Cameroun - Éducation: 9 élèves du Lycée Technique, Industriel et Commercial de Yaoundé exclus pour consommation de stupéfiants

faits divers
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Ils ont été interpellés le mercredi 25 octobre 2017 dans la chambre d’un étudiant de l’Université de Yaoundé I.

Les éléments du commandant Benoît Mvogo, commandant de la brigade de gendarmerie de Melen, ont interpellé le mercredi 25 octobre 2017, neuf élèves du lycée technique, industriel et commercial de Yaoundé dans la chambre d’un étudiant de l’université de Yaoundé I.

Ces derniers, selon Cameroon Tribune en kiosque ce mardi 31 octobre 2017, accompagnés de trois étudiants adultes de cette université, ont été surpris en pleine consommation de chanvre indien, de la chichia et du whisky, entre autres. Ils ont par la suite été définitivement renvoyés de leur établissement à la suite d’une décision du conseil de discipline.

Selon Cameroon Tribune, une bonne frange des élèves âgés de 12 à 18 ans de l’établissement susmentionné avoue avoir déjà fumé l’un de ces stupéfiants. La drogue a décidément franchi les grilles des établissements scolaires. Le constat établi dans les services de médecine scolaire et par certains chefs d’établissement de la place est alarmant. Surtout quand on constate que ces chiffres ont évolué en l’espace de quelques mois.

Des élèves du collège de La Retraite avaient été surpris il y a quelques mois encore en pleine consommation de stupéfiants. Il y a quelques années encore, ce sont 17 élèves du lycée classique de Bafoussam qui avaient été exclus pour les mêmes raisons.

«Ces stupéfiants font sombrer de nombreux jeunes dans la spirale de l’échec scolaire et parfois même dans la délinquance. Les garçons ne sont pas les seuls concernés. Les jeunes filles le sont aussi», analyse un sociologue.

Ces drogues, expliquent certains anciens élèves, leur sont fournies par de soi-disant vendeurs de documents. Des enseignants sont parfois au courant de ce qui se passe en dehors des lycées. Emmanuel Atangana, en service dans un établissement de la place, affirme qu’il rencontre chaque jour des élèves en détresse...lire la suite ici