Crise anglophone : affrontements sanglants à BUEA

societe
Typography

Dans les rangs de la dissidence, quinze personnes ont perdu la vie à la suite d’une razzia contre un poste avancé de l’armée camerounaise.

Les victimes faisaient partie d’un groupe qui a attaqué, vendredi 30 mars, un poste avancé de l’armée camerounaise dans le village de Moundogo région du Sud-ouest Cameroun. L’échange de tirs qui s’en est suivi présente un bilan lourd. En effet et selon les indications des autorités de cette région, 15 individus présumés sécessionnistes ont succombé suite à leurs blessures. Côté armée, on totalise 7 marins blessés dont 2 au pronostic vital engagé. Les sources médicales confient que ces derniers admis en soins intensifs, font l’objet de transfusions sanguines depuis cette attaque.
D’après les premières informations rendues publiques, c’est aux environs de 17 h vendredi dernier que ces assaillants ont pris d’assaut cette faction des forces de défense. Au terme de cette bataille qui a eu lieu dans la commune d’Ekondo Titi, une dizaine de fusil de chasse, plusieurs armes de fabrication artisanale, trois kalachnikovs ont été repris à la bande armée, selon les forces de défense. Des armes pour la plupart abandonnées par la cohorte de bandits dans sa fuite. Les mêmes informateurs confirment que la battue qui s’en est suivie a permis de mettre la main sur un nombre important de ces assaillants. Ils ont été conduits à Buea pour exploitation.
La veille de cet incident, c’est Paul Atanga Nji qui appelait pourtant, pendant sa tournée dans le Sud-Ouest, les sécessionnistes à déposer les armes. Ceci au cours de la réunion d’urgence qu’il a tenue avec l’élite administrative du Sud-Ouest. Le gouverneur, quatre des six préfets que compte cette région, les sous-préfets, ainsi que les responsables des forces de l’ordre et de défense étaient présents.
Au cours de sa concertation avec l’autorité administrative et traditionnelle, le ministre de l’Administration territoriale a demandé aux jeunes qui se cachent dans la forêt, ainsi que ceux qui sont dans les rangs des ambazoniens, de sortir de la brousse et de rentrer chez eux. Le ministre a précisé devant les médias que « Je suis venu avec le message de paix, d’unité et de dialogue du chef de l’État. Il est important de comprendre que le Cameroun est une nation indivisible ».
Dans son discours, Paul Atanga Nji confirme que le gouvernement reste prêt à dialoguer, mais dans le respect de l’unité du Cameroun. Il ajoute cependant que « On peut résoudre le problème sans avoir à détruire. Le gouvernement est prêt à dialoguer, mais uniquement avec ceux qui recherchent l’unité du Cameroun ».
Ce d’autant plus que depuis son avènement au Minat, Atanga Nji a su réconcilier les chefs traditionnels à la préfectorale. On remarque une sorte de cohésion entre les deux parties. Un travail de sape qui commence déjà à porter des fruits au niveau du renseignement. Tandis que les déroutes des assaillants se font de plus en plus nombreuses, l’armée régulière continue de gagner du terrain.

237 Online