Cameroun/CHU-Yaoundé: où est passé le bébé NOAH??

faits divers
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Il ya de cela quelques semaines, une jeune femme s'est  présentée au Centre Hospitalier Universitaire de Yaoundé(CHU) situé au quartier Melen pour qu'un médecin consulte son bébé prématuré de 4 jours qui présentait des malaises.


Lors de la prise en charge du nourrisson par les infirmières, une ordonnance a été prescrite aux parents. Les parents ont acheté les médicaments. Une deuxième ordonnance fut encore délivrée Mais lorsque les parents repartent en pharmacie, l'hôpital rappelle les parents pour leur demander de revenir immédiatement à l'hôpital. Ceux-ci se précipitent et retournent immédiatement à l'hôpital. Mais, arrivés auprès des infirmières en question,  l'annonce leur est faite: leur bébé vient de décéder. Le corps du petit se trouverait  à la morgue. Désemparés, les parents demandent  à voir la dépouille de leur bébé. Tout se complique à cet instant parce que personne ne sait où le bébé est passé...silence radio du côté des infirmières à qui le nourrisson avait été confié; silence radio du côté de la direction générale du CHU.

Les parents sont désespérés, car personne ne semble prendre au sérieux cette situation dramatique au sein de cet établissement. Le Directeur Général quant à lui reste inaccessible malgré la sommation que les parents lui ont fait par huissier de justice de remettre le corps de bébé. Mais OU EST DONC PASSE LE BEBE NOAH? les parents ont même été menacés par une infirmière du nom de Bella Rose (source: Amplitude FM 103.3 émission embouteillage du 15 septembre 2017)

Au bout de trois mois de tentatives infructueuses, les parents du bébé disparu se retournent le désespoir dans l'âme vers une association nommée la Ligue Nationale de Défenses des Personnes Défavorisées. Celle-ci a pour représentant légal Emmanuel Mbombog Mbog Matip. Ce dernier se saisit du dossier et dépose une plainte contre le DG du CHU et le CHU à la DRPJ dans le but d'obtenir justice. Malheureusement, il se heurte à une justice à double vitesse  : celle qui veut que lorsque l'on part en procès contre une personnalité de ce pays, on est sujet à des intimidations ou a des lenteurs procédurales dont le but est de faire traîner l'affaire et ainsi décourager les plaignants. L’enquêteur à qui l'affaire a été confiée est même allé jusqu'à dire que: "on doit s’assurer de la disponibilité du DG du CHU avant de le convoquer".  Cela est quand même curieux lorsque l’on sait qu'une convocation dans les services de sûreté nationale, de défense ou judiciaires ne tiennent pas compte du statut de la personne que l'on convoque.

Par ailleurs, et d'après les dires du président Mbog Matip, la Ligue Nationale de Défenses des Personnes Défavorisées a voulu être écartée du dossier car les enquêteurs avaient décidé de traiter avec les parents directement; chose queM. Matip n'a pas apprécié étant donné que la ligue en tant que personne morale et plaignante,  devrait être entendue. Le DG du CHU ayant également refusé de recevoir la ligue reste invisible depuis le début de cette affaire sordide.

Que penser de l’attitude de nos forces de l'ordre qui veulent pratiquer une justice à deux vitesses? A-t-on pensé un tant soit peu  la douleur de ces parents qui désirent seulement enterrer leur bébé décemment (encore faudrait-il voir le corps pour affirmer que ce bébé est bel et bien décédé). Après l’affaire Vanessa Tchatchou, c'est au tour des parents Noah. La ligue prévoit dans les prochains jours un setting devant le ministère de la santé et le CHU.

Affaire à suivre..

                                                                                                                                                  MERGEM

source: Amplitude FM 103.3