Comédie mondiale, tragédie des peuples

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Les relations internationales tiennent-elles vraiment compte des problèmes des peuples?

Les relations internationales dans le monde tel qu’on nous les enseigne dans les écoles de science politique s’appuient sur un triptyque : la course aux armes, l’équilibre de la puissance et le dilemme de la sécurité. Cette approche réaliste des écoles américaine est une explication logique du model de fonctionnement des Etats-Unis en rapport avec les autres pays du monde entier. L’hégémonie américaine, tel que perçu par l’opinion public à travers les média est une théâtralisation des réalités sous-jacentes qui sont le socle des motivations réelles de ces états.

Toutes les chancelleries du monde s’accordent à dire que les Etats unis ne s’intéressent qu’au pétrole gage de leur domination dans le monde. Si depuis la chute de l’URSS on a senti le monde moderne basculer dans une uniformité qui, lorsqu’elle est poussée à l’extrême se fait appeler mondialisation ; c’est le fait de diffuser une pensé globale et unique à travers le monde. Aujourd’hui l’on a l’impression d’observer un grand retour de la bipolarisation disparu il y a 25 ans. Le théâtre des différentes opérations de guerres que l’on observe aujourd’hui est révélateur du retour à la bipolarité du monde toujours avec d’un côté la Russie aujourd’hui incarnée par le président Vladimir Poutine et de l’autre les nations occidentales, et leurs pléthores de dirigeants intellectuels.

Notre interrogation porte sur les nouveaux enjeux de la guerre que l’on observe dans le golfe persique. Quelle réalité les peuples arabes ignorent comment se fait-il que des groupes guerriers s’insurgent aujourd’hui sans que l’on ne sache leur origine ou encore leur capacité a gérer les affaires publiques au cas où ces groupes prendraient effectivement le contrôle stratégique du pouvoir.

L’enjeu de la bagarre: la Syrie représente 2 500 000 000 de barils de pétrole et l’Iran représente   157 300 000 000 de barils de pétrole et nous ne voulons pas évoquer ici les quantités énormes de gaz du sous-sol iranien. Cette zone est contrôlée par les Etats unis et ses alliés ainsi ces puissances s’assurent le contrôle totale des ressources rares et même si cela doit se faire à travers des politiques diplomatiques parfois peu regardante sur les idéaux prônés par ces puissances-là. L’objectif étant de s’assurer le contrôle du marché juteux du pétrole nécessaire au fonctionnement de l’économie mondiale.

Les récalcitrants: voici donc que les deux derniers bastions de la résistance dans le golfe persique sont tous désignés il s’agit d’un côté de la Syrie et de ses réserves pétrolières mais surtout de son positionnement stratégique dans le golfe. Avec au nord la Turquie solide allié de l’OTAN et possédant une base militaire prêt de sa frontière avec le Sud, à l’est, l’Irak désormais sous le contrôle démocratique des états unis mais également base arrière des groupes armés de l’Etat islamique ou DAESH, Le LIBAN et ISRAEL juste à l’ouest. De l’autre coté la Syrie pays des Ayatollahs, est aujourd’hui la cible de toutes les critiques du fait d’abord de son désir de développer l’énergie nucléaire. Mais aussi l’Iran représente une terre stratégique du faite de son positionnement au cœur du golf et de sa proximité avec l’Asie ainsi que sa main mise sur le détroit d’Ormuz qui est un lieu vital dans le marché du pétrole. Ainsi présentés, les récalcitrants sont ceux qui refusent de se plier au dictat impérialiste de l’occident et ceux-ci se voit donc menacés de sanctions grave par les Etats-Unis à propos de questions relatives tels que les droits de l’homme ou encore des soupçons portés sur l’IRAN et son imaginaire enrichissement sur le nucléaire militaire.

La vrai raison du désordre : la raison des droits de l’homme reprochée à Bachard Al ASSAD ne peut être considérée quand on sait que les Etats-Unis soutiennent l’Arabie Saoudite pays où la Charia est appliquée le plus durement dans le monde. Pourquoi interdit-on à l’Iran de se doter des moyens de défense dissuasif quand on sait que le Pakistan voisin pays arabe est doté de l’arme atomique. Les vrais raison de ce désordre que nous observons aujourd’hui sous forme de guerre mondiale est la bataille pour le contrôle total du pétrole dans le golfe Arabe.

La Russie vient désormais équilibrer les velléités hégémoniques des puissances de l’Otan car la manne pétrolière intéresse tout le monde. Et le pays des Tsars qui s’impose en Europe de l’est par sa capacité d’approvisionnement et de distribution en gaz naturelle, et par conséquent la recherche de nouveaux viviers d’approvisionnement.

Les mécanismes de déstabilisation sont connus

La diabolisation médiatique: le propre des occidentaux est de faire croire au monde qu’un dirigeant lambda n’est plus fréquentable. Voilà donc que du jour au lendemain ceux-là qui étaient les amis des dictateurs subitement se soucient de leurs peuples et mettent en avant l’absence des droits de l’homme. Les médias du monde subitement se réveillent face à leurs vieux amis d’hier. Ne nous laissons pas avoir.

Le terrorisme : sans vouloir être diseur de bonnes aventures, les pays contrôlés ou alors ayant une base militaire de l’OTAN son ceux où l’on retrouve aujourd’hui le plus d’activités terroriste notamment, avec Al QaÏda et DAESH (Irak Afghanistan Pakistan et Arabie saoudite)  L’on pourrait dire ici que les puissances occidentales ne sont pas capables d’assurer la sécurité intégrale des territoires où l’on retrouve leurs bases militaire.

La télévision et l’information de masse permettant de donner onction à tous les actes unilatéralement décidé par eux, est le meilleur moyen de donner du crédit aux stratégies mises en place par les grandes puissances. Le rôle de la Russie se résume donc ainsi à une espèce de contre poids dans la mesure où son allié syrien est menacé, ce qui peut faire perdre à la Russie une de ses plateformes stratégiques dans le repositionnement des équilibres mondiaux diminuant ainsi son influence dans le monde.

Pendant ce temps l’on ne saurait plus compter la véritable catastrophe humanitaire qui se déroule et qui génère un nombre de victimes incommensurables.