Cameroun/« Le tribunal militaire refuse la liberté provisoire aux leaders anglophones ».

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Les demandes de la mise en liberté sous caution ou de placement sous surveillance surveillance surveillée des prévenus ont été rejetées, la prochaine audience est prévue le 29 juin prochain. Le prononcé du jugement en délibéré par la présidente du tribunal, le colonel Abega Mbezoa épse Eko Eko, rejetant les deux demandes de liberté sous caution ou de placement sous surveillance judicaire, a plongé les accusés et leurs avocats dans la tristesse. Leur déception était d’autant plus grande que lors de l’audience du 24 mai dernier, le commissaire du gouvernement, avait admis le principe de la mesure de surveillance judiciaire à accorder aux prévenus Nkongho Félix Agbor Balla et Fontem Neba. Mais hier la présidente et les assesseurs en ont décidé autrement. Certains anciens bâtonniers qui composent le collège des avocats s’étaient même portés garants de leur représentation devant la justice, relate Cameroon Tribune. Le Quotidien de l’Economie et La Nouvelle Expression renchérissent : « Le tribunal militaire refuse la liberté provisoire aux leaders anglophones ». Le tribunal a ordonné le maintien en détention de Félix Agbor Nkongho, avocat, Neba Fontem Aforteka'a, enseignant, et Mancho Bibixy, dit « BBC », animateur de radio. La demande de libération de 24 autres militants anglophones, jugés en même temps que ces trois leaders, a également été rejetée. Les 27 accusés sont poursuivis pour notamment « actes de terrorisme » et « complicité d'actes de terrorisme ». « Les leaders restent en détention », souligne Mutations. Même son de cloche chez Le Messager, « les leaders anglophones resteront en prison ». Ils ont été déboutés de leur demande de remise en liberté provisoire. Baromètre Communautaire précise que « Bamenda pardonne mais n’oublie pas ». Refus de liberté provisoire aux leaders anglophones, procès renvoyé au 29 juin. La grève du lundi, toujours observé, et le calme qui revient peu à peu dans la ville montre clairement que certaines plaies restent béantes.