Cameroun/Yaoundé, des ghettos en plein centre-ville: situation déplorable ou originale?

Dossier spécial
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Vous avez dit Centre-ville?

Non sans vouloir jeter le doute sur ce magnifique cliché de notre photographe (ce cher @nyreo) l’on ne saurait croire que ce grand bidonville se situe à moins de 2 km à vol d’oiseau du palais présidentiel de la République du Cameroun. Il se situe à exactement 100 mètres de l’avenue Jean Paul deux et à 3 minutes du centre administratif et urbain.

La question que l'on peut se poser de prime abord est la suivante: quelles sont les raisons qui expliquent la "non-rénovation" (excusez le néologisme) des vieux quartiers? En effet, l'état des logements ne semble pas avoir évolué depuis l'exode urbain massif enregistré au cours des années 60 à 80. Lesdits logements sont dans un état de délabrement tel qu'ils représentent un réel danger pour leurs occupants.  

La prolifération de logements ne respectant pas les normes de construction s’est faite durant la période susmentionnée et a été accompagnée par des politiques humanitaires que l’Etat a mises en place en vue d’éviter des catastrophes sanitaires, à savoir approvisionner ces populations en eau et en électricité. Seulement depuis cette période, plus rien n'a vraiment été fait. Il faut noter qu'en ce qui concerne l'approvisionnement en électricité et en eau, l'Etat semble faillir à son devoir. 

Et les communautés Urbaines dans tout ça? 

Les communes sont supposées être le prolongement de l'Etat et un office au travers duquel les populations s'adressent à l'Etat. 

Etant donné les conditions de vie des habitants de ce bidonville pour ne citer que celui-ci, il semble logique de se poser la question de savoir ce qui empêche la mise en place et la réalisation de projets de rénovation des quartiers, qui soient cohérents et permettent de redonner un visage neuf auxdits quartiers. En effet, casser des logements, expulser leurs habitants et laisser désert les lieux abritant ces anciens lieux de vie pose quand même question.

On pourrait par exemple commencer par retracer les frontières entre différents quartiers tels que Madagascar, Carrière, Tsinga, Mokolo, etc. Puis, songer plus sérieusement à reconstruire, pour le bien des populations, de la communnauté, de la ville!