Le président Ougandais, Yoweri Museveni, se félicite de la franchise de président américain. Donald Trump a récemment provoqué un tollé en qualifiant Haïti, la Salvador et certains pays africains de « pays de merde ». Aux yeux du président ougandais, Trump a le mérite de dire clairement ce qu’il pense.

Lorsque Yoweri Museveni prend la parole devant des parlementaires est-africains pour dire son amour de Trump, mardi 23 janvier à Kampala, l’assistance commence par rigoler.
Le président Museveni explique qu’il aime vraiment son homologue américain, qu’il décrit comme un des meilleurs présidents de toute l’histoire des Etats-Unis. Yoweri Museveni apprécie surtout, dit-il, sa franchise. Quant aux problèmes de l’Afrique, ajoute le président ougandais, il appartient aux Africains de les régler. 
Curieusement, l’ambassadrice des Etats-Unis à Kampala tentait au même moment d’atténuer la portée des remarques de Donald Trump. Deborah Malac les a qualifiées d’«assez dérangeantes et affligeantes»-, lors d’une réunion avec la présidente du Parlement ougandais, dont la presse locale s’est fait l’écho. 
Ce n’est pas la première fois que Yoweri Museveni défend Donald Trump. Début janvier, le président ougandais soulignait que les dirigeants africains devaient s’inspirer de son exemple, lorsque Donald Trump parle de restaurer sa grandeur aux Etats-Unis.

Pressafrik.com

C'est en raison d'une infection rénale que la « mère de la nation » a été admise à l'hôpital Milpark ce dimanche. Winnie Mandela a 81 ans.

« La famille Mandela souhaite informer le public que Mme Winnie Madikizela-Mandela a été admise à l'hôpital Mil Park  dimanche ». C'est par ces mots que l'information a été livrée à propos de l'état de santé de Winnie Mandela. « Elle a très bon moral et devrait rester une semaine à l'hôpital », a-t-on appris dans un communiqué publié. Winnie Madikizela-Mandela, connue en Afrique du Sud sous le surnom de « mère de la nation », a en effet été hospitalisée en raison d'une infection rénale.

A la sortie de prison de Nelson Mandela, son épouse Winnie et des dizaines de milliers de ses partisans l'avaient été accueilli en héros.

Nelson Mandela et Winnie, qui s'étaient mariés en 1956, avaient divorcé en 1996.  Nelson Mandela a légué ses biens à sa dernière épouse, Graça Machel, ses enfants et petits-enfants, ses proches et anciens collaborateurs, ainsi qu'à des écoles et à son parti, le Congrès national africain (ANC). Il n'a rien laissé à Winnie.
  
Lepoint.fr



La nouvelle mesure de sanctions à l'encontre des Palestiniens promet de rendre encore plus hasardeuse toute reprise d’un processus de paix entre Israéliens et palestiniens à l’arrêt depuis de longues années.

Trump et l’Amérique ont donc décidé, après la sortie maladroite du chef de l’Exécutif américain concernant les « pays de merde », de couper l'aide financière des Etats-Unis aux réfugiés palestiniens.

 Plus précisément, l’administration Trump, mettant à exécution sa menace de couper les vivres aux Palestiniens pour leur « manque de reconnaissance ou respect », a tout simplement retiré des dizaines de millions de dollars en financement à l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens. Il a ainsi supprimé de plus de la moitié, la première contribution de l’année à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine. Une contribution attendue de 125 millions de dollars qui est tombée à 60 millions de dollars US.

 A l’origine de cet autre coup de tête du président américain, sa décision unilatérale de reconnaitre Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël. L’on s’en souvient, à défaut de rallier l’opinion sur leur position, les Etats-Unis avaient menacé les pays – nombreux - ayant voté contre eux lors de l’Assemblée Générale des Nations-Unies du 21 décembre 2017.

 Aux Palestiniens précisément, il avait brandi la menace de les priver en partie ou en totalité de l’aide financière s’ils refusent de discuter avec lui d’une solution pacifique au conflit qui les oppose à Israël. Certains observateurs ont vu dans cette décision un chantage de l’administration américaine sur les Palestiniens, l’aide financière faisant vivre cinq millions de réfugiés palestiniens au Moyen-Orient.

 

Graves conséquences

Bon à savoir, les Etats-Unis ont versé, en 2016, 319 millions de dollars d'aide aux Palestiniens par le canal de leur agence de développement : l’USAID. Les chiffres sont disponibles sur le site de l'agence. A cela s'ajoutent 304 millions de dollars d'assistance donnés par Washington aux programmes de l'ONU dans les territoires palestiniens, ce qui fait des États-Unis, le principal donateur de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, car fournissant près de 30% de son budget total.

LIRE LA SUITE...

Jean Bosco SIMGBA

Certaines âmes bien pensantes pourraient justement se demander aujourd’hui : que se passe-t-il donc aux Etats-Unis d’Amérique ? Car, rarement par son action, un chef de l’exécutif américain n’a suscité autant de controverses. En un an seulement d’exercice de pouvoir, Donald Trump apparait comme un expert en maladresses. Ceux qui pensent ainsi ont sûrement raison, tant la première année de sa présidence a été riche en controverses et polémiques.

On se rappelle que dès son arrivée à la maison blanche, il s’est acharné sur l’assurance maladie en faveur de 40% d’américains, héritage de la politique sociale de Barack OBAMA. Parmi les plus récentes, citons la décision de reconnaitre Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël, les menaces contre les nations qui ne soutiendraient pas cette reconnaissance lors d’une session aux Nations-Unies, la réduction de l’aide sociale aux Palestiniens, aux motifs que Mahamoud Abbas, Chef de l’Autorité Palestinienne ne tient pas un discours de paix, ce qui est tout de même paradoxal ; le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris de décembre 2015 sur le réchauffement climatique, la remise en question de l’accord sur le nucléaire iranien, sans compter sa querelle quotidienne avec le Président de Corée du Nord, loin, bien loin du raffinement qu’exige les usages diplomatiques. Etc.

Inquiétude

Bref, il ne se passe pratiquement plus de semaine sans qu’un acte de gouvernement du successeur de Barack Obama ne vienne, à la manière d’une douche froide, agiter une opinion mondiale de plus en plus inquiète des menées maladroites du 45ème président des Etats-Unis. Une opinion réduite  à se demander  quelle autre "coup de génie" celui-ci lui réserve-t-il dans les prochains jours, si ce n’est dans les prochaines heures ?

LIRE AUSSI: politique étrangère: Donald Trump, le gaffeur en série

Au point que de nombreux observateurs, cachant à peine leur scepticisme se sont même demandés  si l’Amérique n’a jamais été aussi mal gouvernée que depuis l’arrivée de l’actuel locataire de la maison blanche. Et même, des voix se sont élevées pour émettre des doutes sur son aptitude à gouverner la première puissance du monde et le récent livre Fire and Fury est venu confirmer ce que pense une large opinion américaine. Des critiques balayées récemment par le concerné dans un tweet, son mode de communication préféré. Il l’a parfaitement exprimé en ces termes : « Je suis un génie très stable ».

Pas de doute donc, Donald Trump est un génie et il le revendique.  N’empêche qu’aujourd’hui, l’inquiétude monte au sein de l’opinion, face à cette apparente  irrationalité parfaitement contrôlée. Jusqu’où nous mènera-t-il ? La violence des réactions face à ses propos racistes assagira-t-elle l’homme pendant quelques jours ? Pas bien longtemps, il ne faut surtout pas se leurrer, car les sujets de "discorde" ne manquent pas, en Amérique et dans le monde, pour nourrir la « fureur » - pour emprunter une expression de son ancien conseiller à la Maison Blanche, Steve Bannon - du promoteur des slogans « America first » et « make America great again ».

Joseph Marie Eloundou

Le groupe djihadiste Boko Haram a publié une nouvelle vidéo dans laquelle on voit les lycéennes de Chibok enlevées qui affirment refuser de rentrer chez elles.

Dans cette nouvelle vidéo, on peut voir 14 présumées lycéennes dont certaines sont avec des bébés dans les bras. Une d’entre elle indique même, « Nous sommes les filles de Chibok (…) Par la grâce de Dieu, nous ne vous reviendrons pas ».

La jeune fille s’adresse aussi à leurs parents : «Vous devez vous repentir (…) les flammes de l’enfer sont votre destin si vous ne vous repentez pas, car Allah nous a créés pour que nous l’adorions».

Elle remercie également le chef du groupe jihadiste, «notre père Abubakar Shekau, qui nous a mariées. Nous vivons dans le confort (…) Abubakar Shekau est notre chef». 

C’est la première vidéo de ce genre depuis le mois de mai, lorsqu’une jeune femme affirmant être l’une des 219 lycéennes enlevées, était apparue brandissant une arme et refusant elle aussi de rentrer chez elle. Aucun élément n’indique quand et où ce message a été enregistré, ni si les personnes présentes sont sous la contrainte. Cela fait presque quatre ans que les lycéens ont été enlevées, ce qui avait déclenché l’indignation du monde entier.

Negronews.fr


Ce n’est pas tous les jours qu’un Ballon d’or succède à un prix Nobel. Georges Weah   est investi en grande pompe ce lundi matin à Monrovia.

C’est au complexe sportif Samuel Kanyon Doe à Paynesville, dans la capitale Monrovia que se deroulera aujourd’hui l’investiture à la magistrature suprême de l’ancien footballeur  international Georges Weah et de sa vice-présidente Howard Taylor.

La victoire de l'ancien footballeur international, le gamin élevé par sa grand-mère dans le bidonville de Gibraltar, à Monrovia, suscite l’espoir au Liberia, surtout chez les jeunes. Au lendemain de la victoire, George Weah a promis de transformer le Liberia en profondeur grâce au secteur privé, assurant que les investissements privés allaient, à terme, remplacer l'aide au développement. Il sera épaulé dans cette lourde responsabilité par la vice-présidente Jewel Howard Taylor, une économiste, sénatrice et ex-épouse de Charles Taylor, le président libérien incarcéré pour crimes de guerre en Sierra Leone.

lire sur le même sujet: Monsieur le président- footballeur : Georges weah un homme au parcours atypique

Qui est Jewel Howard Taylor ??

On la décrit comme une politicienne hors pair, une voix qui compte. Jewel Howard-Taylor a joué en tout cas un rôle majeur dans la victoire de George Weah.

Son mari ? Elle l'a rencontré dans les années 1980. Elle était encore étudiante. Des études en économie qu'elle poursuivra aux Etats-Unis alors que Charles Taylor prend la tête du Front national patriotique du Liberia dont les troupes vont commettre les pires atrocités. C'est en 1996, après les accords de paix, que Jewel Howard-Taylor rentre au Liberia. Un an plus tard, Charles Taylor devient président, elle, première dame.

Que savait-elle des crimes commis par son mari ? De la guerre civile en Sierra Leone ? Du recrutement des enfants soldats au Liberia ? La question n'a jamais été véritablement tranchée.

Elle a divorcé en 2006, un an après avoir été élue sénatrice du comté de Bong, une des provinces les plus peuplées du pays, l'ancien fief de Charles Taylor qui est aujourd'hui le sien. Son parti, le NPP, a « changé », assure-t-elle, « il faut aller de l'avant ». A 54 ans, cette femme d'influence devient le numéro deux du pouvoir libérien. 

rfi/afrique et africanews.com

Jusqu’où Donald Trump nous mènera-t-il ? Il ne se passe pratiquement plus de semaine sans qu’un acte de gouvernement du successeur de Barack Obama ne vienne agiter une opinion mondiale de plus en plus inquiète des menées maladroites du 45ème président des Etats-Unis. Sa dernière sortie est un modèle de maladresse.

« Président de merde » ! La réaction de Jack Lang, personnalité politique française bien connue, ancien ministre de la Culture de François Mitterrand peut, à certains égards, paraître excessive dans un domaine où la courtoisie dans le langage est le maitre-mot : celui de la politique internationale. L’homme aujourd’hui âgé de 78 ans n’a pas mâché ses mots pour dénoncer les récents propos de Donald Trump sur les "pays de merde", qualifiant en retour le président américain, sur son compte Twitter et sur Facebook, de "président de merde". Soulignons-le : cette réaction a réjoui beaucoup d’internautes africains.

Les propos offensants du chef de l’exécutif américain ont été tenus le jeudi 11 janvier 2017, dans le cadre d’une réunion qui se déroulait dans le Bureau ovale avec plusieurs sénateurs, pour évoquer un projet bipartisan proposant de limiter le regroupement familial et de restreindre l’accès à la loterie pour la carte verte. En échange, l’accord devait permettre d’éviter l’expulsion de milliers de jeunes, souvent arrivés enfants aux États-Unis. Le président américain, dans un accès de colère, a traité Haïti, Salvador et les pays africains, principaux concernés par ce phénomène de l’immigration sur le sol américain, de « pays de merde ». D’autres réactions n'ont pas tardé à pleuvoir.

Indignation, tollé, protestations

Plus soucieux des convenances diplomatiques, les 54 ambassadeurs du groupe africain à l'ONU, après une longue réunion d'urgence, ont exigé des excuses et une «rétractation», condamnant des «remarques scandaleuses, racistes et xénophobes» du président américain qui plus est, dirige un pays qui, comme l’a souligné le porte-parole de groupe de l’Union africaine à l’ONU, « reste un exemple extrêmement positif de la manière dont l’immigration peut donner naissance à une nation ». Surprenant même !

Signalons aussi dans la vague des indignations, celle de la Secrétaire générale de la Francophonie, Jean Michaëlle, ancienne gouverneure générale du Canada, originaire de Haïti qui enfonce le clou : « "Que le 1er représentant des États-Unis s'exprime en ces termes est indigne, troublant et offensant. Qu'il se souvienne que son pays s'est construit par la sueur et le sang, la force aussi d'hommes et de femmes arrachés à l'Afrique, sans qui les Etats-Unis ne seraient pas".

LIRE AUSSI: Donald Trump, un feu-furieux à la maison blanche

En réalité, l’apparente violence verbale des réactions qui continuent de fuser de toute part n’a d’égale que de la profonde indignation ressentie par une bonne partie de l’opinion mondiale, et tout particulièrement les ressortissants des pays visés par cette sortie hasardeuse du président Trump, dont l’entourage s’est efforcée de nier d’abord puis de dissiper cette énième incongruité du dirigeant de la première puissance mondiale.

En traitant Haïti, Salvador et les pays africains de « pays de merde », le président américain n’a fait que servir au monde une de ces bourdes qui caractérisent le premier quart temps de son mandat à la Maison blanche.

Jean Bosco Simgba