Au mois de décembre dernier, entrait en vigueur une loi sur l'immigration très controversée. En effet, suite à un marathon judiciaire, Donald Trump autorisait finalement l'entrée sur le sol américain aux réfugiés, sauf ceux issus

Des onze pays suivants : l’Egypte, l’Iran, l’Irak, la Libye, le Mali, la Corée du Nord, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, la Syrie et le Yémen. Une mesure qualifiée de discriminatoire contre les musulmans. C’est d’ailleurs grâce à l’ajout de la Corée du Nord dans cette liste que ce décret a eu la chance de passer.

Cependant, quelques semaines après sa mise en œuvre, les Etats-Unis opèrent un important virage. En effet, le 29 janvier dernier, Washington a annoncé lever l’interdiction d’entrée sur le territoire des réfugiés de 11 pays qui, même s’ils n’ont pas été nommés, devraient être ceux cités ci-dessus. En revanche, si l’interdiction d’entrée sur le territoire a bien été levée, les conditions d’arrivées elles, ont été assez largement durcies. Pour le moment, le département de la sécurité intérieure (DHS) n’a pas donné de détails concernant ces nouvelles mesures. Enfin, le nombre de places offertes aux réfugiés a été revu à la baisse, passant de 53,000 en 2017 à 45,000.

Interrogée à ce sujet, la patronne du DHS, Kirstjen Nielsen a par ailleurs déclaré que ces nouvelles mesures devraient permettre aux Etats-Unis d’avoir un contrôle plus marqué de qui entre sur le territoire. Avec pour but de rendre la tâche plus compliqué aux mauvais acteurs tentant de profiter du système, madame Nielsen s’est également félicitée que cette mesure puisse permettre à Washington de prendre une décision migratoire basée sur la protection de la patrie.

Lanouvelletribune

La course à la présidentielle égyptienne est digne d’un tournoi d’échecs en cadence blitz. Mais avec une particularité : le vainqueur est déjà désigné d’avance. Six candidats potentiels, cinq abandons, chacun annoncé à un rythme quasi hebdomadaire. Sans surprise, ce n’est autre que le président sortant, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, qui devrait caracoler en tête des résultats puisqu’il est désormais en course contre lui-même, ou presque. Un retournement de situation à 180 degrés alors que la campagne semblait pourtant avoir débuté du bon pied.

Les prémices de cette évolution remontent à novembre dernier, lorsque l’avocat des droits de l’homme Khaled Ali annonce sa candidature à l’élection présidentielle, dont le premier tour doit se tenir sur trois jours, entre les 26 et 28 mars. À 45 ans, M. Ali s’est fait connaître du grand public suite à la bataille judiciaire concernant les îles de Tiran et Sanafir dans la mer Rouge, cédées à Riyad par le régime de Sissi et dont il est devenu le défenseur sur la scène publique. L’avocat, qui s’est déjà présenté à l’élection de 2012 mais n’a récolté que 0,58 % des voix, est considéré comme le candidat le plus porteur d’espoir pour concourir contre M. Sissi.



Suite à cette première impulsion, d’autres noms commencent à émerger durant les mois suivants comme des figures potentielles d’opposition. Affirmant apporter du « sang neuf » dans la sphère politique égyptienne, Ahmad Chafiq, 76 ans, annonce à son tour sa candidature, quelques semaines après M. Ali. Cette décision, fortement médiatisée, le propulse au rang de sérieux rival à M. Sissi. Et pour cause, il est loin d’être une figure inconnue du grand public. Ancien ministre de l’Aviation civile entre 2002 et 2011 puis Premier ministre entre janvier et mars 2011 sous Hosni Moubarak, M. Chafiq s’est déjà présenté à la présidentielle de 2012, accédant au second tour face au candidat des Frères musulmans, Mohammad Morsi, en récoltant 48,7 % des voix.

 

Mais dès le lendemain de l’annonce de sa candidature, il affirme être retenu aux Émirats arabes unis, alliés du Caire, où il est exilé depuis 2012 suite à des accusations de corruption en Égypte. L’ancien Premier ministre dénonce dans une vidéo envoyée à l’AFP au Caire la décision d’Abou Dhabi comme « une interférence dans les affaires » égyptiennes. Quelques jours plus tard, M. Chafiq annonce son retrait de l’élection. Sa fille, May Chafiq, confie à Reuters que les Émirats « l’ont expulsé vers l’Égypte juste parce qu’il a annoncé qu’il serait candidat (...). Personne n’est autorisé à se présenter à la présidentielle ».



Campagne verrouillée


Ce n’est que le premier rebondissement du feuilleton présidentiel, qui donne toutefois le ton de la campagne pour les mois suivants. C’est ensuite au neveu de l’ancien président Anouar el-Sadate, Mohammad Anouar Esmat el-Sadate, fervent critique du régime, de retirer sa candidature le 16 janvier. « Nous ne mènerons pas une bataille perdue d’avance… Ce n’est pas ma décision personnelle, mais celle de mon équipe de campagne qui travaillait sur le terrain », déclare-t-il alors.



L’élection est clairement verrouillée par le régime hyperprésidentiel et autoritaire instauré par M. Sissi, qui a accédé au pouvoir par un coup d’État contre Mohammad Morsi en 2013, avant d’être officiellement élu en mai 2014 à 96,9 % des voix. « Redynamiser la compétition politique et le pluralisme en Égypte est hors de question pour Sissi », affirme Achraf Nabih el-Charif, professeur de sciences politiques à l’Université américaine du Caire, contacté par L’Orient-Le Jour. La vague du printemps arabe qui a permis de renverser le président Hosni Moubarak en 2011, après trente ans au pouvoir, paraît déjà bien loin. Le fait que ce prochain scrutin marque la troisième élection présidentielle depuis la chute de l’ancien despote en est presque ironique. Dans ce contexte, « la différence est que le régime de Moubarak laissait une plus grande marge de manœuvre à l’opposition », explique à L’OLJ Michele Dunne, chercheuse et directrice du programme du Moyen-Orient de l’institut Carnegie, à Washington D.C. « Sissi, pour sa part, n’a pas de parti politique et gère la situation en y répondant sous l’angle sécuritaire et non politique », poursuit-elle.




Cela ne rebute pas le général Sami Anan, ancien chef d’état-major et fondateur du Parti arabiste égyptien, ou encore le colonel Ahmad Konsowa, également candidat pour un temps à la magistrature suprême. Mais la malédiction judiciaire frappe. MM. Anan et Konsowa font tous deux l’objet de poursuites : le premier est accusé d’avoir falsifié des documents pour se présenter, le second est condamné à six ans de prison pour « comportement nuisant aux exigences du système militaire ». Les deux sont dès lors disqualifiés de la course présidentielle. Samedi, un membre de l’équipe de M. Anan est attaqué et blessé devant son domicile.


Pendant ce temps, Khaled Ali, premier candidat à la présidence, gagne en popularité, notamment auprès des jeunes générations qui ont cru au printemps arabe. Il subit néanmoins de plus en plus de pression de la part du régime et tout est fait pour le décrédibiliser. Les journaux pro-Sissi l’accusent d’être une marionnette aux mains de l’Union européenne. Une stratégie qui fonctionne puisque M. Ali annonce cette semaine qu’il se retire de la course.

« Élections théâtrales »


Un seul candidat reste donc en lice pour concourir contre le maréchal Sissi. Le dirigeant du club de football Zamalek, Mortada Mansour, annonce à la mi-janvier son intention de se présenter à l’élection. Il s’est déjà présenté au poste de président lors de l’élection de 2014 avant de se retirer pour soutenir... M. Sissi. Ancien avocat et député, il est connu pour ses propos violents ou vulgaires à l’égard de ses collègues. Mais au vu de son passé politique, M. Mansour apparaît comme un rival bien peu menaçant pour M. Sissi, estiment de nombreux observateurs. 

Énième rebondissement, le parti nationaliste Wafd annonce jeudi qu’el-Sayed el-Badaoui Chehata a été choisi pour représenter le parti dans l’élection. M. Badaoui a soutenu le régime de M. Moubarak en 2011 et la candidature de M. Sissi en 2014.
Ce dernier, quant à lui, a attendu le mois de janvier pour annoncer sa décision de briguer un second mandat. Mercredi dernier, il a déposé les documents pour sa candidature. La stratégie d’intimidation adoptée par son régime lui permet de faire taire toute opposition mais, surtout, d’éviter d’avoir à rendre des comptes à la population sur le bilan de son mandat. « Sissi doit tenir ces élections puisqu’il a promis de le faire aux Égyptiens et à la communauté internationale », note Mme Dunne. « S’il a flirté avec l’idée d’amender la Constitution pour rallonger son mandat, il s’est rendu compte que cela n’était pas possible vu les mauvaises réactions que cela a suscitées », souligne-t-elle.

Déjà bien avant l’annonce même des premières candidatures, une pétition a circulé en octobre dernier sur les réseaux sociaux demandant le renouvellement du mandat de M. Sissi sans même que des élections ne soient tenues, réunissant plusieurs milliers de voix. Soutenue par de nombreuses personnalités égyptiennes, l’objectif de l’initiative était de rendre hommage au président en place pour « avoir su prendre certaines décisions fortes malgré le contexte économique difficile, en donnant sa confiance au peuple égyptien », et de n’« être affilié à aucun parti politique en particulier », selon Karim Salim, l’un des membres du comité de campagne. Plus d’une centaine de coordinateurs ont été éparpillés à travers le pays pour promouvoir la pétition tandis que les posters à la gloire du dirigeant se sont multipliés dans les rues égyptiennes. Autant de moyens mobilisés pour donner un peu de relief à une histoire dont tout le monde connaît déjà la fin.

lorientlejour.com

Donald Trump a assuré dans un courrier aux dirigeants africains que les Etats-Unis "respectent profondément" les Africains, deux semaines après un concert d'indignations provoqué par des propos insultants qui lui étaient attribués.

"Nos soldats combattent côte à côte pour défaire les terroristes" et "nous travaillons ensemble pour intensifier un commerce libre, juste et réciproque", a indiqué le président américain.

Dans cette lettre datée de jeudi 25 janvier 2018 et adressée aux chefs d'Etat rassemblés aujourd'hui et demain pour le 30e sommet de l'Union africaine, dans la capitale éthiopienne Addis Abeba, M. Trump indique par ailleurs que le secrétaire d'Etat Rex Tillerson se rendrait sur le continent en mars, pour la première fois depuis qu'il est chef de la diplomatie américaine.

Vendredi 26 janvier, Donald Trump a rencontré Paul Kagamé, le président du Rwanda et de l'Union africaine, au Forum économique mondial, et l'a présenté comme étant un «ami».

Au cours de l'entretien, Donald Trump aurait félicité Paul Kagamé pour sa désignation à la tête de l'Union africaine (UA).

Il aurait également demandé à son homologue rwandais de transmettre ses salutations chaleureuses aux chefs d'Etat africains réunis à Addis Abeba en Ethiopie.

Paul Kagame a, lui, jugé que l'entretien avait été « bon », ajoutant que les deux hommes avaient parlé d'économie et d'échanges commerciaux.

BBC Afrique

Le Président rwandais Paul Kagamé a été porté à la tête de l’Union africaine (UA)  à l’ouverture du 30e sommet de la descendante de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), ce 28 janvier 2018 à Addis-Abeba en Ethiopie.

Paul Kagamé succède à Alpha Condé à la présidence de l’Union africaine. Il a une idée bien précise de sa mission pendant son mandat. Le président rwandais compte mener à bien des réformes institutionnelles de l’organisation.

La première est l’autofinancement de l’UA, qui compte jusque-là à plus de 70% sur le financement extérieur pour fonctionner. Le président rwandais veut accélérer  la taxe de 0,2% sur les importations financières. Mais pour y arriver, il devra vaincre les réticences tant externes qu’internes qui freinent la mise en œuvre de cette taxe.

Paul Kagamé a également dans son agenda la paix et la sécurité, les affaires politiques, la création d’une zone de libre-échange continentaleet ladoption de positions communes sur les grands sujets mondiaux comme le climat. 

Burkina24.com

La Commission de l’Union africaine a profité du 30e sommet des Chefs d’Etat de l’Union africaine pour lancer, ce dimanche 28 janvier, à Addis Abeba, le Marché unique africain du transport aérien ou en anglais Single African Air Transport Market (SAATM).

Très attendu, le SAATM est le premier projet phare de l'Agenda 2063 de l'UA et vise à créer un marché unique et unifié du transport aérien en Afrique, à libéraliser l'aviation civile sur le continent et à faire avancer le programme d'intégration économique de l'Afrique. En amont de ce lancement, Mme. Amani Abou-Zeid, Commissaire chargée des Infrastructures et de l'Energie au sein de la Commission de l'UA, a souligné que l'industrie aéronautique soutient actuellement huit millions d'emplois en Afrique.

La Commissaire a déclaré que « le lancement du marché unique va stimuler les opportunités de promotion du commerce, les investissements transfrontaliers dans les industries de production et de services, y compris le tourisme, aboutissant ainsi à la création de 300 000 emplois directs supplémentaires et deux millions d'emplois indirects, une contribution importante à l'intégration et à la croissance socio-économique du continent ».

« L'importance du transport aérien en Afrique ne doit pas être sous-estimée. Même si l'Afrique ne contribue qu'à 1% du fret aérien mondial, ce chiffre représente également 35% de la valeur des marchandises transportées vers le continent. En outre, 85% du marché du tourisme en Afrique dépend du transport aérien », a déclaré M. Symerre Gray-Johnson, Responsable du programme sur l'Intégration régionale, les Infrastructures et le Commerce, au sein de l’Agence du NEPAD.

Aujourd'hui, 80% du trafic aérien en Afrique est assuré par des compagnies aériennes non africaines. Quant aux compagnies aériennes africaines, elles transportent moins de 3% du trafic aérien mondial bien que le continent représente plus de 17% de la population mondiale.

Le lancement du Saatm, marque une étape importante pour accélérer la mise en œuvre complète de la Déclaration de Yamoussoukro, qui fut adoptée en 1999, pour permettre une libéralisation complète de l'accès au marché entre les États africains, le libre exercice des droits de trafic, l'élimination des restrictions à la propriété et la libéralisation complète des fréquences, tarifs et capacités.

Ibrahim Assane Mayaki, Secrétaire Exécutif du NEPAD, a commenté :   

« L'Afrique est le deuxième continent le plus grand et le plus peuplé au monde. Nous devons absolument créer un continent pleinement connecté et trouver les moyens d'intégrer et de simplifier les infrastructures de transport. La réalisation du Marché Unique du Transport Aérien en Afrique dépendra de réformes politiques et réglementaires progressistes qui stimuleront la croissance de l'industrie aéronautique en Afrique. »

Fraternité Matin

Le président Ougandais, Yoweri Museveni, se félicite de la franchise de président américain. Donald Trump a récemment provoqué un tollé en qualifiant Haïti, la Salvador et certains pays africains de « pays de merde ». Aux yeux du président ougandais, Trump a le mérite de dire clairement ce qu’il pense.

Lorsque Yoweri Museveni prend la parole devant des parlementaires est-africains pour dire son amour de Trump, mardi 23 janvier à Kampala, l’assistance commence par rigoler.
Le président Museveni explique qu’il aime vraiment son homologue américain, qu’il décrit comme un des meilleurs présidents de toute l’histoire des Etats-Unis. Yoweri Museveni apprécie surtout, dit-il, sa franchise. Quant aux problèmes de l’Afrique, ajoute le président ougandais, il appartient aux Africains de les régler. 
Curieusement, l’ambassadrice des Etats-Unis à Kampala tentait au même moment d’atténuer la portée des remarques de Donald Trump. Deborah Malac les a qualifiées d’«assez dérangeantes et affligeantes»-, lors d’une réunion avec la présidente du Parlement ougandais, dont la presse locale s’est fait l’écho. 
Ce n’est pas la première fois que Yoweri Museveni défend Donald Trump. Début janvier, le président ougandais soulignait que les dirigeants africains devaient s’inspirer de son exemple, lorsque Donald Trump parle de restaurer sa grandeur aux Etats-Unis.

Pressafrik.com