REVUE DE LA PRESSE DU 18/01/2017

Revue de presse
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L'actualité decortiquée pour vous

 

Actualité Politique :

 Durcissement : « Sadi interdit le Scnc et le consortium des anglophones ». C’est le titre qui barre la Une de La Nouvelle Expression. Finis, le Southern Cameroon national council (Scnc), et le Cameroon anglophone civil society consortium (Cacsc). Le Cameroun met fin au cadre de concertation organisé avec les groupes représentatifs des régions du NordOuest et du Sud-Ouest. Et décide de les renvoyer au maquis. En décidant de rompre avec ses interlocuteurs d’hier, le gouvernement camerounais choisit de durcir le ton dans la confrontation qui l’oppose depuis près de deux mois avec ceux qui se sont présentés comme les porte-paroles des deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Il choisit aussi (peut-être) de rompre le dialogue avec les deux groupements. Le Messager et Le Popoli renchérissent : « Le gouvernement dissout le Scnc ». Une décision surprenante de l’Etat qui, il y a encore quelques heures, négociait avec ces interlocuteurs. Le Quotidien de l’Economie quant à lui mentionne que c’est « au tour du gouvernement de durcir le ton ». Dans la journée 17 janvier, Issa Tchiroma, le ministre de la Communication a réitéré que le gouvernement ne cèdera pas au fédéralisme ou la sécession, et René Sadi a interdit les groupements dénommés « Southern Cameroons National Council » et « Cameroon Anglophone Civil Society consortium ». Cameroon Tribune lui, revient sur L’intégralité du propos liminaire du ministre de la Communication lors de son point de presse hier à Yaoundé : « Il n’y aura ni fédéralisme, ni sécession ». Face à l’intransigeance observée chez les représentants des syndicats, des associations ont été interdites hier. Ainsi donc, les travaux du Comité interministériel ad hoc chargé d’examiner et de proposer des solutions aux préoccupations soulevées par les syndicats des enseignants anglophones sont achevés, comme l’indique le communiqué de presse rendu public avant-hier par son président, le Pr. Ghogomu Paul Mingo. Même si ce dernier rappelle la « détermination du gouvernement à poursuivre le dialogue sur les questions relatives à l’amélioration du système éducatif camerounais (sous-systèmes anglophone et francophone), ceci dans le cadre de l’instance statutaire créée à cet effet par le Premier ministre le 8 novembre 2016.

Consultations électorales : « Comment affronter les élections de 2018 ». Dans le cadre de Dynamique citoyenne, une dizaine d’organisations de la société civile (Osc) ont échangé hier à Douala. Il est question de savoir comment préparer, dès maintenant, les élections prochaines. Dans une motion de soutien signée en février 2016, Paul Atanga Nji, ministre et secrétaire permanent du Conseil national de la sécurité, par ailleurs chargé de missions à la Présidence a fait une déclaration Mercredi 18 Janvier 2017. Il a laissé entendre qu’un examen minutieux de l’agenda présidentiel de l’année 2018 amène à constater qu’en 2018 et conformément à la loi, le Cameroun devra organiser les élections législatives, les élections municipales, les sénatoriales et bien sûr la présidentielle. Quatre grands scrutins d’une importance capitale pour le devenir du Cameroun et dont la préparation a déjà commencé. Voilà qui justifie la présence massive ce mardi 17 janvier 2017 d’une dizaine d’organisations de la société civile à Douala, raconte La Nouvelle Expression.

Positionnement : « Les 3 pour l’enfer nglophone ! ».Alors que des appels à la négociation fusent de partout, Paul Atanga Nji, Issa Tchiroma Bakary et Laurent Esso, ont maintenu un discours de fermeté à l’égard des manifestants de Bamenda et de Buea. Dans son discours de fin d’année, le chef de l’Etat semble même leur donner raison, indique La Scène Hebdo.

Décentralisation : « Où sont passés les conseils régionaux », se questionne L’œil du Sahel. Ce 18 janvier marque le 21ème anniversaire de l’entrée en vigueur de la loi constitutionnelle du 18 janvier 1996. Certes de grands pas ont été faits dans la mise en œuvre de certaines institutions républicaines, mais la Haute cour de justice, le Conseil constitutionnel et les Conseils régionaux manquent encore l’appel. Des organes pourtant importants dans la vie d’un Etat qui se veut démocratique. Alors que le débat enfle sur l’absence de ces entités dans l’édifice institutionnel, certains se demandent si les balbutiements en cours ne sont pas imputables à la non mise en place des régions.

Actualité Sociale :

Crise anglophone : « Dos au mur, Yaoundé cède à la pression », souligne Le Détective. Dans la foulée des premières mesures d’urgence en réponse à la crise dont l’octroi de 2 milliards Fcfa aux établissements privés laïcs et le recrutement spécial de 1000 diplômés du Supérieur dans les matières scientifiques et techniques, le gouvernement accède aux exigences des grévistes qui réclament la libération de toutes les personnes encore en détention avant l’ouverture du dialogue.

Chantage sécessionniste : « Le milliardaire Baba Danpulo arrose des millions aux avocats anglophones grévistes ». Révélation faite par La Scène Hebdo. Les deux régions « anglophones » connaissent un climat social tendu depuis plusieurs mois, rythmé par des appels récurrents aux « villes mortes ». Alors que les négociations piétinent, des voix s’élèvent déjà pour faire entendre leur exaspération face à cette situation. Le gouvernement semble partagé entre fermeté et négociation.

Terrorisme : L’œil du Sahel nous informe de ce que de « 07 policiers devant le tribunal militaire Maroua ». Le tribunal militaire de Maroua a été le théâtre d’un évènement inédit le 16 janvier 2017. Il s’y tenait en effet le procès des inspecteurs de police. En effet, pour la lutte contre les infiltrations des terroristes dans le chef-lieu de la région de l’Extrême-Nord, Midjiwaya Bakary avait interdit aux camions d’y entrer après 22 heures. Au lieu de veiller à sa stricte application, certains éléments des forces de l’ordre en ont pris le prétexte pour se remplir les poches, aidés en cela par les commerçants véreux, prêts à marcher sur les textes pour faire grimper leurs bénéfices.

Transport aérien : « Le vol manqué de Camair-Co ». Le Messager nous informe de ce que, l’un de ses Boeing a été refoulé en raison des problèmes administratifs

Actualités Economiques :

 Cameroun : « La Banque mondiale contredit le FMI sur le taux de croissance en 2017». Titre Le Quotidien de l’Economie. Décidément le taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) du Cameroun est loin de faire l’unanimité. Pour l’heure, ces deux institutions de Breton Woods : la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), les principaux surveillants de l’économie mondiale qui n’arrivent pas à accorder leur violon sur les prévisions de croissance du Cameroun pour l’année 2017. Le dernier rapport de la Banque mondiale sur les « perspectives économiques mondiales », publié le 10 janvier 2017, vient une fois de plus de mettre en exergue cette divergence d’appréciation de la croissance du Cameroun. Selon la Banque mondiale, les prévisions de croissance du Cameroun pour cette année sont plutôt en légère augmentation malgré le contexte de morosité économique que vivent toute la sousrégion Afrique centrale et le Cameroun en particulier. Pour cette institution de Bretton Woods, le Cameroun devrait tabler sur un taux de croissance de l’ordre de 5,7% en 2017 et 6,1% en 2018 et 2019. En cela, la Banque mondiale est plus proche du gouvernement camerounais.

Importation du sucre : Forum Libre croit savoir « pourquoi le sucre sera plus rare et cher en 2017 ! ».Alors qu’une projection de disponibilité de 274 000 tonnes de sucre est faite pour cette année 2017 représentant la production de Sosucam et des agloméries, face à une demande nationale de près de 350 000 tonnes par an. Le retour des taxes depuis 2016 sur les importations du sucre plombant l’activité des agloméries. La Ligue nationale des consommateurs annonce le chaos sur le marché. L’urgence d’ouvrir les importations pour compléter le gap de plus de 50 000 tonnes de sucre s’impose.

Mekin : « Deux ponts empêchent l’utilisation optimale du barrage hydroélectrique». Selon Le Quotidien de l’Economie, la construction de deux ponts sur les fleuves Dja et Lobo, en amont du barrage hydro-électrique de Mekin, se présente comme un préalable indispensable à l’utilisation des pleines capacités de la centrale. Selon les ordres de services signés le 10 juin 2016 par Frédéric Biya Motto, directeur général d’Hydro Mekin, prescrivant le démarrage des travaux, le pont sur le fleuve Dja se trouve dans la localité de Ngalla, sur l’axe Ngalla-Bissombo, alors que celui sur la Lobo sera construit dans le village Assok-Ngombo. Ces ouvrages de 90m linéaires chacun devront permettre la traversée des fleuves après la montée des eaux, consécutive à la fermeture des vannes du barrage, maintenant ainsi la circulation sur ces axes routiers. Mais d’après une source, le retard accusé dans la réalisation de ces ouvrages, qui font partie intégrante du plan de gestion environnemental et social du projet, pose deux problèmes fondamentaux.

Actualités Sportives :

CAN 2017 : La Nouvelle Expression nous fait dire que « le Cameroun est sous la pression de la Guinée Bissau ». Le match nul concédé par le Cameroun face aux étalons du Burkina Faso lors de la 1ère journée de la Coupe d’Afrique des nations de football a un tout petit peu freiner l’ardeur et l’envie des poulains de Hugo Broos dans cette compétition. A la fin de cette rencontre pourtant dominée par les Lions Indomptables, on a lu la déception sur le visage des joueurs à la sortie de la pelouse. Car, ces derniers ont compris qu’ils vont désormais batailler dur pour arracher une place qualificative pour le deuxième tour. Et cela passe par une victoire absolue ce mercredi face à la Guinée Bissau. Cameroon Tribune indique que « l’efficacité est recommandée ».Avec la probable titularisation de Vincent Aboubakar ce soir au stade de l’Amitié, les Lions espèrent enfin gagner.

Ligue 1 et 2 : « L’argent plombe la reprise des championnats ». Le coup d’envoi de la saison initialement prévu le 21 janvier 2017, a été atermoyé sine die, en raison d’un déficit chronique de moyens financiers. Cette situation présage d’un football professionnel chaotique cette saison, note La Nouvelle Expression. Le Messager lui, précise que « la Primature et la Fécafoot sont sur le banc des accusés ». Les deux instances masquent le déblocage des fonds devant permettre à la Ligue de démarrer ses activités.

                                                             Franck Essi

    SOURCES : H M Consulting Revue de presse du Mercredi 18 Janvier 2017