Réseaux sociaux / Prostitution : du tabou à l'affirmation

Au quotidien
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La toile permet la découverte et l'éclosion de "stars", tout domaine confondu. 

Celles qui attirent le plus l'attention du grand public, ce sont souvent des jeunes femmes, qui vendent une image peu flatteuse de la femme, mais aussi de la société dont elles sont issues.

Moi aussi je veux être une star!

Portant généralement des noms de scène semblables à des parfums de glace ou encore à  des cocktails de bar, ces filles sont aujourd'hui des guides spirituels pour des centaines de milliers de jeunes filles qui les adulent au quotidien. Arborant souvent des tenues légères et provocantes mettant en avant leurs attributs sur leurs photos, elles font la promotion d'hôtels et d'objets de luxe de toute sorte.

Habituées des boîtes de nuit et des milieux mondains, elles sont  de véritables icônes pour les jeunes filles qui veulent leur ressembler et être de véritables créatures capables de faire à leur tour la promotion du sexe par leurs actes, par leur comportement, par leurs photos.

Vendeuse de piment "et puis quoi?"

Aujourd'hui de manière ouverte et totalement assumée, elles se font appeler panthères, ou encore vendeuses de piment exhibant pour certaines leur butin. Auparavant on les appelait escort girls ou call girls et elles opéraient en toute discrétion. Le "plus vieux métier" du monde s'arrime au numérique: désormais le marché s'opère de façon directe, aidé par un réseau bien établi grâce aux différentes plate-formes que sont entre autres, Instagram, Facebook, Youtube, ou snapchat.

Prenons un peu de recul

On pourrait rejeter la faute sur les réseaux sociaux ou sur ces jeunes femmes qui ont un besoin de reconnaissance quasiment palpable, en oubliant de s'interroger sur ce que dit toute cette dérive. Où va-t-on? Quels modèles veut-on proposer à notre jeunesse en perte de repères et comment procéder pour mettre ces modèles en place? Ce sont autant de questions qui méritent à notre sens d'être posées.