Cameroun: L'ex sécrétaire général de Paul Biya s'exprime sur la crise anglophone.

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Le candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2007 soutient que seule une implication directe de Paul Biya peut permettre de trouver une solution aux soubresauts enregistrés dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Titus Edzoa dit ce qu’il pense de la crise anglophone. L’ancien secrétaire général de la présidence de la République en a parlé sur Canal 2 international le 17 juillet 2018. L’invité de « La grande interview » a dit qu’en tant qu’homme d’Etat, citoyen, il a la certitude que la crise anglophone pouvait être évitée. Car a-t-il soutenu, « tout pays connaît des crises. Et lorsqu’une crise survient il faut tout faire pour la juguler. Mais pas par la force mais par l’ouverture des consciences, par l’explication de la crise afin qu’on puisse trouver des solutions idoines ». Il a parlé d’une crise « tellement grave » jonchée d’une succession de faits, de la « guerre civile ».

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 L’ancien prisonnier de Paul Biya a dit ressentir de l’amertume et de la tristesse. Il a expliqué que le problème dans les régions anglophones aujourd’hui n’est pas un problème du bilinguisme. Selon lui, il se retrouve sous trois aspects qui sont l’aspect culturel, historico juridiques et socio-politiques.

Revenant sur ses origines l’ex-ministre de la santé publique du Cameroun déclare que la crise naît du changement du nom du pays doublé de la révision de la Constitution en 1984. Dès lors explique-t-il, « la partie anglophone se sent assimilée ».

Pour Titus Edzoa, les revendications peuvent se comprendre. Il ajoute : « même si je ne suis pas pour le fédéralisme. Je suis plutôt pour une décentralisation.  Dans la mesure où si on ne peut pas gérer un État comme on le démontre en ce moment ce ne sont pas trois États qu’on pourrait gérer ».

 L’ancien haut commis de l’État pense que s’il y avait eu le décret d’application de la loi sur la décentralisation « il n’y aurait pas eu ce que l’on vit aujourd’hui ». Après l’échec de diverses missions gouvernementales envoyées dans les régions sous tension, il en déduit que seul Paul Biya peut régler la crise. Il préfère que les partisans de la lutte armée ne soient pas écartés lors d’un éventuel dialogue. Car suggère-t-il, il faut voir ce qui les amène à prendre les armes.

cameroon-info.net.

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