Politiques du troisième âge

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Le sort des vieilles personnes est préoccupant

Il est assez désolant voire déroutant, le spectacle de ces personnes âgées faisant carrément la manche pour avoir un peu d’argent de taxi ou tout simplement parce qu’ils ont faim.

 

Ces derniers temps il y a un discours qui a pratiquement cours légal et qui a tendance à instaurer une lutte intergénérationnelle.

De plus en plus on entend en effet les jeunes revendiquer leur part dans la gestion du gâteau national. C’est à peine s’ils ne poussent pas tout simplement tous les vieux dehors. En tout cas, ils n’en sont pas éloignés si on s’en tient à la virulence des discours.

Nous n’allons pas alimenter la polémique du qui est vieux et qui ne l’est pas ; ou encore à quel âge doit-on s’estimer vieux ? Là n’est pas notre préoccupation car, ce qui est sûr il arrive toujours ce moment où chacun se sent faible. En effet, les vieillards d’aujourd’hui sont les jeunes d’hier.

Ce qui est cependant observable, est que la plupart d’entre nous redoutons ce moment inéluctable pourtant de notre vie. D’où, les craintes de la retraite, la teinture noire sur les cheveux etc.

Ce qui est certain, le vieillissement charrie un certain nombre de maux, liés l’affaiblissement général de cellules et des défaillances du système immunitaire. Il y a d’ailleurs toute une branche de la médecine, la gériatrie qui se préoccupe des maladies du vieillissement.

Je pense que le caractère inéluctable et irréversible de la vieillesse devrait susciter une réflexion pour l’implémentation d’une politique du 3ème âge au Cameroun. C'est-à-dire qu’au-delà de la pension – retraite qui est d’ailleurs l’apanage de quelques centaines de mille de travailleurs du secteur publics et ceux - moins de 3 millions- du secteur privé, il faut trouver des mécanismes pour que tout citoyen après un certain âge à déterminer bénéficie d’une couverture minimum en terme de santé et d’alimentation.

Il est assez désolant voire déroutant, le spectacle de ces personnes âgées faisant carrément la manche pour avoir un peu d’argent de taxi ou tout simplement parce qu’ils ont faim. Ils sont très nombreux, sans soutien, habitant des abris de fortune, souvent à la merci des intempéries.

Nul n’est à l’abri des conséquences de la défaillance d’une politique concernant le 3ème âge. Il faut trouver des financements pour construire des hôpitaux pour eux, des logements et des restaurants de cœur pour les plus démunis. Ne faisons pas comme certains compatriotes qui auraient pu lorsqu’ils étaient aux affaires améliorer  le sort des prisons… s’ils avaient su !