Société/Sécurité Routière: Nos routes plus dangereuses que BOKO-HARAM le Bilan qui fait peur

Axe lourd Yaoundé-Bafoussam

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La barre des 100 morts sur les routes camerounaises durant le courant du mois de juillet et d’aout ne cesse de susciter la polémique. Ce chiffre donne une moyenne de 3 tués au quotidien, ce qui pourrait révéler une moyenne annuelle de 1095 morts c'est bien au delà du bilan des victimes de guerre. Bien que ce chiffre soit un peu loin de refléter la réalité, il est important de faire un gros plan sur cette montée subite du nombre d’accidents sur nos routes durant ce mois de vacances. Qu’est ce qui cause une telle montée de violence sur nos routes ?

L’on est conscient que la période de vacances accroit grandement le trafic routier sur tous les axes notamment avec le grand balaie des retours de vacances. Dans ce contexte d’intensification du trafic, pendant plus de 12 semaines, il met évidemment à rude épreuve les chauffeurs de bus qui ont fort à faire sur les pistes goudronnées avec les chauffeurs de camions citernes ou autres camions de grumes dont les comportements en termes de conduite font souvent froid dans le dos. Ajouté à cela la qualité de nos routes, le cocktail est mortelle. L’on peut accuser un code de la route douteux, l’on ne saurait oublier le désastre que représentent les infrastructures routières.

L’éternel problème de l’état des routes au Cameroun. Ici, beaucoup de routes datent de l’époque des indépendances, et dont les réfections ne visent aucunement l’élargissement en double voies des chaussées pouvant permettre à trois véhicules au moins allant dans le même sens. Le reprofilage et l’entretien des plus importantes semble être intermittent en matière de réalisation. On constate aussi la désuétude des routes camerounaises qui se matérialise par d’énormes nids de poules sur les axes Yaoundé-Bafoussam, ou encore Bafoussam-Bamenda. Les axes routiers encore appelé axes-lourds sont des couloirs divisées parfois par une bande blanche qui donnent deux voies qui ressemble plus à des circuits de « formules 1 » qu’a des autoroutes reliant souvent des métropoles et autres capitales régionales. Ailleurs appelées autoroute, chez nous axes lourds, ces routes sont de véritables pièges pour ceux là qui font preuves d’imprudence ou alors subissent la folie de chauffeurs fous.

La nécessité d’améliorer les conditions de transport s’impose. le gouvernement doit être capable de percevoir le dynamisme des populations à travers l’accroissement des déplacements entre les différentes villes. L’on ne saurait dire que l’Etat ne réagit pas, bien au contraire, ce dernier met en place plusieurs projets dans le sens de l’amélioration des conditions de transport. C’est dans cette optique qu'est attendu  l’autoroute Yaoundé-Douala, mais qui semble être pour le moment le seul chantier dans le sens du développement des axes routiers. Combien de morts faut-il pour que l’on prenne conscience de la valeur des vies Camerounaises et qu’on  trouve des solutions à ce problèmes qu'est la route camerounaise ?