Sur fond de tribalisme, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), arrivé deuxième à la dernière élection Présidentielle semble déterminé à prendre, par tous les moyens, d’assaut le palais d’Etoudi. Voici comment 

Depuis la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 07 octobre 2018, le mouvement pour la renaissance du Cameroun ne cesse de faire les unes de l’actualité sociopolitique au Cameroun. Le potentiel nouveau parti politique leader de l’opposition brille désormais par la contestation et la « violence ». En cette période de  pré prestation de serment du Président Paul Biya réélu, le MRC a choisi l’option de l’agitation et de la déstabilisation. Que recherche le MRC à travers ces activités hors la loi ? Comment le mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) veut déstabiliser le Cameroun pour prendre le pouvoir ? Avec des milices cybernétiques et des militants miliciens, La stratégie du mouvement pour la Renaissance du Cameroun à deux volets. Une première stratégie qui se concentre sur le territoire national via les médias sociaux et la contestation dans la Rue et une autre qui se fait à l’extérieur du Cameroun avec la diaspora et surtout par un lobbying auprès des institutions internationales et des hommes politiques occidentaux.

La milice sur les réseaux sociaux

Elle est constitué d’un ensemble de sans emplois et sans papiers n’ayant pas voté le 07 Octobre 2018 résidants en Europe au Cameroun et aux Etats-Unis et de quelques influenceurs dont les stars sont Patrice Nganang, Valséro Boris Bertolt et Paul Chouta qui ont pour mission d’injurier et de saboter tout ceux qui seraient contre le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Le 22 octobre pour rappel, des activistes apparentés au mouvement pour la Renaissance du Cameroun, à la suite de la prise de parole de Maurice Kamto contestataire des résultats à l’élection du 07 octobre 2018, lançait un appel à manifestation via les réseaux sociaux. Une première tentative qui avorta vu le caractère passif des Camerounais. Les citoyens camerounais n’ayant pas suivi ce mouvement ont tout simplement vaqué à leurs occupations comme à l'accoutumée. Après cet appel il était question pour les militants du MRC de monter d’un cran à travers des mises en scène grotesques visant à démontrer que les forces de défense et de sécurité Camerounaise commettent des exactions et surtout emploient des méthodes d’une autre époque telle que la torture.

Les Milice de rue

Il existe des milices au Cameroun et aussi des milices à l’étranger.

Les Milices Camerounaises

Plusieurs chefs de cette milice sont recensés, il s’agit de Paul Éric Kingue ancien maire RDPC, un certain Bibou Nissack, Monsieur Okala Ebodé avec aussi maitre Ndoki qui aura marqué les esprits par son éloquence face aux membres du conseil constitutionnel. Le samedi 27 Octobre 2018 l’on a vu la mascarade de Douala ou Maître Ndoki star des prétoires s’est lamentablement étalée dans une rigole de la ville de Douala, voulant faire croire à une violence policière devant des badauds éberlués par la mise en scène grotesque destinée à la communauté internationale. Mal lui en a pris car les Camerounais ne sont pas dupes. Cette scène a tout simplement tournée à la dérision et débouché à l’un de ces  challenges sur les réseaux sociaux dont les jeunes Camerounais ont le secret : le « Ndoki Challenge ». Par ailleurs c’est sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame des victoires de la ville de Yaoundé qu'une dizaine de militants MRC ont décidé de passer à l’action espérant une nouvelle fois être brutalisé par la police. La Police et la gendarmerie camerounaise ont tout simplement procédé à des arrestations de routines et tous les miliciens militants du MRC sont à ce jour en liberté.

Ndokki

Maitre Ndokki dans la rigole

Ndoki challenge

Ndokki challenge

La milices de militants  Diaspo(rien)s

Par ailleurs, les citoyens Camerounais résidant à l’étranger ont entrepris quant à eux des actions de déstabilisation vis-à-vis de leurs concitoyens. Pour la plupart n’ayant pas pris part aux opérations de vote, c’est une horde de sans-papiers Camerounais résidant en Europe qui a tenté de faire croire au monde que notre pays le Cameroun se porte mal. Ceux-ci ont entrepris de manifester et d’entamer des actions de boycott à l’encontre de tous ceux qui ont soutenu la campagne du RDPC. Les premiers à subir cela sont les artistes et autres activistes ayant pris part à la campagne électorale du RDPC. Par ses actions violentes, le mouvement pour la Renaissance du Cameroun MRC essaie de créer un scénario à l’ivoirienne en mettant en avant la violence tribale qui déboucherait éventuellement sur une riposte. Les  conséquences des représailles recherchées ici par les miliciens Militants, peuvent être une escalade violente avec  pour conséquence, une intervention directe de la communauté internationale. Une autre tentative vaine vue que les Camerounais épris de paix semblent plus matures que la plupart des peuples. Ceux-ci préfèrent le train-train quotidien de leur vie qui est agrémenté de bons moments et de commentaire autour d’une bière.

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La capacité de nuisance du MRC repose jusqu’ici sur un appui extérieur. Le mouvement politique compte ainsi sur le réseau étendu dans les instances judiciaires internationales de son président qui officie en tant que avocat international. Les appuis du MRC sont perceptibles surtout dans les médias français qui semble donner la parole plus qu’a n’importe quel opposant. Si son modèle économique fortement extraverti ressemble trait pour trait à celui d’Alassane Ouattara de Cote d’ivoire, on se demande bien à combien a été vendu le Cameroun par Maurice Kamto, qui semble faire une fixation sur le fauteuil présidentiel, sacrifiant ainsi les élections législatives et municipales à venir. Il est bon de rappeler que les camerounais ne sont pas dupes et que ces derniers ne sauraient confier les reines de leurs pays à une milice fasciste intolérante qui brandit la peur au lieu de propositions politiques valables. Les forces de défenses camerounaises demeurent républicaine et respectent désormais les lois et règlement en matières d’appréhension et de traitement des hors la loi.

Gontran ELOUNDOU

analyste politique.

Depuis 1982 les Camerounais l’ont comme Président de la République. Le 22 octobre 2018 il rempile pour un 7e mandat.  Son prochain septennat sous l’égide de la « force de l’expérience » semble agacer certains qui voient en cette longévité au pouvoir, un frein à l’émergence économique du Cameroun. D’autres par contre assurent qu’il est le meilleur président que les Camerounais puissent avoir, du fait de son expérience du pouvoir et surtout de sa maitrise innée de la gestion des hommes et des institutions. 43 ans à la tête de l’État en 2025, Paul Biya remballe. Va-t-il finir ce mandat ou non ? Qu’on l’aime ou qu’a la haie qu’on le veuille ou pas le Président Paul Biya demeure le maitre incontestable, le pilote de cette machine politique compliquée qu’est le Cameroun, voici sommairement pourquoi les Camerounais lui confient encore 07 ans.

 

Au Cameroun il est l’homme le plus populaire. Aimé ou détesté, mais connu de tous, (même des pygmées de la forêt). Le Président Paul Biya rempile pour 7 ans. Née en 1933, cette intellectuelle à l’élégance quasi parfaite et au raffinement digne de la haute bourgeoisie occidentale, semble toujours plaire à la population camerounaise.  Celle-ci lui  a exprimé pour la circonstance son désir de le voir continuer de conduire le Cameroun.  Beaucoup de Camerounais ne connaissent que lui comme Président. Un "homme mou" disait ses détracteurs, le chef de l’Etat comme on l’appelle a opté pour une recette qui semble marcher. Même les Dieux millitent en sa faveur dans la mesure où ce dernier fait le consensus tant sur la terre des hommes avec son pouvoir politique que  militaire sans oublier son système économique unique. Mais aussi l'unanimité naturel avec une incroyable longévité physique et mentale.

Sur le plan politique, Paul Biya accède constitutionnellement au pouvoir. En tant que successeur du défunt président Ahidjo, il accède à une machine politique qui est une copie du modèle partisan issu du parti communiste chinois. Une oligarchie où l’accès est réservé à une élite bien définie et qui pense avec lui la politique du Cameroun. La star c’est lui bien qu'issu du Parti unique, Il est celui qui aura accepté que le multipartisme se reconstruise, mais a tenu à faire de ce multipartisme,  un multipartisme à la « sauce Biya ».  250 partis Politiques sont nés (même s'il n’existe pas vraiment) tous étant l’émanation des origines tribales de leurs leaders.  Il administre ainsi son pays par dosage en équilibrant les forces vives. La politique de l’équilibre régional, la politique de l’administration de proximité par les autorités traditionnelles, avec lui toutes les revendications sont légitimes et peuvent trouver une oreille favorable du moment où elles se manifestent avec insistance dans la rue mais sans violence. Sous son règne le statu quo est la méthode par laquelle il neutralise les adversaires politiques. Créant ainsi lui-même ses opposants et ses coalitions. Tous ou presque ont collaboré de près ou de loin avec le système Paul Biya. Voilà pourquoi sur le plan politique Paul Biya est le maître des cartes et ne semble pas le seul à comprendre la politique du Cameroun.

Sur le plan militaire, le Président de la République là aussi  a fait de l’armée un véritable allié qui cohabite parfaitement avec les civils. Ici il est le chef d’État-major (même si cela n’est pas officiel) et le vrai ministre de la défense. En effet le Cameroun n’a pas un chef d’État-major des armées comme ailleurs, mais plusieurs chefs des États-majors en charge de différents secteurs de l’armée. Paul Biya a ainsi pu constituer une véritable force loyale et Républicaine dont les effectifs véritables ne sont connus de personnes. Il a par la suite réussi à créer des forces d’élites et spécialisé dans tous les domaines aériens et terrestres indépendantes les unes des autres, mais toutes dépendant de lui.  Une armée forte et redoutée en Afrique centrale qui  bénéficie d’un encadrement de haut niveau du fait de la diversité de partenaires militaire dont lui seul a le secret.  Avec à son actif plusieurs guerres, le Président Paul Biya a réussi à imposer le respect dans la sous-région tant par les victoires sur le terrain militaires que diplomatiques.

Si les Camerounais continuent d’accepter Paul Biya comme leur chef de l’État, leur président c’est bien parce que sur le plan économique la liberté d’entreprendre est effective. Elle est tellement effective que le secteur informel a pris le dessus sur l’économie formelle. Les Camerounais sont désormais des chefs d’entreprises qui ont la possibilité d’entrer dans tous les secteurs d’activité. La corruption au Cameroun a aussi été l’un des alliés de la politique de Paul Biya en 36 ans de règne, le Président Biya a réussi à faire de la corruption l’élément de régulation dans les relations économiques. Faisant ainsi peser sur chaque Camerounais une épée de Damoclès qui les oblige à évoluer dans un contrat fondé sur la tolérance administrative. Au Cameroun tout le monde trouve son compte. Les Camerounais ont une double culture traditionnelle-agricole et aussi moderne parviennent généralement à vivre grâce à des revenus souvent nos déclarés.

Le Président de la République rempile donc pour 7 ans d’après les observateurs, c’est son dernier mandat beaucoup mis sur la force de la nature pour opérer cette transition que certains pensaient avoir déjà entamé au point de la trouver interminable. Par contre si la mort du Président Biya semble être son seul vrai adversaire, les Camerounais semblent apprécié à sa juste valeur leurs présidents de la République, leur père, qui selon eux est le seul à décider de quand il partira ou pas.

Gontran ELOUNDOU.

Nous y sommes, l’heure des grandes manœuvres a sonné, désormais les hommes politiques de la République affutent leurs armes afin de se jeter dans la grande bataille électorale d’octobre prochain. Tous ou presque semblent déterminés à déloger le président de sa chaise là-bas sur la colline d’Etoudi. Mais pour le citoyen averti que nous sommes, une question demeure : Quels sont les programmes politiques des candidats ? Si porter de jolis costumes et faire de belles photos sied à plusieurs opposants, il est  important pour que le choix de l’électeur soit déterminé par des motivations rationnelles, que celui-ci ait une idée sur les propositions faites par les candidats afin de pouvoir prendre la décision de voter pour un candidat plutôt qu’un autre.

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Les programmes politiques, ou du moins la diffusion d’idée d’une programmation post élection, font défaut. Les candidats ne semblent pas maitriser les différents secteurs ayant besoin d’être modifiée ou reformée. Les « réformes » ? Qui en parle ? Une nation ne se construit pas à coup d’injures de dénigrement ou encore, de toutes autres formes de violence verbale, morale ou physique, mais un constat se dégage ici, les hommes politiques et leurs partisans ont oublié que leur réel apport dans la vie quotidienne des citoyens est de conduire des propositions  qui incitent aux  changements dans leur vie sociale.

Santé, sport, transport, sécurité, logement, éducation, économie, finance,éducation, culture, tant de secteurs de la société qui ont besoin d’un souffle nouveau mais qui ne semblent pas intéresser les hommes politiques. Ils remplacent les discours de réformes institutionnelles et sociales par de la démagogie, surfant sur des thématiques antirépublicaines telles que le tribalisme, la haine, la division,  les injures, le dénigrement et le bruit. Nous électeurs sommes désormais face à une équipe dirigeante à bout de souffle qui à éprouvée toutes ses cartes, et aussi une opposition incapable d’apporter la moindre proposition de réformes politiques. Que c’est difficile d’être un électeur au Cameroun.

Ces hommes politiques à travers leurs partis sont supposés jouer le rôle d’éducateur pour les citoyens. Cette prérogative qui revenait au Parti unique est désormais celle de tous les chefs de partis. , ils apportent aux citoyens une réelle vision alternative de la politique. Mais ce que nous constatons c’est un militantisme qui abrutit de plus en plus le peuple, et, celui-ci semble loin de ses propres réalités au moment où il doit demander à ces politiciens de montrer patte blanche et des garantis du changement de leur quotidien. L’on perçoit donc une réelle volonté pour les opposants de s’opposer plus aux peules que de s’opposer au pouvoir. Sur les 28 candidats, qui choisir ? Sur 28 idées quoi prendre ? Une candidature unique, voila qui pourrait susciter un réel enjeu, mais ses opposants présidents de partis peuvent-ils accepter de jouer les 2e au pouvoir au lieu d’être les premiers dans leur formation ? plus simplement, peuvent ils faire une alliance avec à la tête quelqu’un d’autre qu’eux-mêmes ? Tant de question que nous pouvons poser mais dont les réponses n’apparaîtront qu’après l’élection d’octobre 2018.

Gontran ELOUNDOU

Analyste politique.

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Comme le déclara un jour le Président guinéen Alpha Condé, «  Le peuple Camerounais est le meilleur peuple du monde, il accepte tout et on peut tout lui faire ». C’est sur ce principe que le pouvoir en place a réussi, en cette période trouble que traverse le Cameroun à modifier la loi qui prévoyait les élections municipales et législative en cette année 2018. Un report sine die qui montre les inquiétudes du locataire d’Etoudi face à la nouvelle dynamique politique du Cameroun. Comment Paul Biya a-t-il réussi à faire passer une loi qui ailleurs aurait déjà causé une véritable monté de revendications, des violences et des graves manifestations. L’on peut sans aucun doute dire que l’opposition Camerounaise a tout simplement été hypnotisée par  le Président Biya voici comment

Tel des sujets lobotomisés, le regard livide, ensorcelés par le balancier d’un enchanteur, les opposants Camerounais n’ont ni vu, ni senti passé le récent projet de loi qui reporta les élections municipales et législatives. Pas un bruit, pas un mot, pas de contestation. Une complicité sans doute tacite et inconsciente au regard de l’actualité politique Camerounaise, qui, ailleurs aurait entrainée un véritable tsunami de contestations. Une situation qui ne semble pas gêner non plus le peuple Camerounais concentré à se délecter avec émotions des  matchs de football de la coupe du monde où leur équipe nationale n’y figure d’ailleurs pas. Comment le projet de loi portant report des élections législatives et municipales et validé par la chambre basse du parlement Camerounais, a-t-il pu passer ainsi sans que ceux qui sont supposés faire le travail de remise question du parti au pouvoir, valident la manœuvre politique du chef de l’Etat.

A quoi auraient servi les élections législatives et municipales  au Camerounais?

On a pour habitude de dire au Cameroun que le RDPC est une machine de campagne électorale au service du président Biya. Il semble donc clair que les députés et les maires qui battent campagnes pour le RDPC ne sont pas tous assurés d’être réélus.  Ceci étant dû aux démonstrations de force du MRC, le dynamisme communicationnel de Cabral LIBII, et la probable coalition anglophone (Osih, Kah Wallah, Akere Muna) Paul Biya aurait-il perçu le danger qui pourrait venir de l’opposition via une élection législative dont les conséquences auraient forcé à un réaménagement du gouvernement et une probable cohabitation. Par contre en reportant les élections législatives, le Président Biya s’assure une campagne électorale pour les présidentielles où il est certain  de déployer sa machine politique avec tous ses lieutenants, capitaines et généraux du RDPC présent dans les deux chambres. Les élections législatives et municipales étant les seules élections  où le chef de l’Etat n’a pas la main mise, (on le sait tous les élections sénatoriales elles étant piloter depuis le palais présidentiel), Ce report lui assure plus qu’une réélection mais le verrouillage d’une probable cohabitation ou d’une recomposition  gouvernemental.

Un parlement toujours acquis à la solde du pouvoir RDPC.

Par ce projet de loi, le Président Biya semble craindre un éventuel affaiblissement de son parlement. Ce qui confirme un fait, celui de perdre une majorité parlementaire acquise il y a longtemps. A l’observation, le dynamisme et l’activisme politique observé sur les réseaux sociaux et relevés par Paul Biya lors de son discours à la jeunesse  en février 2018, semble avoir eu pour effet de mettre le Président Biya dans le doute. La guerre Anglophone, le conflit Boko haram, n’augure rien de bon pour les parlementaires RDPC du Nord-ouest, du Sud-ouest et de l’extrême nord ou le mécontentement vis-à-vis du pouvoir semble réel.

Le  Président de la République assure ses arrières en mettant de son coté toutes les chances, notamment, un parlement acquis à sa cause. Une manœuvre que l’opposition ne semble pas percevoir ainsi, ou alors que celle-ci à décider de laisser faire.

Une opposition complice, incompétente ou inexistante ?

Kamto, Cabral, Akere, Joshua, Ekane, Kah Wallah et les autres semble tellement fascinés, disons le obnubilé par le fauteuil Présidentiel au point ou ils démontrent un désintérêt total vis-à-vis des intérêts du  peuple dont les droits viennent d’être mis de côté pour des intérêts politique et essentiellement « pouvoiriste ».  L’opposition approuve donc toute forme de loi qui met en mal les intérêts du peuple et non les siens. Pourquoi n’a-t-elle  pas profité d’un pays en crise multi sectorielles avec deux fronts de guerre pour justifier une mobilisation populaire dont l’objectif serait la pacification de notre Pays.

Les opposants Camerounais n’ont pas pu lancer l’alerte contre ce  projet de loi anticonstitutionnelle, qui oubli ainsi le calendrier électoral, et met de coté les aspirations du peuple perceptible à travers des sondages réalisés par certaines presses. Pas un communiqué, pas de mot de manifestations, aucun levier de « délégitimisation » de cette loi n’a été intenté par cette opposition. Partout ailleurs, cette acte du Président de la République aurait causé un ras de marée. Le Cameroun semble être le seul Pays où les activités politiques semblent n’intéresser  ni le peuple ni les hommes politiques, qui, tous rêvent d’être des Présidents tout en oubliant que la véritable institution en politique reste et demeure le parlement.

Une opposition molle et inutile.

L’opposition au Cameroun n’est pas capable de mobiliser, ni de prêt, ni de loin les foules pour faire face aux décisions du pouvoir en place. Les appels et autre meetings sont généralement interdits par les autorités administratives qui perçoivent le militantisme politique de l’opposition comme d’éventuelles sources de tensions et de conflits.  Comment n’entendons nous pas un communiqué de parti qui désapprouve cette manœuvre politique opérée par le chef de l’Etat et qui anéanti déjà toute les chances de l’opposition face à un RDPC de plus en plus obèse. L’incapacité des chefs d’opposition  à analyser à anticiper et à agir  sur les faits et les décisions du pouvoir, démontre une réelle mollesse de l’opposition. Une ignorance de ses  missions ? La situation politique Camerounaise montre ici en quelque sorte l’immaturité politique mais surtout, cet entrain gout pour la chaise d’Etoudi, état de chose qui ne sert ni le peuple ni les enjeux de la démocratie.

Un peuple mort ?

L’on observe que le peuple semble bien loin des décisions qui le concernent. Beaucoup n’ont pas été au courant de ce projet de loi et beaucoup semblent ne pas comprendre ce qui se passe. Pourtant il est bel et bien question de son avenir et de celui du Cameroun. Un peuple qui se préoccupe plus de football que d’autre chose, en ce temps de coupe du monde, il ne semble pas être au courant des échéances politiques à venir, ni des enjeux d’un report d’une élection.

Au final l’impression qui se dégage de  la classe politique Camerounaise est un sentiment d’abandon. Abandon des missions de l’opposition qui sont la mobilisation et la proposition d’idées et de programme alternatif. Un abandon du peuple qui semble désormais esseulé et oublié de tous, surtout des hommes politiques. Qui eux ne voient que ce peuple comme un strapontin leur permettant d’obtenir des bribes d’influence bonnes pour leurs affaires. Clientélisme, affairisme, absence de programme politique et idéologique tels sont certainement les mots redondants qui se trouvent dans les têtes des chefs de partis qui nous semblent  obéissant pour des opposants. On comprend donc mieux pourquoi ces populations qui ont abandonné les urnes, ont souvent- tendance à poser la question symptomatique d’une République dans le coma, « on va faire comment ?»

Gontran Eloundou

Analyste politique

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Selon un ancien conseiller de Barack Obama, l’actuel occupant de la Maison-Blanche n’est pas toujours au courant des initiatives prises par ses collaborateurs sur le Cameroun. Comme la sortie de l’ambassadeur des Etats-Unis à Yaoundé.

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Il passe pour un fin connaisseur de la Maison-Blanche. Et Robert Malley est formel : sur la crise anglophone, des collaborateurs de Donald Trump manoeuvrent avec succès à son insu. En tout cas sans son onction. Quand, dans son édition du 12 au 25 août 2018, Jeune Afrique lui demande « Pourquoi la crise du Cameroun anglophone est-elle suivie de près par Washington ? camer.be», il répond sans ambages : « Je dirais plutôt : par certains secteurs de l’administration, pour qui le Cameroun est important en raison de l’existence d’une forte communauté anglophone ». Parmi ceux qui sont susceptibles « d’infléchir la position américaine » sur la crise anglophone en raison du peu d’intérêt qu’elle présente pour le président américain, l’ancien conseiller Proche-Orient, Moyen-Orient et Afrique du Nord de Bill Clinton et Barack Obama pointe notamment Nikki Haley, ambassadrice à l’ONU, dont l’intérêt pour l’Afrique n’est plus un secret.

INITIATIVE PERSONNELLE OU POSITION COLLECTIVE

Il n’est pas loin de classer la sortie de l’ambassadeur américain à Yaoundé dans ce registre. Bien qu’il ne tranche pas si l’invitation de Peter Henry Barlerin à Paul Biya de réfléchir à son héritage relève « d’une initiative personnelle ou d’une position collective », l’actuel président d’International Crisis Group n’en pense pas moins, au moins parce que Donald Trump, notet- il, préfère des hommes forts aux institutions fortes. L'information claire et nette. « Il n’est pas sensible à ces valeurs ‘’molles’’ et abstraites que sont, selon lui, la force des institutions démocratiques, la solidarité, la tolérance », explique Robert Malley, favorable à une résolution pacifique de la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest : « Au Cameroun, nous proposons une solution qui va dans le sens du dialogue entre le gouvernement et les anglophones, donc de la désescalade et de la mise en place d’une indispensable décentralisation ».

Le président du think tank International Crisis Group rappelle que la déclaration de l’ambassadeur américain à Yaoundé et « les déclarations musclées de Nikki Haley en faveur des droits de l’homme en Afrique » sont en déphasage avec l’attitude générale de l’administration américaine. Le Congrès américain et le Département d’Etat apparaissent aussi comme l’épicentre des manoeuvres souterraines sur le Cameroun. Sous prétexte de violations des droits de l’homme par les forces de sécurité et de défense, des membres de la Chambre des représentants font régulièrement pression sur le Département d’Etat pour agir contre le gouvernement camerounais. Par exemple, dans une correspondance datée du 26 juin 2017 et adressée au secrétaire d’Etat américain, Anthony G. Brown et Jamie Raskin s’inquiètent des « rapports sur les stratégies d’intimidation employées par le gouvernement du Cameroun contre les membres de la minorité d’expression anglaise ». Aussi invitent-ils Rex W. Tillerson à prendre des mesures appropriées.

EPICENTRE DES MANOEUVRES SOUTERRAINES

En tant qu’élus du Maryland, Anthony G. Brown et Jamie Raskin se disent d’autant plus préoccupés par les différents rapports sur la situation dans les régions anglophones que 13.000 personnes issues de cet Etat sont nées au Cameroun. Ils regrettent que depuis le 28 novembre 2016, le Département d’Etat ne s’est pas officiellement exprimé sur ces événements et leur impact sur les droits des Camerounais. Ils demandent donc une réaction du Département d’Etat sur la situation politique et humanitaire, et davantage sur le recours abusif à la force contre la communauté anglophone.

Cette correspondance intervient après celle d’un autre membre du Congrès au Département d’Etat. Le 9 mai 2017, Donald M. Payne JR. a saisi Rex W. Tillerson pour solliciter l’ouverture d’une enquête sur des accusations de violations des droits de l’homme par les forces de sécurité camerounaises dans la guerre contre Boko Haram et la gestion de la crise anglophone. La correspondance évoque notamment l’usage disproportionné de la force pour disperser les manifestants, le bannissement des activistes anglophones, l’arrestation et la persécution criminelle des avocats complaisamment accusés de terrorisme, la coupure d’internet pendant trois mois dans les régions anglophones et les menaces d’emprisonnement contre les journalistes.

Le membre du Congrès précise qu’il a été saisi par des membres de la communauté camerounaise sollicitant une assistance. D’aucuns veulent voir là une démarche du lobby anglophone, à qui l’on prête une certaine puissance financière et qui met à profit ses entrées au sein du Département d’Etat et du Département de la Défense pour convaincre le pouvoir américain que le gouvernement camerounais s’illustre par ses multiples violations des droits de l’homme et ses brimades contre la communauté anglophone.

camer.be.

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Les vrais raisons des  levées de fonds de ces candidats de l’opposition

 Après les appels à la générosité lancés par Kabral LIBII pour obtenir les fonds nécessaires à son dépôt de dossier de candidature pour l’élection présidentielle du 07 Octobre 2018, c’est désormais autour du président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun  Maurice KAMTO d’opérer une levée de fond. A la suite de Kabral Libii, désormais les candidats appellent à la générosité du peuple. Un air de déjà vu. Dirait-on inspiré certainement par les nouveaux mécanismes de financement et surtout par la force que représentent désormais les réseaux sociaux.

Maurice KAMTO et Kabral LIBII semblent avoir pris l'option donnée par le RDPC qui consiste à opérer des levées de fonds, l’on sait bien que le RDPC Parti au pouvoir a pour habitudes de faire des levées de fonds pour sa campagne présidentielle. Chose normale pour le commun des Camerounais qui pensent certainement que le Président Paul Biya peut tout. C’est à cette enseigne que s’inscrivent désormais les stratégies de certains hommes politiques comme Kabral LIBII qui a réussi sa levée de fonds qui lui a permis de devenir un probable candidat à l’élection Présidentielle. Par ailleurs bien qu’ayant déjà déposé son dossier de candidature, le MRC recherche désormais le financement nécessaire à sa campagne électorale.

Chose qu’avait déjà eu à faire Cabral LIBII désormais potentiel futur candidat à l’élection qui a obtenu grâce à une levée de fond le financement pour sa caution. Le RDPC utilisant cette méthode aussi a souvent brillé par ses levées de fond spectaculaire tant pour le parti que pour les actions gouvernementales, une option qui fait courir désormais vu que la générosité des Camerounais semble avérée.

Beaucoup ont ouvertement critiqué les candidats de cette opposition et argueraient que ceux-ci viennent une fois de plus spolier le peuple. Pourtant il ne s’agit pas là de spolier ce dernier, mais plutôt de faire comme le Président de la République qui lui, fait des levées de fonds au sein de son parti. L’on sait que la majorité des fonds provient de cotisations de militants qui souvent sont des fonctionnaires, hommes d’affaires et autres débrouillards. Alors pourquoi jeter l’opprobre sur ceux-là qui s’inspirent du maitre pour aussi se hisser dans la cour des hommes politiques crédibles.

Le professeur Kamto lui choisit cette option après que ses militants aient ouvertement  dénigré l’option de Cabral Libii, chose qui pourtant permet de mesurer la cote de popularité et de sympathie des candidats, et de savoir à quel point ceux-ci inspirent confiance. Une option politique pour kamto moins que financière, qui pourtant comporte des risques au cas où  campagne n’aboutisse à un succès.

Gontran ELOUNDOU

Analyste  politique

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source: guinée live// Le nouveau PM Kassory

 Sékou koundouno , Administrateur général de la plateforme Balai Citoyen (Société civile), a réagit après la nomination du nouveau Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana.

« Nous estimons que la nomination de Dr Ibrahima Kassory Fofana, au poste du premier ministre , chef du gouvernement , vient combler un vide qui existait depuis 2 mois de cela.

Les enjeux auxquels le pays est confronté, les dossiers comme la corruption, la mal gouvernance, le clientélisme, la gabegie financière, les marchés gré à gré, s’il ne parvient pas à se munir d’un leadership, d’un certain nombre engagement, à faire face à ces enjeux, il sera pratiquement très  compliqué pour lui. Et  il faudrait pas se cacher la face, la Guinée est confrontée à une corruption très galopante, à tous les niveaux, du palais présidentiel Sekhoutoureyah jusqu’au panier de la  ménagère. Comment faire en sorte que ce phénomène  soit ralenti ou stoppé, voici le  danger auquel  il est confronté. S’il réussit à ces enjeux, nous oseront croire au niveau de Balai Citoyen qu’il pourra réussir pour d’autres enjeux ».

Nommé il ya quelques jours, Kassory Fofana prendra officiellement fonction ce mercredi dans l’après midi.

guineetime.com.