Cote d'ivoire: Une avocate battue par un chef de village.

societe
Typography

Mercredi 31 Janvier 2018 -Encore une autre affaire de bastonnade de femme, après celle de la policière qui fait grand bruit depuis quelques jours dans la capitale économique ivoirienne.

Une avocate a été agressée dans la nuit du vendredi 19 janvier dernier par deux individus au moment où elle rentrait à la maison.

Ce malheureux incident s’est produit à la montée de la citée Feh Kessé sur la route de Bingerville.

Selon des informations en notre possession, la victime se nomme, maître Leaticia Segui et elle est membre de l’Association des jeunes avocats de Côte d’Ivoire.

Maitre Assi Kaudjhist-Offoumou a partagé cette information ce jour avec la ministre de la Femme, de la Protection de l’Enfant et de la Solidarité Mariatou Koné accompagnée de la Conseillère chargée du genre auprès du Président de la république, Euphrasie Yao Kouassi à l’occasion d’une rencontre avec des organisations féminines de la société civile.

   Elle a affirmé que la femme avocate, Laetitia Ségui a été agressé par le chef du village d’Akouédo Attié et son protocole ou l’un de ses notables dont le véhicule avait au paravent percuté par l’arrière celui de l’avocate en panne.

«Maitre Laeticia Segui a été agressée par le chef du village d’Akouédo Attié et l’un de ses notables ou protocole après avoir heurté l’arrière du véhicule de l’Avocate stationnée sur le bas côté de la route avec ses feux de détresse actionnés parce que le véhicule était en panne, » a expliqué Maitre Assi Kaudjhist-Offoumou.

Selon elle, les agresseurs de l’avocate l’ont entraîné dans la pénombre et l’on copieusement battu. 


Les agents de la police alertés ont trouvé les deux agresseurs de l’avocate sur place et n’ont pu rien faire, parce qu’ils ont reconnu l’un d’eux étant un chef de village.

Le barreau des avocats a été saisi de cette affaire comme annoncé par Maitre Assi Kaudjhist-Offoumou qui a dénoncé les actes de barbaries perpétués contre les femmes.

Elle estime que les personnes qui se plaignent de ces agressions basées sur le genre sont tendre avec leurs bourreaux, puisque, l’agression est un acte de flagrant délit.

«Le chef du village doit être destitué et ne mérite pas d’être chef. Ces violences d’un autre siècle sont inadmissibles, » a-t-elle mentionné.

Par ailleurs, elle soutient que les députés qui s’adonnent à des actes de barbaries peuvent être suspendus.


«S’il faut suspendre les députés, il faut le faire, » a conclu la ministre.

KOACI.COM.