Cote d'ivoire: Affi Nguessang "traite" Allasane Ouattara de Microbe.

Politique
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Le terme ''enfants en conflit avec la loi'' attribué aux ''microbes'' n'est visiblement pas du goût du député de Bongouanou. Lors d'une session du parlement ivoirien tenue, le lundi 04 juin 2018, l'honorable Pascal Affi N'guessan, a estimé que si tel était le cas, alors les microbes on en trouverait même au sommet de l'Etat Ivoirien.

Initié par le groupe parlementaire ''Vox Populi'', la situation sécuritaire liée au phénomène des ''microbes'' était au centre des débats entre les députés membres de la commission défense et sécurité du parlement ivoirien et le ministre de l'intérieur et de la sécurité Sidiki Diakité, le lundi 04 juin 2018, à l'hémicycle.

À cette occasion, Pascal Affi N'guessan, député de Bongouanou s'est dit séduit par le terme ''enfants en conflit avec la loi'' utilisé pour designer ces enfants communément appelés ''microbes''. Pour lui, si tel est le cas, alors les microbes, il en existerait à tous les niveaux de l'Etat Ivoirien, de la base jusqu'au sommet. « J'ai le sentiment que partout, on doit avoir des microbes, c'est-à-dire des Hommes en conflits avec la loi », a-t-il indiqué. À écouter le premier responsable du Front populaire ivoirien, le non-respect des lois ne saurait être imputé qu'à ces seuls enfants, mais, à des personnes présentes à tous les niveaux de l'administration ivoirienne.

Cette situation selon lui, alimenterait la crise de confiance avec l'Etat et fragiliserait l'autorité de l'Etat ivoirien. « Comment un appareil d’état en conflit avec la loi peut-il lutter efficacement et durablement contre les enfants en conflits avec la loi ? », s'est -il interrogé.

Suite à l'exposé du ministre Sidiki Diakité, qui a présenté un net recul de ce phénomène grâce aux actions engagées par le gouvernement ivoirien en vue de l'éradication de ce fléau, Pascal Affi N'Guessan, n'a pas manqué d'appeler les Ivoiriens à la vigilance. Selon lui, ce phénomène serait dormant du fait de la politique de répression engagée par les autorités ivoiriennes. « Ensuite, l’exposé du ministre à bien montré que le phénomène n’a pas été éradiqué parce que s’il s’est apaisé, il en ressort que c’est sur la base de la politique de répression mise en œuvre. Les 500 ou 600 enfants qui ont été resocialisés ne représentent qu’une infime partie de la population concernée par ce phénomène. Cela signifie que le phénomène est toujours dormant et qu’il faut continuer à être vigilant », a-t-il prévenu.

Rappelons que cette question au sujet des ''microbes'' a été présentée par l'honorable Yasmina Ouegnin, députée de Cocody. Lors de sa présentation, elle a décrit un tableau sombre des victimes de ces enfants dit en conflit avec la loi. Aussi a-t-elle ajouté que leur apparition remonte au lendemain de la crise post-électorale (2011) qu’a connue la Côte d’Ivoire, et ce, jusqu’aujourd’hui.

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