Cameroun:Voici le plan de Maurice Kamto pour prendre le pouvoir.

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Sur fond de tribalisme, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), arrivé deuxième à la dernière élection Présidentielle semble déterminé à prendre, par tous les moyens, d’assaut le palais d’Etoudi. Voici comment 

Depuis la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 07 octobre 2018, le mouvement pour la renaissance du Cameroun ne cesse de faire les unes de l’actualité sociopolitique au Cameroun. Le potentiel nouveau parti politique leader de l’opposition brille désormais par la contestation et la « violence ». En cette période de  pré prestation de serment du Président Paul Biya réélu, le MRC a choisi l’option de l’agitation et de la déstabilisation. Que recherche le MRC à travers ces activités hors la loi ? Comment le mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) veut déstabiliser le Cameroun pour prendre le pouvoir ? Avec des milices cybernétiques et des militants miliciens, La stratégie du mouvement pour la Renaissance du Cameroun à deux volets. Une première stratégie qui se concentre sur le territoire national via les médias sociaux et la contestation dans la Rue et une autre qui se fait à l’extérieur du Cameroun avec la diaspora et surtout par un lobbying auprès des institutions internationales et des hommes politiques occidentaux.

La milice sur les réseaux sociaux

Elle est constitué d’un ensemble de sans emplois et sans papiers n’ayant pas voté le 07 Octobre 2018 résidants en Europe au Cameroun et aux Etats-Unis et de quelques influenceurs dont les stars sont Patrice Nganang, Valséro Boris Bertolt et Paul Chouta qui ont pour mission d’injurier et de saboter tout ceux qui seraient contre le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Le 22 octobre pour rappel, des activistes apparentés au mouvement pour la Renaissance du Cameroun, à la suite de la prise de parole de Maurice Kamto contestataire des résultats à l’élection du 07 octobre 2018, lançait un appel à manifestation via les réseaux sociaux. Une première tentative qui avorta vu le caractère passif des Camerounais. Les citoyens camerounais n’ayant pas suivi ce mouvement ont tout simplement vaqué à leurs occupations comme à l'accoutumée. Après cet appel il était question pour les militants du MRC de monter d’un cran à travers des mises en scène grotesques visant à démontrer que les forces de défense et de sécurité Camerounaise commettent des exactions et surtout emploient des méthodes d’une autre époque telle que la torture.

Les Milice de rue

Il existe des milices au Cameroun et aussi des milices à l’étranger.

Les Milices Camerounaises

Plusieurs chefs de cette milice sont recensés, il s’agit de Paul Éric Kingue ancien maire RDPC, un certain Bibou Nissack, Monsieur Okala Ebodé avec aussi maitre Ndoki qui aura marqué les esprits par son éloquence face aux membres du conseil constitutionnel. Le samedi 27 Octobre 2018 l’on a vu la mascarade de Douala ou Maître Ndoki star des prétoires s’est lamentablement étalée dans une rigole de la ville de Douala, voulant faire croire à une violence policière devant des badauds éberlués par la mise en scène grotesque destinée à la communauté internationale. Mal lui en a pris car les Camerounais ne sont pas dupes. Cette scène a tout simplement tournée à la dérision et débouché à l’un de ces  challenges sur les réseaux sociaux dont les jeunes Camerounais ont le secret : le « Ndoki Challenge ». Par ailleurs c’est sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame des victoires de la ville de Yaoundé qu'une dizaine de militants MRC ont décidé de passer à l’action espérant une nouvelle fois être brutalisé par la police. La Police et la gendarmerie camerounaise ont tout simplement procédé à des arrestations de routines et tous les miliciens militants du MRC sont à ce jour en liberté.

Ndokki

Maitre Ndokki dans la rigole

Ndoki challenge

Ndokki challenge

La milices de militants  Diaspo(rien)s

Par ailleurs, les citoyens Camerounais résidant à l’étranger ont entrepris quant à eux des actions de déstabilisation vis-à-vis de leurs concitoyens. Pour la plupart n’ayant pas pris part aux opérations de vote, c’est une horde de sans-papiers Camerounais résidant en Europe qui a tenté de faire croire au monde que notre pays le Cameroun se porte mal. Ceux-ci ont entrepris de manifester et d’entamer des actions de boycott à l’encontre de tous ceux qui ont soutenu la campagne du RDPC. Les premiers à subir cela sont les artistes et autres activistes ayant pris part à la campagne électorale du RDPC. Par ses actions violentes, le mouvement pour la Renaissance du Cameroun MRC essaie de créer un scénario à l’ivoirienne en mettant en avant la violence tribale qui déboucherait éventuellement sur une riposte. Les  conséquences des représailles recherchées ici par les miliciens Militants, peuvent être une escalade violente avec  pour conséquence, une intervention directe de la communauté internationale. Une autre tentative vaine vue que les Camerounais épris de paix semblent plus matures que la plupart des peuples. Ceux-ci préfèrent le train-train quotidien de leur vie qui est agrémenté de bons moments et de commentaire autour d’une bière.

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La capacité de nuisance du MRC repose jusqu’ici sur un appui extérieur. Le mouvement politique compte ainsi sur le réseau étendu dans les instances judiciaires internationales de son président qui officie en tant que avocat international. Les appuis du MRC sont perceptibles surtout dans les médias français qui semble donner la parole plus qu’a n’importe quel opposant. Si son modèle économique fortement extraverti ressemble trait pour trait à celui d’Alassane Ouattara de Cote d’ivoire, on se demande bien à combien a été vendu le Cameroun par Maurice Kamto, qui semble faire une fixation sur le fauteuil présidentiel, sacrifiant ainsi les élections législatives et municipales à venir. Il est bon de rappeler que les camerounais ne sont pas dupes et que ces derniers ne sauraient confier les reines de leurs pays à une milice fasciste intolérante qui brandit la peur au lieu de propositions politiques valables. Les forces de défenses camerounaises demeurent républicaine et respectent désormais les lois et règlement en matières d’appréhension et de traitement des hors la loi.

Gontran ELOUNDOU

analyste politique.