EDUCATION : LE CAMEROUN RISQUE –T-IL UNE ANNEE BLANCHE ?

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Jusqu’ici les cours n’ont pas encore repris dans la partie anglophone du Cameroun. Il serait intéressant de nous pencher sur  la signification des termes « année blanche »

la question fut posée au représentant régional de l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture au Cameroun (Unesco) qui s’est fait un plaisir d’apporter des éclaircis a l’opinion public en expliquant les contours de ce spectre. Malgré les négociations entreprises jusqu’ici par le gouvernement, les grévistes ont carrément refusé de lever le mot d’ordre de grève. Et du coup, on craint une année blanche. Qu’est-ce qu’une année blanche? Une année blanche comme une année invalide signifient l’invalidation des enseignements, mais les deux diffèrent de par leurs conséquences. Quand une année est invalide, les étudiants en subissent les conséquences dans la mesure où les passants redoublent leur année et ceux qui sont en position de cartouche sont exclus. Dans le cas d’une année blanche, c’est le statu quo : tout le monde reprend. Mais, il n’y a aucune répercussion sur le cycle. Celui qui est en première année par exemple reprend l’année sans être un redoublant, de même que le cartouchard. L’Unesco parle Mardi dernier, au terme d’une série d’audiences accordées à une douzaine de chefs de représentations diplomatiques accréditées à Yaoundé par le ministre des relations extérieures, le représentant résident de l’Unesco au Cameroun, a d’abord fait une mise au point à propos de l’information qui fait état de ce que l’année blanche est déclarée lorsqu’il y a un déficit de plus de 30% dans l’exécution des 900 heures de cours exigées par l’Unesco. « L’année scolaire et universitaire est d’abord diversifiée. Il y a les différentes strates, de la maternelle jusqu’à l’enseignement supérieur et chacune de ces étapes a ses propres règles d’organisation. Lorsque vous parlez en termes de volume horaire, vous n’allez pas dire que quelqu’un qui prépare la licence est astreint au même volume horaire que quelqu’un qui prépare le Bepc ou le Baccalauréat etc. Donc, les volumes horaires sont fonctions du niveau d’étude », explique Felix Ye, représentant de l’Unesco au Cameroun, face à la presse. Maintenant, à qui revient la responsabilité de déclarer une année blanche ? Le représentant de l’Unesco est clair : «Lorsqu’on arrive à une situation où les autorités d’un Etat déclare une année blanche, je dis bien les autorités d’un Etat. Ce n’est pas l’Unesco qui déclare une année blanche. Ce sont des autorités nationales, qui, au vue d’un certain nombre de critères peuvent décider de recommencer l’année parce qu’elles estiment que les contenus éducatifs n’ont pas été suffisamment transmis aux apprenants. Donc, c’est à l’Etat lui-même de décider.Et l’Etat a tous les moyens pour évaluer cette situation. Il y a les inspections de l’enseignement, des di rections générales de l’enseignement. C’est à ce niveau que ça se décide et non au niveau de l’Unesco », conclut-il.

                                                                           SOURCES : quotidien emergence