Cameroun: La Crise Anglophone au parlement britannique, la Ministre chargé de l'Afrique perturbée par une député.

Le monde
Typography

Le sujet a été évoqué ce 15 mai 2018 lors des questions orales au gouvernement de ce pays.

Jessica Morden, député britannique du parti des travaillistes (opposition), a soulevé la question de la crise anglophone ce mardi au parlement de Grande-Bretagne. Dans une série de questions adressées à Mme Harriet Baldwin, ministre d’Etat en charge de l’Afrique, la députée a sollicité des éclairages sur la situation sur le terrain et les mesures prises par les dirigeants anglais.

Dans sa première préoccupation, Jessica Morden a demandé « quelles discussions récentes le gouvernement britannique a eu avec la partie camerounaise sur la situation des violences dans le pays»Harriet Baldwin est alors revenue sur la visite qu’elle a effectuée au Cameroun en février dernier. Une visite qui l’a notamment conduite dans la ville de Buea, où elle a eu l’opportunité d’échanger avec un certains nombre d’acteurs. Elle a également affirmé avoir rencontré le premier ministre Yang Philemon au cours du sommet du Commonwealth en avril dernier.

AGBOR BALLA RENCONTRE HARRIETT BALDWIN 890x395 c

Harlette Baldwin avec les leaders Anglophone.

La réponse n’a visiblement pas satisfait Jessica Morden, qui est revenue avec une autre question. « Un citoyen camerounais qui a demandé l’asile ici a souligné la violence et la brutalité continue commises par le gouvernement dans les régions anglophones, ainsi que la crise aiguë des réfugiés qui en a résulté. Que peuvent faire les ministres pour aider à mettre en place un processus efficace visant à régler les problèmes et à mettre fin à la violence?», a-t-elle demandé.

Harriet Balwin, comme en février lors de son passage au Cameroun, a insisté sur le fait que seul un « dialogue inclusif» pourra apporter une réponse définitive à ce problème. « Il y a des violences dans les deux camps et nous sommes extrêmement préoccupés par cette situation. Nous encourageons non seulement le gouvernement, mais aussi tous les Camerounais à participer à un processus de dialogue inclusif. C’est une année électorale et les élections doivent avoir lieu sans que les gens n’aient recours à la violence», a-t-elle ajouté.

Lors de sa visite au Cameroun, Harriet Baldwin avait souligné l’attachement du gouvernement britannique à soutenir l’intégrité territoriale et l’unité du Cameroun. Elle avait également affirmé que la crise anglophone était une affaire strictement interne et qu’elle ne pouvait qu’être résolue par les Camerounais eux-mêmes.

journalducameroun.com.