Zimbabwe : les médias d’Etat annoncent l’investiture d’Emmerson Mnangagwa comme président

Le monde
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Au lendemain de la démission de Robert Mugabe après 37 ans à la tête du pays, les médias d'État ont annoncé mercredi que l'ancien vice-président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa serait "investi" vendredi 24 novembre.

« L’investiture du camarade Mnangagwa est prévue vendredi », a affirmé mercredi 22 novembre le site du groupe audiovisuel public ZBC. En exil depuis son éviction du pouvoir, l’ancien vice-président, 75 ans, doit arriver à Harare mercredi à 16h GMT, précise la ZBC, alors que son retour était initialement annoncé aux alentours de midi.

« Le président du Parlement fera l’annonce » mercredi, avait annoncé mardi le porte-parole de la Zanu-PF, le parti au pouvoir. « Le vice-président évincé Mnangagwa, que le comité central du parti a adoubé, devrait être celui qui prêtera serment en tant que président pour une période de 90 jours », avait poursuivi Simon Khaya-Moyo.

Mnangagwa attendu mercredi

Selon Khaya-Moyo, Emmerson Mnangagwa se trouvait toujours en exil mardi. Il « devrait rentrer dans les vingt-quatre heures » au Zimbabwe, a ajouté le porte-parole du parti, ce qu’a confirmé l’un de ses proches mercredi matin. « Il se rendra ensuite au quartier général du parti pour faire le point, puis au bureau de la présidence pour faire un autre point », a précisé son assistant personnel.

Emmerson Mnangagwa, redoutable sécurocrate surnommé le « crocodile » pour son caractère impitoyable, avait déjà été nommé dimanche président de la Zanu-PF en remplacement de Robert Mugabe, qui l’avait démis de ses fonctions le 6 novembre. Son limogeage, sur fond de rivalité avec l’ex-première dame Grace Mugabe, avait été le déclencheur de la crise ayant conduit à la chute du vieux président de 93 ans.

L’armée appelle à « la retenue »

Si Emmerson Mnangagwa vient à être nommé ce mercredi président pour 90 jours, « il reviendra au Parlement d’élire la personne qu’il souhaite à la présidence jusqu’aux prochaines élections », a précisé le porte-parole du parti. Avant la crise politique, les élections générales étaient prévues pour 2018.

L’armée a appelé mardi les Zimbabwéens à « la plus grande retenue » et au « respect de la loi », .....lire la suite