Tidjane Thiam, Directeur Général de la banque Crédit Suisse, semble en effet s'inquiéter des pays africains qui empruntent à outrance.

Directeur Général de la banque Crédit Suisse, l’Ivoirien Tidjane Thiam semble s’inquiéter de l’endettement grandissant de certains pays d’Afrique. En effet, celui-ci a tout simplement qualifié de « folie », le fait que de nombreux états aient recours aux eurobonds – prêts en devises étrangères libellées depuis un pays et ceux, afin de financer des infrastructures vitales pour un pays.

Selon ce dernier, le fait que des États n’aient de cesse de lever des euros va avoir une seule conséquence, à savoir : une nouvelle crise économique. D’ailleurs, les prémisses d’un tel événement semblent être déjà perceptibles à certains endroits, dont le Congo Brazzaville ou le surendettement pèse très lourd sur les perspectives économiques du pays.

D’autres pays, notamment ceux de la région du FCFA et plus particulièrement la Côte d’Ivoire, empruntent des milliers de milliards en Eurobond et ce, à des taux absolument incroyables. Une sortie qui sonne finalement comme un avertissement. Celui-ci sera-t-il entendu et bien reçu ?

La Nouvelle Tribune

Plus de 6 000 églises fermées, une centaine de mosquées l’auraient également été. Cet acharnement que le président rwandais applique sur les églises pourrait être comparé à celui que son illustre homonyme cité dans la sainte bible (Saül de Tarse devenu Paul) menait contre l’église de JESUS. Aurait-il alors raison ? Au Rwanda, le gouvernement dit vouloir réguler le milieu religieux. Mais des craintes subsistent alors que le président est régulièrement accusé de violation des droits de l’homme.

En mars dernier, le président du Rwanda s’étonnait de la multiplication des églises de réveil dans son pays.

« 700 églises à Kigali », a-t-il dit à propos des lieux de culte dans la capitale. « Je ne pense pas que nous ayons autant de forages. Avons-nous même autant d’usines ? Cela est un gâchis ! », a-t-il ajouté. Pour le président rwandais, son pays n’a pas besoin de tant de lieux de culte, affirmant que leur nombre élevé ne pouvait qu‘être adapté aux économies plus grandes et plus développées qui ont les moyens de les soutenir.

Pour donc joindre l’acte à la parole, son gouvernement est engagé dans une réforme profonde du secteur religieux. Depuis plusieurs mois déjà, ce sont quelque 6 000 églises et une centaine de mosquées qui auraient été fermées selon la presse locale. Mais le décompte officiel n’a pas encore été communiqué.

Diplôme de théologie, paratonnerre… désormais exigés

Ces fermetures ont suscité des réactions mitigées dans un pays où les groupes de défense des droits humains accusent régulièrement le gouvernement Kagame de sévir contre la liberté d’expression, ce qu’il a toujours démenti. Les craintes se sont davantage amplifiées lorsque six pasteurs pentecôtistes qui ont protesté contre les fermetures d‘églises ont été arrêtés et accusés de “réunions illégales avec de mauvaises intentions”.

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Si les premières raisons évoquées par les autorités pour fermer les lieux de cultes indexés étaient le non-respect des normes de sécurité, d’autres mesures sont désormais envisagées pour définitivement réguler le milieu. Parmi elles, la dissociation des organisations confessionnelles de celles de la société civile, a précisé Alexis Nkurunziza, président du Rwanda Private Leaders Forum, dans un entretien à l’Associated Press.

Par ailleurs, tout pasteur qui voudrait ouvrir une église devra présenter un diplôme en théologie. Si certains estiment que ce diplôme n’est pas accessible à tous en raison de son coût, les partisans de cette injonction pensent que cela permettra de faire le tri.

Une nouvelle exigence pour les églises est également l’installation d’un paratonnerre, après un coup de foudre en mars qui a tué 16 fidèles et blessé 140 autres dans une église adventiste du septième jour, dans le sud du pays.

Le chemin sera désormais long pour les églises du réveil, et même les mosquées rwandaises. Toutefois, cet ensemble de mesures rassure une partie de la population qui s’en félicite en raison des pasteurs véreux qui ne chercheraient que leur pitance quotidienne dans la création de lieux de culte.

Africanews

L'ancienne épouse du président sud-africain Nelson Mandela, Winnie Mandela, est morte lundi 2 avri à l'âge de 81 ans des suites d'une maladie. 

« Elle est décédée des suites d'une longue maladie, pour laquelle elle a été hospitalisée à plusieurs reprises depuis le début de l'année. Elle est partie en paix en tout début d'après-midi lundi, entourée de sa famille » a déclaré son porte-parole.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a salué lundi la mémoire de Winnie Mandela, qualifiée de "voix de défi et de résistance" et de "symbole du désir de liberté de notre peuple". "Nous avons perdu une mère, une grand-mère, une amie, une camarade, une meneuse et une icône", a dit Cyril Ramaphosa, lui-même proche collaborateur de Nelson Mandela, lors d'une brève allocution télévisée en direct.

Égérie de la lutte anti-apartheid durant les 27 années d'emprisonnement de Nelson Mandela, libéré en 1990, Winnie Mandela était cependant devenue une figure controversée. Celle qui était surnommée la "mère de la nation" a notamment encouragé la violence pendant la lutte contre le régime ségrégationniste. L'ex-archevêque anglican sud-africain Desmond Tutu a à son tour salué la mémoire de Winnie Mandela, estimant qu'elle avait été un « symbole majeur" de la lutte contre l'apartheid. Elle a refusé de céder face à l'incarcération de son mari, le harcèlement perpétuel de sa famille par les forces de sécurité, les détentions, les interdictions et son bannissement. Son attitude de défi m'a profondément inspiré, ainsi que des générations de militants », a déclaré le prix Nobel de la paix.

 Les frasques de cette femme de caractère, son discours violent et des accusations de meurtre portées contre ses gardes du corps l'avaient rapidement éloigné de son époux. Nelson Mandela et Winnie, qui s'étaient mariés en 1958, avaient divorcé en 1996, deux après l’accession de Nelson Mandela à la magistrature suprême.

Europe 1

Le gouvernement rwandais met de l’ordre dans le milieu des cultes religieux. Depuis la semaine dernière, ce sont exactement 714 églises qui ont été fermées à Kigali seulement, rapporte le site d’informations rwandais The New Times.

« À ces églises, Kigali reproche le non-respect des normes de sécurité, d’hygiène et des exigences relatives au statut juridique. Dans certaines églises, il n’y avait par exemple de parc de stationnement, occasionnant ainsi des embouteillages sur certaines voies », souligne Justus Kangwagye, représentant de l’Etat qui coordonne les opérations. Certaines églises fonctionnaient tout simplement sous des tentes, sans point d’eau ni de toilettes.

L’exercice de votre liberté de culte ne doit pas empiéter sur les droits des autres. Ils ont été invités à interrompre les opérations jusqu‘à ce qu’ils répondent aux exigences”, a-t-il pointé.

Un autre groupe de lieux de culte est notamment décrié pour ses activités “illégales”. Ils fonctionneraient sans licence d’exercer en dépit des prescriptions de la loi qui en font une obligation. “La plupart ont échoué à honorer cela et n’ont pas réussi à obtenir des documents [d’opération] permanents. Ils ne peuvent pas être autorisés à fonctionner en dehors de la loi”, ajoute M. Kangwagye qui déplore que certaines églises se cachent derrière la liberté de culte pour violer la loi.

À l’en croire, il serait difficile pour certaines églises de reprendre du service dans ces conditions. À Kigali, la mesure du gouvernement est diversement accueillie. Selon The New Times, certains habitants de la capitale saluent la fermeture de ces églises, souvent accusées de troubler la quiétude des populations, notamment dans les quartiers résidentiels. Et puis, il y a ceux qui estiment que le gouvernement aurait dû accorder davantage de temps aux mis en cause afin qu’ils se conforment aux règles qui leur sont édictées.

Tout comme eux, le président du Forum des Églises du district de Nyarugenge, Mgr Innocent Nzeyimana, a également plaidé pour que ces églises soient autorisées jusqu‘à ce que les problèmes soulevés soient résolus.

Depuis le début des années 2000, une floraison d‘églises évangéliques, communément appelées “églises du réveil” ont fait leur apparition sur le continent, soulevant parfois une volée de critiques, notamment sur leur mode d’installation et de fonctionnement.

Africanews

  Avec un taux de participation de 81,1%, les Sierra-Léonais se sont massivement mobilisés pour le second tour de l’élection présidentielle. Julius Maada Bio, candidat de l'opposition, a remporté ce scrutin avec 51,81% des voix. Cet ancien militaire de 53 ans, qui a fait une partie de ses études aux Etats-unis, aura la lourde tâche de reconstruire une économie minée par l’inflation et l’endettement.

Le nouveau président sierra-léonais affirme vouloir faire de l’éducation sa priorité. «Je veux instaurer une éducation primaire et secondaire gratuite pour tous les enfants sierra-léonais», a lancé Julius Maada Bio durant sa campagne. Avec son épouse Fatima, il a lancé en 2014 une fondation pour venir en aide aux enfants défavorisés, aux femmes et à la jeunesse. Catholique, il est marié à une musulmane, et est père de quatre enfants.

  Sortir de la pauvreté Mais le principal défi sera économique. Seize ans après une terrible guerre civile qui avait fait 120.000 morts, la Sierra Leone reste à reconstruire. L'économie est toujours pénalisée par une épidémie d’Ebola qui a fait 4000 victimes entre 2014 et 2016 et une corruption endémique. Malgré un retour de la croissance, le président sortant Ernest Bai Koroma laisse «un pays miné par l'inflation». «Le prix du riz à quintuplé durant son mandat, la dette publique est en hausse et le chômage des jeunes au plus haut», affirme l’économiste Lansana Gbérie.

  Durant sa campagne, Julius Maada Bio s'est engagé à réviser les concessions minières et les avantages fiscaux accordés aux compagnies étrangères. Lors d’un débat télévisé, il a qualifié de «supercheries» la plupart des projets soutenus par Pékin, estimant qu’ils n’apportaient «aucun bénéfice à l’économie du pays et à ses habitants». Dans la dépendance de Pékin Une trentaine d’entreprises chinoises, basées à Freetown, financent et construisent la quasi-totalité des infrastructures du pays: routes, autoroute, barrages, réseaux d’eau et de télécommunications…

    Le pays est également dépendant des prêts à faible taux d'intérêts émis par l'ex-Empire du Milieu. Le président sortant faisait presque chaque mois le chemin de Pékin, pour réclamer un nouveau prêt. Il sera difficile pour Julius Maada Bio de sortir de cette dépendance. La marge de manœuvre dont dispose le nouveau président semble limitée, d’autant qu’il devra gouverner avec une Assemblée nationale largement dominée par l’opposition. Une première en Sierra Leone.

geopolis.francetvinfo.fr.

Selon Meftah Abdallah Missuri, anciennement interprète pour le colonel Kadhafi, de nombreux dirigeants seraient venus demander de l'aide à la Libye.

Meftah Abdallah Missuri, diplomate libyen et ancien interprète du colonel Kadhafi a en effet fait quelques révélations concernant la politique menée par l’ancien dirigeant libyen. Ainsi, selon ses dires, celui-ci était très généreux avec ceux qui venaient lui demander de l’aide… Nicolas Sarkozy n’aurait pas été le seul politique à avoir bénéficié d’un coup de pouce financier de la part de l’ancien chef d’État.

Selon ses révélations, Hosni Moubarak, ancien dirigeant de l’Égypte de 1981 à 2011, puis Zine el-Abidine Ben Ali, Président tunisien de 1987 à 2011, seraient venu à sa rencontre afin de lui demander un petit coup de pouce. De plus, la Libye aurait aidé de nombreux pays en difficulté, qu’ils se trouvent en Asie ou encore en Amérique Latine : « Nous aidions tous ceux qui souffraient de cataclysmes naturels, de famine, d’invasion acridienne. Nous envoyions des médicaments, des avions. ».

La Libye de Kadhafi, au chevet de nombreux pays

Au niveau de l’affaire Sarkozy et le supposé financement de la campagne de 2007, Meftah Abdallah Missuri a un avis bien tranché. En effet, selon ses dires, le colonel lui aurait avoué de vive voix qu’il était derrière le financement de cette campagne présidentielle. Toujours selon lui, ce financement aurait été fait à hauteur de 20 millions d’euros. Quelques années après, les ennuis commencent à éclater et Kadhafi ne peut compter sur l’aide de personne puisque Moubarak ou encore Ben Ali ne sont plus au pouvoir. Alors invité en Afrique du Sud, au Venezuela ou en Biélorussie, Kadhafi trouve en certains dirigeants une porte de sortie inespérée… Porte qu’il refermera très vite puisqu’il prend finalement la décision de rester dans son pays.

Concernant ses biens, son interprète assure finalement qu’il n’avait aucun compte à son nom dans aucune banque étrangère. Résultat, ce sont bel et bien les comptes de l’État Libyen qui ont été gelés et pas les siens. Concernant le reste de l’argent du colonel, celui-ci était enregistré auprès du ministère des Wakfs (donations religieuses), personne ne sait donc où celui-ci a véritablement atterri.

La Nouvelle Tribune