Libye : l’interprète de Kadhafi fait des révélations

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Selon Meftah Abdallah Missuri, anciennement interprète pour le colonel Kadhafi, de nombreux dirigeants seraient venus demander de l'aide à la Libye.

Meftah Abdallah Missuri, diplomate libyen et ancien interprète du colonel Kadhafi a en effet fait quelques révélations concernant la politique menée par l’ancien dirigeant libyen. Ainsi, selon ses dires, celui-ci était très généreux avec ceux qui venaient lui demander de l’aide… Nicolas Sarkozy n’aurait pas été le seul politique à avoir bénéficié d’un coup de pouce financier de la part de l’ancien chef d’État.

Selon ses révélations, Hosni Moubarak, ancien dirigeant de l’Égypte de 1981 à 2011, puis Zine el-Abidine Ben Ali, Président tunisien de 1987 à 2011, seraient venu à sa rencontre afin de lui demander un petit coup de pouce. De plus, la Libye aurait aidé de nombreux pays en difficulté, qu’ils se trouvent en Asie ou encore en Amérique Latine : « Nous aidions tous ceux qui souffraient de cataclysmes naturels, de famine, d’invasion acridienne. Nous envoyions des médicaments, des avions. ».

La Libye de Kadhafi, au chevet de nombreux pays

Au niveau de l’affaire Sarkozy et le supposé financement de la campagne de 2007, Meftah Abdallah Missuri a un avis bien tranché. En effet, selon ses dires, le colonel lui aurait avoué de vive voix qu’il était derrière le financement de cette campagne présidentielle. Toujours selon lui, ce financement aurait été fait à hauteur de 20 millions d’euros. Quelques années après, les ennuis commencent à éclater et Kadhafi ne peut compter sur l’aide de personne puisque Moubarak ou encore Ben Ali ne sont plus au pouvoir. Alors invité en Afrique du Sud, au Venezuela ou en Biélorussie, Kadhafi trouve en certains dirigeants une porte de sortie inespérée… Porte qu’il refermera très vite puisqu’il prend finalement la décision de rester dans son pays.

Concernant ses biens, son interprète assure finalement qu’il n’avait aucun compte à son nom dans aucune banque étrangère. Résultat, ce sont bel et bien les comptes de l’État Libyen qui ont été gelés et pas les siens. Concernant le reste de l’argent du colonel, celui-ci était enregistré auprès du ministère des Wakfs (donations religieuses), personne ne sait donc où celui-ci a véritablement atterri.

La Nouvelle Tribune