Cameroun: L'Union Africaine se prononce enfin sur le cas Ayah Paul Abine.

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A l’issue de la 23ème session extraordinaire de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (Cadhp), tenue du 13 au 22 février dernier en Gambie, l’instance placée sous l’autorité de l’Union africaine (Ua), s’est prononcée dans sa «communication 678/17»

La Commission demande au président national du People’s Action Party (PAP), Ayah Paul Abine, de lui présenter dans un délai de deux mois, des preuves relatives à la plainte que celui-ci a soumis à son attention, dans une correspondance datant du 04 novembre dernier. A ce propos, la «communication 678/17» de la Cadhp rappelle les griefs contenus dans la correspondance de l’homme politique, qui accuse l’Etat du Cameroun.

« […] le gouvernement du Cameroun qui est dominé par le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc, Ndlr), […] a pris pour cibles certains de ses adversaires politiques parmi lesquels l’exécutif et les sympathisants du PAP comme victimes principales ; […] s’est armé d’une monstrueuse législation répressive sur la punition des actes de terrorisme au Cameroun ; […] durant son enlèvement et sa détention, l’Etat défendeur et ses agents agissant en son nom, n’ont pas informé le plaignant (Ayah Paul Abine, Ndlr) sur les raisons de son enlèvement…», cite-telle entre autres.

Pour cela, Ayah Paul Abine demande à la Cadhp «d’ordonner à l’Etat défendeur de payer 100 milliards Fcfa incluant tous les coûts et la compensation à toutes les victimes». En rappel, Ayah Paul Abine, avocat général près la Cour suprême, a été interpellée le 21 janvier 2017 à sa résidence au quartier Biyem-Assi et incarcéré au Secrétariat d’Etat à la défense chargé de la gendarmerie.

Le gouvernement le soupçonne alors d’être un des leaders du South Cameroon National Council (SCNC). Libéré le 31 août de la même année, il va dans une correspondance, saisir la Cadhp pour «détention arbitraire et abusive».

Camer.be.