Séparé depuis plus de 17 ans, un couple se retrouve au tribunal, sur initiative de la femme qui a décidé de mettre un terme à sa relation avec son mari, père de son premier fils.

L’époux, qui ne s’oppose pas au divorce, réclame la garde des enfants que son épouse a eu avec son rival.
Il y a plus de 17 ans que Philomène à déserté le foyer conjugal et n’est plus jamais revenue. Martial, son époux, qui a toujours gardé espoir de la voir revenir, a été surpris de recevoir une convocation d’huissier de justice lui demandant de comparaitre devant le tribunal pour donner ses arguments dans la procédure de divorce initiée par son épouse. Furieux, ce septuagénaire a riposté à cette mesure en introduisant, lui aussi, une requête en divorce. Il reproche à Philomène les faits d’adultère et d’abandon du foyer conjugal.

marteau de justice
Les débats avaient déjà été ouverts dans cette affaire au cours des audiences précédentes et il était question pour le ministère public de faire ses réquisitions. A l’audience du 31 janvier 2018, le tribunal de Première instance (TPI) de Yaoundé-Ekounou siégeant en matière de droit local, qui connait de cette affaire depuis l’an dernier a, à nouveau, appelé les conjoints à la barre. Il ressort de leurs différents témoignages que les deux tourtereaux se sont unis par les liens du mariage il y a plusieurs années. De cette union est né un enfant, déjà majeur. Le couple a connu les moments de joies et de turbulences.
Le pire ayant remporté sur le meilleur, Philomène a décidé de déserter le foyer conjugal. Elle reproche à son époux les faits de violence et d’irresponsabilités. «J’ai été obligée de quitter mon foyer à cause des violences et menaces incessantes de mon époux. Depuis mon départ du domicile conjugal avec notre unique enfant, il ne s’est jamais présenté chez mes parents pour trouver un terrain d’entente. Pire, il ne s’occupe pas de moi, encore moins de son fils.
C’est moi seule qui ai financé ses études jusqu’à ce qu’il obtienne son baccalauréat D. A présent, il est étudiant à l’université de Buea. Je ne veux plus de ce mariage. Je réclame uniquement la garde exclusive de mon fils», a-t-elle clamé. Ces mots ont suffi pour que Martial se mette dans tous ses états. Dans un style spectaculaire et plein d’humour, il a dévoilé le visage caché de la femme qu’il a épousé. «Depuis son départ de la maison, elle n’a pas donné signe de vie. Je suis allé la chercher chez ses parents et ceux-ci m’ont avoué qu’elle était introuvable.
Elle me cache mon fils et ne veut pas qu’on se rencontre. Il y a plus de 17 ans que je ne le vois pas. Je n’ai même pas son numéro de téléphone, encore moins sa photo. Je ne sais pas ce qu’il est devenu, car sa mère ne me donne pas l’occasion de dialoguer avec lui. C’est quand j’ai reçu la convocation de l’huissier que j’ai revu ma femme après des années de séparation. Aux dernières nouvelles, j’ai appris par l’intermédiaire d’un ami en commun qu’elle a trouvé le bonheur dans les bras d’un autre homme, avec qui elle a eu deux autres enfants.


Pourtant, nous sommes encore mariés. Les enfants qu’elle a eus avec ce dernier sont les miens. Car, légalement, je suis leur père et elle mon épouse. Je veux la garde de tous ses enfants. Si elle veut retrouver son homme, qu’elle le fasse. Je ne m’oppose pas au divorce, mais qu’elle me laisse mes enfants», a-t-il conclu. En attendant les réquisitions du ministère public, l’affaire a été renvoyée au 26 février 2018.

237 Online

Ejole Patrick a été retrouvé mardi dans un buisson. Il se rendait à une réunion quand il a été attaqué.

Ejole Patrick, directeur de l’école publique d’Etam, dans l’arrondissement de Tombel (région du Sud-Ouest) a été découvert mort mardi. De sources familiales, il gisait dans un buisson, la tête et d’autres parties de son corps brûlées. Selon certaines informations, le chef d’établissement se rendait à moto à une réunion à Ebonji, toujours dans l’arrondissement Tombel, quand des hommes armés l’ont abattu. Les raisons de l’assassinat d’Ejole Patrick restent à élucider. Mais, il aurait ainsi fait l’objet de représailles de la part de militants séparatistes qui le considérait comme un « traître ». Ejole Patrick les aurait irrités en accordant une interview radio jugée provocatrice, après l’incendie de son école en janvier dernier. Ejole Patrick laisse derrière lui une femme et six enfants.

Actu Cameroun

Les habitants du quartier Obobogo ont connu un réveil des plus tourmentés le 19 février dernier.

En effet, le corps sans vie d’un jeune homme, en tenue d’Adam attaché sur un poteau électrique a été retrouvé aux encablures du chemin de fer qui passe par ce quartier dimanche dernier. Une découverte qui a nourri plusieurs questions dans l’esprit des nombreux curieux qui, visiblement n’ont pas reconnu le cadavre décédé.
A-t ’il été assassiné ailleurs et déposé ici ? Le crime s’est-il produit là? Pourquoi l’avoir déshabillé ? Serait-ce un règlement de compte ? Des multiples questions qui restent sans réponse jusqu’ici. Toutefois, un chauffeur de taxi dont les chiffres de la plaque d’immatriculation étaient inscrites par terre sur les lieux de la macabre découverte, avoue avoir aperçu deux hommes qui attendaient le taxi à cet endroit aux environs de 4 heures du matin.
« J’apprends encore à conduire dans la nuit ceci m’amène à être un peu plus prudent. Aux environs de 4 heures deux gaillards m’ont stoppé ici. Après avoir freiné pour les porter, un sentiment de peur m’a envahi et j’ai redémarré ma voiture sans écouter leur destination. Le matin j’ai garé et je suis rentré à la maison. Au moment où je sors pour aller au garage je trouve un attroupement ici n’étant pas pressé je m’approche pour voir ce qu’il en est.
Quelques temps après je constate qu’on pointe mon taxi car ma plaque d’immatriculation porte les mêmes chiffres que ceux retrouvé sur les lieux
», explique-t-il surpris, étonné.

237 Online

Selon le nouveau rapport réalisé conjointement par l’Organisation de coopération et de développement économique (Ocde) et la Banque africaine de développement (Bad), le Sénégal, le Nigeria, le Ghana et le Togo sont les principaux pays « producteurs » de l’herbe de cannabis en Afrique de l’Ouest.

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Intitulé « L’économie du commerce illicite en Afrique de l’ouest », le rapport exploité par Les Echos, donne une cartographie de la production de la drogue en Afrique de l’Ouest.


« De qualité inférieure que celui produit en Afrique du Nord et inadapté à l’exportation vers l’Amérique du Nord ou en Europe, le cannabis est produit principalement au Nigeria, au Ghana, au Sénégal et au Togo avec pour débouché principal les marchés locaux où la demande demeure faible à l’aune internationale ». Mais, « augmente en l’Afrique de l’Ouest et Centrale où on dénombre 11 à 31 millions d’usagers ».

xalimasn.com.

Le proviseur du lycée classique de la ville a initié une caravane des paresseux pour sanctionner les élèves indisciplinés et/ou qui obtiennent de mauvaises notes.

Au lycée classique de Bafoussam (région de l’Ouest Cameroun), il ne fait pas bon d’avoir de mauvaises notes ou d’être récalcitrant aux études. Michel Ngueti, le proviseur de cet établissement, a mis sur pied une punition originale. Un concept qui n’inclue pourtant pas le fouet. Celui-ci a été baptisé « Caravane des élèves paresseux sur le parcours de la honte et de l’expiation ».

Les populations de Bafoussam en ont eu un bref aperçu le lundi 19 février 2018. Une centaine d’élèves a été mobilisée à l’entrée de l’établissement scolaire.  Chacun de ces apprenants tenait une pancarte avec des inscriptions parfois drôles mais assimilables à des confessions. « Voici où l’absentéisme et le retard chroniques m’ont conduit (e) » ; « Plus jamais de sous-moyenne dans ma vie »« Honte à moi car j’ai négligé la chose la plus importante de ma vie : mes études », pouvait-on lire sur ces supports.

Si certains ont estimé qu’en procédant ainsi, ce responsable d’établissement a humilié de jeunes élèves ayant droit à l’erreur, d’autres ont salué son initiative. Les avis sont donc mitigés, notamment sur les réseaux sociaux.

Michel Ngueti, lui, reste serein sur les motivations de sa démarche. Le chef d’établissement estime que cette caravane est le fruit d’une concertation et d’une organisation interne assez précise. « Il s’agit d’un concept salvateur. Nous l’avons mis en place au cours de l’année passée. Nous avons pris le temps d’informer les parents d’élèves lors d’une rencontre. Ces derniers l’ont accepté à l’unanimité. Nous avons analysé son implantation et son financement. Nous nous sommes mis d’accord sur la confection des pancartes », a-t-il expliqué dans le quotidien Le Jour de ce 22 février 2018.

120 pancartes ont été fabriquées pour diffuser 15 messages différents. Pour le moment, le lycée classique de Bafoussam est le seul à avoir adopté ce mode de réprimande vis-à-vis des élèves peu performants aux examens. Cette démarche pourrait inspirer de nombreux autres établissements du pays, ce d’autant plus qu’elle est un palliatif au fouet.

Le 19 février, 700 élèves ont dû suivre le parcours de la honte au lycée classique de Bafoussam.


Journal du Cameroun

Le jeune Steve Loïc, élève dans un établissement de la ville d’Ebolowa (région du Sud), est décédé hier, mardi. Il a rendu l’âme sous les coups de Paulin N, son père, qui entendait lui administrer une bonne leçon.

Le père du défunt était hors de lui. Steve Loïc lui a dit avoir déposé ses dossiers de candidature au Bepc. Après vérification, Paulin s’est rendu compte qu’il n’en était rien. L’élève lui avait donc menti. C’est ainsi qu’il a déchaîné sa colère sur l’adolescent, réputé récalcitrant.

Steve Loïc avait également des problèmes de drogue. Carine, sa mère, a affirmé au cours d’une édition du journal parlé de la Crtv, que son fils consommait du Tramol et fumait du chanvre indien.

L’élève était mort quand il est arrivé à l’hôpital.

Journal du Cameroun

En troisième année à l’Esstic, Eve Marie Owona revenait des préparatifs de son mariage.

Un tas de ferraille complètement broyée. C’est ce qu’il reste de la voiture de service de Pierre Essomba, secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (Sg/Minatd). A l’arrière, l’on aperçoit des casiers de bière, une marmite, des soupières et des assiettes en plastique, tout aussi cassés. Le véhicule de marque Toyota Prado, méconnaissable, a échoué sous un grumier dans la nuit de vendredi à samedi dernier, avant de percuter le mur de la Société anonyme des Brasseries du Cameroun, au quartier Mvan à Yaoundé.
«On m’a informé autour de 3h du matin que ma petite-sœur a été victime d’un accident de la circulation au niveau des Brasseries et qu’un camion chargé de bois serait à l’origine de ce malheur», raconte le frère aîné d’une victime, visiblement choqué. «Ma sœur et sa belle-famille revenaient du village [Ngoumou,] où ils sont allés peaufiner les préparatifs de son mariage qui devait avoir lieu entre juin et juillet prochain. A leur retour, ils partaient déposer un membre de sa belle-famille à Nkolndongo. C’est alors que l’accident est survenu», poursuit le membre de la famille.
Le bilan de cette tragédie fait état de quatre morts dont Eve Marie Owona, la fiancée du petit-frère du secrétaire général du Minatd, lui-même dans un état critique. En plus de cette étudiante en journalisme à l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’information (Esstic), ses beaux-parents et le chauffeur de circonstance (membre de la famille du Sg/Minatd selon une source) ont également péri au cours de cet accident de la circulation. Selon un témoin, les occupants du grumier ont pris la poudre d’escampette dès que le drame s’est produit. Au moment où nous mettions sous presse, la carcasse de cette voiture était encore sur les lieux du drame.

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