Cameroun: Maître Ndoki sur le bancs des accusés

societe
Typography

Le porte-parole du Mrc comparait au tribunal de première instance de Bonanjo dans le cadre  d’une marche de protestation organisée au lendemain du scrutin du 7 octobre dernier

C’est ce 4 décembre 2018 que le tribunal de première instance de Bonanjo à Douala va ouvrir l’affaire ministère public contre l’avocate Michelle Ndoki, porte-parole du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) dans le Wouri. L'info claire et nette. 45 autres militants du parti de Maurice Kamto comparaissent dans le cadre de cette affaire.

Depuis le 31 octobre dernier, ces personnes ont reçu des citations à comparaître devant le tribunal de première instance de Bonanjo pour : « avoir publiquement fait l’apologie des crimes ou délit en faisant des appels à l’insurrection ou en organisant des marches interdites en vue de remettre en cause l’ordre public et de déstabiliser e fonctionnement institutionnel ».

Le ministère public reproche à toutes ces personnes d’avoir participé à l’organisation des réunions et des manifestations sur la voie publique pour protester contre les résultats de l’élection présidentielle sans avoir fait la déclaration requise. Cette manifestation pacifique qui a abouti à l’ouverture des poursuites judiciaires à l’encontre des militants du Mrc s’est déroulée le 27 octobre 2018 à Douala.

publicité yapee 2

Quelques minutes après le début de la marche, des forces de maintien de l’ordre étaient arrivées sur les lieux pour procéder à l’interpellation de la plupart des manifestants qui, avaient été conduits au commissariat avant d’être placés en garde à vue pendant plusieurs heures.

Le 6 novembre dernier que l’ouverture de cette audience était prévue. Etant donné que la prestation de serment de Paul Biya, le président de la République était prévue le même jour, l’ouverture de l’audience a été reportée au 4 décembre 2018. En rappel, après la publication des résultats de l’élection présidentielle du 7 octobre dernier où Paul Biya, le candidat du Rdpc était sorti vainqueur avec 71,28%, le parti de Maurice Kamto avait annoncé un plan de résistance dont l’objectif était de dénoncer ce que les militants du Mrc ont considéré comme « hold-up électoral »

camer.be.