Guinée Conakry: Comment les syndicalistes piègent le Président Condé.

Le syndicaliste incarcéré sous ordres du Président de la République

Politique
Typography

L’Institution Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (INIDH) condamne avec vigueur l’arrestation du secrétaire général de l’Union Générale des Travailleurs de Guinée (UGTG), Aboubacar Sidiki Mara. Elle exige des autorités, sa « remise en liberté provisoire ».

 L’Institution constitutionnelle chargée de veiller sur la situation des droits humains en Guinée rappelle qu’en la matière « la liberté est la règle». Elle demande à cet effet, « la remise en liberté provisoire du leader syndical en attendant qu’un tribunal statue sur sa culpabilité ». Arrêté le mois dernier dans la ville de Boké sur ordre du président de la République qui l’accuse de vouloir semé de la pagaille dans cette zone minière, alors qu’il est allé pour l’installation de ses structures à la base, le syndicaliste est détenu à la Maison Centrale de Conakry.

L’INIDH qui a démarré mardi 05 juin la première session ordinaire de son histoire dénonce également plusieurs autres cas de violation des droits humains parmi lesquelles, l’enlèvement suivi de torture et de mort d’un opérateur économique dans la zone spéciale de Conakry. L’absence de chambre criminelle à la cour d’appel de Conakry et le droit d’être jugé dans un délai raisonnable sont également condamnés par l’Institution Nationale Indépendante des Droits de l’Homme La dernière-née des institutions constitutionnelles guinéennes alerte aussi sur les risques de violation du droit à la propriété, du droit au logement avec les déguerpissements envisagés aux alentours de la décharge de Dar-es-salam dans la commune de Ratoma (Conakry).

A signaler que cette plénière qui a permis à l’institution de choisir ses deux représentants à la cour constitutionnelle verra aussi l’adoption du rapport 2017 sur les droits humains en Guinée, l’examen et l’adoption du plan d’action du second semestre de l’année.

lexpressguinee.com.