Cameroun- présidentielle 2018/ voici les candidats déclarés.

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La présidentielle camerounaise, prévue en octobre 2018, aura lieu dans moins d'un an. Une éternité, si l'on s'attache à la brûlante actualité du pays. Pourtant, de nombreux candidats se sont déjà déclarés, espérant concilier départ précoce et présence dans le sprint final.

-         Akéré Muna est sans doute celui qui a réussi le lancement le plus retentissant. Certes, l’avocat n’a pas de parti derrière lui. L’ancien bâtonnier se présente même à une présidentielle pour la première fois. Mais le fils de Solomon Tandeng Muna, ancien Premier ministre, ne manque pas pour autant d’expérience. Natif du Nord-Ouest, il est pour le moment le seul à pouvoir jouer la carte d’une naissance en zone anglophone,

Cinq autres régions sont à l’heure actuelle représentées. Trois ont déjà vu se déclarer deux candidats :

-         La Région de l’Ouest est représentée par Corantin Talla (l’ancien Général Schwarzkopf, exilé aux États-Unis) et l’agronome Bernard Njonga ;

-         le Centre, avec l’entrepreneur Jean Blaise Gwet et Cabral Libii

-         le Littoral, avec Serges Espoir Matomba et Paul Éric Kingue ;

-         L’Est avec Olivier Bilé tous deux déjà présents en 2011, devraient également être de la partie.

-         et l’Extrême-Nord, avec Garga Haman Adji,

Le casting de la présidentielle 2018 reste toutefois incomplet. Sur fond de crise anglophone et de bataille au sujet de la succession ou non de John Fru Ndi, le Social Democratic Front (SDF, opposition) n’a pas encore dévoilé ses plans et a reporté le congrès qui devait décider de l’avenir du parti. Le chairman, candidat en 1992, 2004 et 2011, peut-il rempiler ? Va-t-il passer la main à Joshua Osih, son vice-président, qui avance désormais caché ?

Quid de Biya ?

Reste Paul  Biya. Le chef de l’État, 84 ans et au pouvoir depuis 1982, n’a pas dévoilé ses intentions. Pascal Messanga Nyamding, cadre du RDPC, a même osé annoncer qu’il se porterait lui-même candidat… tout en précisant qu’il concourrait uniquement si le président choisissait de ne pas se représenter. Mais cela tient d’une hypothèse particulièrement hasardeuse, voire totalement improbable, auquel personne ne croit aujourd’hui.

Selon les textes, le  candidat naturel à l’élection est en effet le président national du RDPC. Un poste occupé sans contestation depuis 1985.

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