jour. « J’ai connu les trois autres grands championnats. Je n’ai pas connu le championnat français mais bon, je ne suis pas non plus obsédé en me disant : « je veux jouer en France ». Si cela se fait, ce sera quelque chose de bien. Si cela ne se fait pas, eh bien je continuerai à être heureux et à supporter mon Paris-Saint-Germain », a déclaré Samuel Eto’o dans un entretien accordé à RFI.

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ETO’O : « LA FRANCE EST UN PAYS DE RÉFÉRENCE »

Relancé à propos de son envie de jouer en France, l’ancien international camerounais n’a pas fermé la porte : « Pour nous, Camerounais, Africains et Francophones, la France est un pays de référence, a répondu l’ancien joueur du Barça et de l’Inter Milan. Chaque fois, quand vous dites à quelqu’un : « je vais en Europe », la première pensée est de dire, en France. Plus jeune, c’était un rêve que j’avais d’évoluer en France. Cela ne s’est pas fait. Si cette occasion se présente, je serais là, sinon je serais toujours heureux ».

ETO’O : « LE PLUS IMPORTANT POUR MOI ? CONTINUER À JOUER »

Quant à savoir le club sous les couleurs duquel on pourrait le voir en France, Samuel Eto’o préserve tout le suspense. L’OGC Nice ? « On verra bien », se contente de répondre le double vainqueur de la CAN. Le Paris Saint-Germain ? Le buteur botte là encore en touche : « Je suis déjà supporter du PSG. Je ne sais pas si cela se fera, avant la fin de ma carrière mais le plus important pour moi, c’est de continuer à jouer, marquer des buts et prendre du plaisir ». Une seule chose est sûre : si Samuel Eto’o joue un jour en France, ce sera en Ligue 1. « Parce que mon objectif premier est de jouer en première division », conclut celui qui dit vouloir jouer encore deux saisons.

mercato365.com.

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Le Cameroun n’est peut-être pas qualifié pour la Coupe du monde de football (CDM) prévue en Russie en juin 2018, mais le pays jouera un rôle dans la compétition à travers sa compagnie aérienne Camair-Co. En effet, la Cameroon Airlines Corporation a été retenue comme agent commercial pour la vente des packages d’Hospitalité, qui incluent l’hébergement, les tickets de stade pour suivre les matchs, l’obtention du visa et d’autres services.

Annonce faite jeudi 15 mars dernier, par Ernest Dikoum, directeur général de l’entreprise, lors d’une conférence de presse à Douala.

Camair-Co, qui détient l’exclusivité dans la région Afrique centrale, couvre le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale et la République Démocratique du Congo. C’est le résultat d’une collaboration avec le Groupe Mondial Tours, agence de voyages et de tourisme basée en Guinée.

Mondial Tours qui est la première entreprise africaine à pouvoir assurer la vente et la commercialisation des packages d’Hospitalité pour une Coupe du monde sur le continent noir. Grâce à un partenariat avec l’opérateur Match Hospitality, détenteur exclusif des droits liés à l’hospitalité de la CDM jusqu’en 2022.

Cette nouvelle fonction d’agent commercial est primordiale pour Ernest Dikoum. C’est la concrétisation d’une volonté de la compagnie aérienne nationale de développer les métiers de service, au-delà de son activité principale de transporteur. « Bientôt, nous organiserons par exemple des évènements culturels sur d’autres marchés et avec des partenaires afin de mettre en avant le Cameroun. »

Le Bled Parle

les Noyaux photos: Gontran ELOUNDOU

Divers

Les Noyaux: c'est le nom que l'on donne à cette friandise dont personne ne connait le secret de fabrication mais que l’on mange et qui est de plus en plus consommé par le grand public. Jeunes, vieux, filles et garçons, les noyaux sont le petit caprice que l'on s'offre et dont tout le monde raffole. Petit à petit, l'habitude s'est installée et les noyaux sont désormais le met incontournable qui accompagne les sorties des jeunes des Capitales du Cameroun.

Lorsque vous demandez de quoi est composée cette délicate friandise, et comment la cuisine-t-on ? La réponse que vous recevrez ne sera jamais à la hauteur de vos attentes, vous saurez juste qu’il s'agit d'une saucisse de viande bœuf miniature dont le nom Noyaux est tiré de la ressemblance qui existe entre ce petit "en-cas" et les bourses des hommes (testicules).

Au Cameroun c'est désormais un vrai business qui génère des centaines d'emplois. Partout dans les grandes villes tels que Yaoundé et Douala l'on peut entendre le cri strident d'un vendeur de Noyaux, reconnaissable à son seau chauffant ou thermos qu'il tient à la main, et qui vous interpelle drôlement: "chaud-chaud Noyaux noyaux" ou encore "vous voulez?". Comment y résister quand on a déjà goûté.

Les noyaux se consomment à tout moment, avec ou sans pain, pendant un apéro, dans un bar ou une terrasse, de jour comme de nuit, en attendant le taxi, en faisant ses courses il suffit d'être patient et vous verrez un vendeur de Noyaux très motivé venir vers vous. Moment de joie, moment unique, moment de dégustation qui pourrait se transformer en véritable addiction.

A cet effet, tout le monde à une bonne raison d'en consommer par exemple, les grands consommateurs de bière vous diront que cela réveille un peu quand on est déjà saoul, car c'est son piment qui en est le secret (lol). Les jeunes femmes quand à elle en consomme beaucoup aussi prétextant que cela coupe directement la fringale (petite famine passagère) et qu'ils sont tout de même économiques parce que à la porté de tous. Ceux ci sont couverts contrairement à beaucoup d'autres nourritures ambulantes tels que les "Lefombos", ou ses cousins « soya » et toutes les autres saucisses vendues dans les plateaux.  Rappelons que un noyau vous coutera 100 FCFA. Par ailleurs, une jeune fille nous a même confié secrètement que en croquant dans celui ci elle se venge un peu de la gente masculine qui l'a fait tant souffrir ("comprenneur" comprend). 

Si le secret de Fabrication reste peu connu, la popularité de ce met camerounais ne cesse de croître. L’on ne saurait véritablement situer l'apparition du premier Noyau mais cela pourrait remonter à 7 ans déjà, ce qui est une véritable réussite économique, mais surtout un met faisant désormais partie de la culture culinaire populaire camerounaise. Certains les boudent encore prétextant qu'ils seraient à l'origine de crise gastrique ou maux de ventre mais d'autres préfèrent ne pas prêter attention à ce discours. En tout cas comme on dit chez nous Au Cameroun, c'est Dieu qui nous garde... On va faire comment?

Denis ELOUNDOU

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