Selon le gouvernement Américain, la CPI est un tribunal illégitime, qui risque des sanctions si ceux-ci menaient des enquêtes sur des citoyens ayant été impliqués dans les opérations en Afghanistan. Les enquêtes que veut engager la CPI concerneraient deux États notamment Israël et les États-Unis d’Amérique. Les sanctions que promettent les États-Unis se feraient à plusieurs niveaux. D’abord sur les responsables et juges de la CPI  qui verraient ainsi leurs comptes gelés et des restrictions sur les déplacements des responsables de la CPI. Ces sanctions portent également sur les États qui financeraient la CPI, qui, selon Washington se verraient privés d’un certain nombre de financements si ceux-ci ne dissuadaient pas la CPI d’engager des enquêtes contre les deux États.

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Les juges de la CPI et les procureurs

Plusieurs crimes de guerre ont été enregistrés en Afghanistan. Plusieurs photos et vidéos de tortures perpétrées par des soldats américains ont régulièrement circulé sans que ceux-ci ne soient jugés ou sanctionnés. Désormais, la cour pénale internationale qui souhaitent appliquer le principe du nul n’est au-dessus de la loi, se voit soumise au rapport de forces dû à la puissance des USA. Bien que les États-Unis ne font pas partie des États membres de la CPI, ceux-ci ne se sont jamais opposé aux enquêtes et arrestations de plusieurs ex-dirigeants africains Charles Taylor ou Gbagbo Laurent, et quelques chefs de guerre européen tels Ratko Mladic ou Slobodan Milosevic. La politique des deux poids deux mesures semble prendre le pas sur l’impartialité de la cour qui selon nos observations a tendance à appliquer des sanctions sur les ressortissants de pays pauvres.

Rappelons que la CPI a toujours été présenté comme l’instance judiciaire internationale capable d’enquêter et de confondre les États et les gouvernements en cas d’implication dans des infractions internationales. Il s’agit des crimes de guerre, de crime contre l’humanité principalement. Rappelons que les États-Unis ont engagé la guerre en Afghanistan, d’abord avec la Talibans, puis contre ces derniers qu’ils ont jugés « terroristes ». C’est bien l’Afghanistan qui selon les USA abritait Oussama Ben Laden l’ancien chef d'Al-Qaïda, un mouvement terroriste qui orchestra les attentats du 11 septembre 2011.

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Il est bon de rappeler que l’Afghanistan est un Pays stratégique d’Asie qui possède de grandes réserves de pétrole, c'est un espace stratégique situé entre la Russie la chine et le oyen orient et surtout est le premier producteur de pavot, cette fleur qui constitue la matière première nécessaire à la fabrication de plusieurs drogues, source principale de financement des groupes terroristes. Les États-Unis ne se laisseraient donc pas intimider par la cour qui selon Washington ne la reconnaît pas. Il est donc clair que si les USA refusent de reconnaitre une quelconque légitimité à la CPI celle-ci n’a pas réagi au communiqué de Washington, mais à juste pris acte de cela. Nous sommes donc là face à une impasse judiciaire et diplomatique qui démontre bien que la « raison du plus fort est toujours meilleure ».

Gontran ELOUNDOU 

Analyste politique

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La première ministre britannique, Theresa May, est arrivée à Nairobi pour une visite d’Etat, quelque 30 ans après que son prédécesseur, Margaret Thatcher, ait visité le Kenya.

Mme May a atterri à l'aéroport international Jomo Kenyatta à bord d'un avion de la Royal Air Force Voyager de Lagos, au Nigeria, à 6h30 du matin.

Elle était accompagnée d'une foule de nababs du monde des affaires et d'investisseurs désireux de conclure des accords avec le Kenya et le reste de l'Afrique.

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Le Premier ministre devrait tenir une conférence de presse conjointe avec le président Kenyatta à la State House à partir de 11h.Au Kenya, Mme May rencontrera le président Uhuru Kenyatta avant de rendre visite aux troupes britanniques et à une école de commerce.

Un dîner d'État organisé par M. Kenyatta conclura le voyage.

"Je suis fière de mener ce voyage ambitieux en Afrique et de devenir le premier Premier ministre britannique dans plus de 30 ans à visiter le Kenya", a déclaré Mme May avant la visite.

Nairobi est le dernier arrêt de Mme May lors de sa visite de trois jours en Afrique, qui a débuté mardi.Elle a visité l'Afrique du Sud mardi et le Nigeria mercredi.

Le regretté Thatcher, plus connu sous le nom de Dame de fer, a été le premier et reste le seul Premier ministre britannique à se rendre au Kenya en 1988.

msn.com.

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COUPE DU MONDE, EQUIPES AFRICAINES, ET …GEOPOLILITISATION DU FOOTBALL

Pascal Boniface postulait déjà dans son livre que le football est un élément constitutif des relations internationales[1]. Cette assertion s’est bel et bien vérifiée en cette coupe du monde Russie 2018 qui a illustré en mondo vision la déculottée des équipes africaines en lice. En effet ne peut-on pas s’interroger au sujet d’une potentielle analogie entre la situation des relations internationales contemporaines, la configuration footballistique mise en relief par le mondial se jouant actuellement en Russie et la récente élection devant désigner le pays organisateur du mondial 2022. Parlant de ce dernier événement il a vu la défaite du petit poucet marocain face au géant incarné par le trio Etats-Unis d’Amérique – Canada – Mexique. On peut donc s’interroger sur la pertinence de la signification du sigle FIFA. Signifierait-il encore Fédération Internationale de Football Association ou renverrait-il aujourd’hui à Football Is not For Africa ?

Pour en revenir à Boniface, le football peut être considéré comme la continuation de la politique par d’autres moyens. Ainsi, la comparaison entre la scène internationale et le monde footballistique révèle encore des analogies. Autant l’on distingue des puissances dites nucléaires (USA, Corée du Nord, France, Iran, etc.), politiques (USA, Grande-Bretagne, Allemagne, etc.), ou commerciales (USA, Chine, etc.) autant l’on distingue aujourd’hui des puissances dites footballistiques tels que l’Allemagne, le Brésil, l’Espagne, la Belgique toutes plébiscitées par le fameux et incontournable classement FIFA. Une autre illustration magistrale du principe de la discrimination africaine pouvant être appliqués au football, est déjà visible au Conseil de sécurité de l’ONU ou le continent noir ne bénéficie que d’un siège (de surcroit rotatif) sur cinq autres occupés pat les Etats-Unis, la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni. Alors, quelles constantes pouvons-nous tirer de cette fameuse catégorisation : c’est qu’en politique ou géopolitique comme dans le football les pays africains sont relégués au rang d’observateurs. Ce n’est que ce prisme explicatif qui permet de comprendre que sur 32 équipes en lice pour le précieux trophée, l’Afrique ne soit représentée que par 5 équipes, ou encore d’expliquer le fait que depuis 1930 qu’ont été lancées les différentes éditions du mondial de football, l’Afrique n’ait accueilli le tournoi qu’une fois. La communauté footballistique internationale incarné par la FIFA semble se complaire dans ce statu quo. En Effet, malgré les exploits souvent créés par ces équipes africaines le « hasard » s’est toujours débrouillé pour limiter le parcours de celles-ci.

1990, l’Italie organise la coupe du monde qui verra pour la première fois une équipe africaine en quart de finale de la compétition : il s’agit du Cameroun. Les lions indomptables ont séduit par leur parcours au premier tour et réussissent même à sortir la grande Roumanie de l’époque en huitième de finale, mais le fameux « hasard » matérialisé par des fautes d’arbitrage réussira néanmoins à faire s’incliner l’équipe africaine face à l’Angleterre.

2002, les lions de la Téranga font la fierté du continent africain lors du mondial Corée – Japon 2002. Après une entrée spectaculaire, soldée par une victoire face à la France, les lions de la Teranga poursuivront leur rêve en éliminant la Suède en huitième de finale de finale. Mais le destin finira par écourter cette aventure, en effet les lions s’inclineront en quart de finale face à la Turquie.

En 2006, ce sera au tour du Ghana de faire vibrer le peuple africain en se qualifiant avec difficulté pour le deuxième tour. Malgré la beauté de cet exploit, les Black Stars s’inclineront en huitième de finale face au Brésil.

Le mondial Russie 2018 quant à lui vient de voir chavirer les rêves des super eagles du Nigeria, qui auraient pourtant pu se qualifier pour le 2nd tour face à l’argentine nuit été une certaine « rigueur » arbitrale, refusant le recours à l’assistance vidéo suite à une action ayant pu procurer un penalty au Nigéria.

Ce retour sur les perspectives théoriques de Pascal Boniface et sur l’histoire, permet donc de remettre en cause cette logique discriminatoire consistant tant à réduire la représentativité africaine au nombre de cinq équipe, qu’à éviter l’organisation du mondial sur ce continent. Quant à l’attitude silencieuse des grandes instances sportives africaines, et même des dirigeants africains face à ce sujet, elle ne peut nous rendre que perplexe.

    Lionel Ella

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[1] Pascal BONIFACE, Géopolitique du football, Seuil ,1998

A travers un communiqué, le ministre des Relations extérieures a dit avoir rappelé Peter Henry Barlerin à l’ordre, après que celui-ci a invité le président Paul Biya à penser à sa succession.

L’ambassadeur américain, Peter Henry Barlerin, a été ramené à l’ordre par le régime de Yaoundé. Le ministre camerounais des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, lui a témoigné mardi, la « vive désapprobation» du gouvernement camerounais après qu’il a divulgué les sujets abordés avec le chef de l’Etat Paul Biya au cours d’une audience, le 17 mai, au Palais de l’unité. Au cours de cet entretien, avait fait savoir Peter Henry Barlerin, le diplomate avait suggéré de penser à céder son fauteuil de président et avait accusé l’armée d’assassinats ciblés dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Le premier reproche fait à Peter Henry Barlerin est de n’avoir pas préservé le secret de ses conversations avec le président. « Sa démarche viole toutes les règles diplomatiques en la matière ainsi que les règles de civilité et de droit . Il convient de rappeler que les ambassadeurs sont des envoyés extraordinaires d’un chef d’Etat auprès d’un autre chef d’Etat. Les moments d’échanges entre un chef d’Etat et un ambassadeur représentent des instants privilégiés de la vie diplomatique entre les deux pays et doivent être emprunts de la plus haute confidentialité», rappelle Lejeune Mbella Mbella dans un communiqué lu au journal parlé de la Crtv ce mercredi.

journalducameroun.com.

Source: La Croix.com

L'ex-président zimbabwéen Robert Mugabe s'est invité dans la campagne électorale dimanche, à la veille de scrutins historiques, pour appeler les électeurs à faire tomber son ancien parti, qui l'a poussé vers la sortie en novembre après trente-sept ans de règne.

Les Zimbabwéens doivent élire lundi leur président, députés, conseillers municipaux à l'occasion des premiers scrutins depuis la chute de M. Mugabe.

L'ancien homme fort du pays, âgé de 94 ans, est sorti du silence qu'il respectait depuis le début de la campagne électorale, en tenant sa première conférence de presse en direct depuis sa démission forcée.

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"J'espère que le vote de demain va faire tomber la forme militaire de gouvernement" actuel, a lancé M. Mugabe dans cette intervention surprise depuis sa luxueuse résidence de Blue Roof à Harare, où il passe une retraite dorée.

"Je ne peux pas voter pour ceux qui m'ont mal traité", a-t-il poursuivi avant de sous-entendre qu'il donnerait sa voix au candidat du principal parti d'opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), Nelson Chamisa, dont il a toujours combattu la formation.

"Je ne peux pas voter pour la Zanu-PF", le parti au pouvoir depuis l'indépendance du Zimbabwe en 1980, a expliqué l'ex-chef de l'Etat et ancien président de la Zanu-PF. "Qui reste-t-il ? Chamisa", a-t-il lancé, provoquant quelques rires parmi les journalistes.

Le plus vieux dirigeant en exercice de la planète avait dû renoncer au pouvoir en novembre, sous la pression de l'armée et de la Zanu-PF.

L'armée était intervenue pour empêcher, le moment venu, l'ambitieuse Première dame Grace Mugabe de remplacer son mari nonagénaire.

Il a finalement été remplacé par Emmerson Mnangagwa, qu'il avait démis deux semaines plus tôt de ses fonctions de vice-président.

Ce fut "un véritable coup d'Etat", a lancé dimanche M. Mugabe, jugeant par ailleurs "totalement ridicule" l'idée qu'il ait voulu faire de son épouse Grace, âgée de 53 ans, son successeur.

Assis dans un fauteuil de cuir vert, l'ancien président, en lunettes de soleil et costume cravate impeccable, est apparu en forme pendant les deux heures de son intervention qu'il a terminée en posant aux côtés de son épouse.

- Chamisa embarrassé -

Lors d'une intervention à la radio d'Etat, le président Mnangagwa a indirectement répondu à son prédécesseur en affirmant qu'"après des années d'immobilisme, les événements de novembre 2017 avaient donné au Zimbabwe l'occasion de rêver de nouveau".

Il s'est félicité du climat "de paix" pendant la campagne électorale, contrairement aux précédentes élections sous l'ère Mugabe, entachées de nombreuses violences.

"Demain vous déciderez de l'avenir du Zimbabwe", a-t-il lancé aux électeurs, les exhortant "d'utiliser avec discernement" leur pouvoir pour cette élection, "la plus contestée de toute notre histoire".

M. Mnangagwa, patron de la Zanu-PF, est donné favori du scrutin, devant M. Chamisa, propulsé récemment à la tête du MDC, à la suite du décès de son leader historique Morgan Tsvangirai, le rival de longue date de M. Mugabe.

Mais l'écart entre les deux principaux candidats à la présidentielle s'est récemment réduit. Le président sortant est crédité de 40% des suffrages, contre 37% pour son principal adversaire, selon un sondage publié il y a dix jours par le groupe Afrobarometer.

Si aucun candidat n'obtient la majorité absolue lundi, un deuxième tour sera organisé le 8 septembre.

M. Chamisa, qui veut incarner le changement et la rupture avec l'ancien régime, a accueilli avec prudence et embarras dimanche les propos de l'ancien président Mugabe.

"Si quelqu'un dit + vous êtes mon candidat préféré+. Qui suis-je pour refuser cette voix ?", a réagi le patron du MDC.

"Ce n'est pas mon devoir en tant que candidat de choisir les électeurs", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse à Harare. "Ma principale tâche est d'unir le pays", a-t-il ajouté, avant d'accuser une nouvelle fois la commission électorale de partialité dans la préparation de ces scrutins historiques.

Lors de sa campagne, M. Mnangagwa, 75 ans, a garanti des élections "libres, justes et transparentes", en rupture avec les violences et fraudes qui ont caractérisé les derniers scrutins organisés pendant la présidence Mugabe.

Il a aussi promis l'apogée d'une "nouvelle démocratie" et des milliards de dollars d'investissement pour remettre sur pied une économie ruinée par les réformes catastrophiques de son prédécesseur.

la-croix.com.

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Lambert Mende : Porte parole du gouvernement de la RDC

La demande d’explication du porte-parole du gouvernement congolais au président français, Emmanuel Macron. En fin de semaine dernière après sa rencontre avec le président rwandais, Paul Kagamé, le chef de l’Etat français avait déclaré soutenir l’initiative sur la RDC prise par le président de l’Union africaine, en lien étroit avec le président angolais. Propos qualifié de « sublimineux » et « plein d'ambiguïté » par Lambert Mendé.

Samedi déjà, les ambassadeurs des trois pays concernés, France, Rwanda et Angola ont été convoqués par le ministre des Affaires étrangères à Kinshasa. Ce lundi, Emmanuel Macron recevait cette fois à l’Elysée le président João Lourenço. Ce dernier réitère la position tenue par le président de l'Union africaine, le Rwandais Paul Kagamé : l'alternance en RDC est indispensable. Le président Joseph Kabila ne doit pas se représenter à la prochaine présidentielle.

Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement, estime que ces propos méritaient pour le moins des précisions : « Nous avons posé la question de savoir comment il peut se faire qu’on puisse parler de la République démocratique du Congo, sans la République démocratique du Congo ? Nous attendons la réponse. Si elle n’est pas satisfaisante, soyez certains que nous en tirerons toutes les conséquences. Nous ne sommes pas fâchés. Nous avons posé une question quant aux mesures que nous pourrions prendre dès lors que des pays pourraient se prêter à de nouvelles aventures hostiles contre la République démocratique du Congo. Nous n’excluons aucune réponse. Je le dis, parce que nous avons un peuple beaucoup plus aguerri, nous avons une armée beaucoup mieux équipée, beaucoup mieux préparée. Donc, quiconque s’aventurerait à venir avec des initiatives hostiles, ici, devrait savoir que ce ne serait pas une promenade de santé »

La RDC a donc fait part de sa surprise, mais Kigali affirme n'avoir aucune ambition sur la RDC. Selon Olivier Nduhungirehe, le secrétaire d'Etat rwandais aux Affaires étrangères, la position de Paul Kagamé, reprise par João Lourenço, est une position déjà exprimée lors d'une rencontre avec Emmanuel Macron. Et Paul Kagamé s'était alors exprimé en tant que président en exercice de l'Union africaine

« Il s’agissait d’une visite de travail du président Kagame en France et ils ont abordé plusieurs sujets, y compris les sujets de paix et sécurité en Afrique. Et sur la question de la RDC, le Rwanda n’a pas d’initiative propre ou bien d’initiative conjointe avec l’Angola. Le Rwanda, en tant que pays qui dirige l’Union africaine, se tient prêt à soutenir des initiatives régionales sur la RDC et c’est ce qui a été abordé. Ce sont des initiatives dans le cadre des pays de la région pour essayer de discuter, de régler, le problème de la RDC. La résolution des conflits en Afrique se base principalement sur le principe de subsidiarité. Donc, on laisse aux pays de la région le soin de régler un conflit ou une situation et l’Union africaine soutient ces initiatives. C’est dans ce cadre-là que le président en exercice de l’Union africaine soutiendra cette initiative et soutiendra les conclusions de cette initiative ».

rfi.fr.

Le sujet a été évoqué ce 15 mai 2018 lors des questions orales au gouvernement de ce pays.

Jessica Morden, député britannique du parti des travaillistes (opposition), a soulevé la question de la crise anglophone ce mardi au parlement de Grande-Bretagne. Dans une série de questions adressées à Mme Harriet Baldwin, ministre d’Etat en charge de l’Afrique, la députée a sollicité des éclairages sur la situation sur le terrain et les mesures prises par les dirigeants anglais.

Dans sa première préoccupation, Jessica Morden a demandé « quelles discussions récentes le gouvernement britannique a eu avec la partie camerounaise sur la situation des violences dans le pays»Harriet Baldwin est alors revenue sur la visite qu’elle a effectuée au Cameroun en février dernier. Une visite qui l’a notamment conduite dans la ville de Buea, où elle a eu l’opportunité d’échanger avec un certains nombre d’acteurs. Elle a également affirmé avoir rencontré le premier ministre Yang Philemon au cours du sommet du Commonwealth en avril dernier.

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Harlette Baldwin avec les leaders Anglophone.

La réponse n’a visiblement pas satisfait Jessica Morden, qui est revenue avec une autre question. « Un citoyen camerounais qui a demandé l’asile ici a souligné la violence et la brutalité continue commises par le gouvernement dans les régions anglophones, ainsi que la crise aiguë des réfugiés qui en a résulté. Que peuvent faire les ministres pour aider à mettre en place un processus efficace visant à régler les problèmes et à mettre fin à la violence?», a-t-elle demandé.

Harriet Balwin, comme en février lors de son passage au Cameroun, a insisté sur le fait que seul un « dialogue inclusif» pourra apporter une réponse définitive à ce problème. « Il y a des violences dans les deux camps et nous sommes extrêmement préoccupés par cette situation. Nous encourageons non seulement le gouvernement, mais aussi tous les Camerounais à participer à un processus de dialogue inclusif. C’est une année électorale et les élections doivent avoir lieu sans que les gens n’aient recours à la violence», a-t-elle ajouté.

Lors de sa visite au Cameroun, Harriet Baldwin avait souligné l’attachement du gouvernement britannique à soutenir l’intégrité territoriale et l’unité du Cameroun. Elle avait également affirmé que la crise anglophone était une affaire strictement interne et qu’elle ne pouvait qu’être résolue par les Camerounais eux-mêmes.

journalducameroun.com.