Cameroun: Le principal parti d'opposition prône la division pour l'élection présidentielle?

Politique
Typography

Joshua Osih, le candidat du Social Demoratic front l’a fait savoir lundi dernier lors d’un meeting à Mbouda.

Le meeting de lundi dernier à Mbouda avait des allures de passage officiel de témoin entre le Chairman du Sdf, John Fru Ndi, et le candidat du parti à la prochaine élection présidentielle. Ni John Fru Ndi justifie qu’il s’agit « ainsi de respecter la mouvance de la continuité du parti. Il est temps de quitter les choses. J’ai joué mon rôle en mon temps. Le temps est venu pour nous de passer le témoin », a-t-il déclaré.
Joshua Osih va désormais jouer sa partition dans le but d’assurer « la continuité de la musique et de la danse ». Mais ce meeting a surtout été l’occasion d’avoir la position du Sdf au sujet d’une éventuelle candidature unique de l’opposition à la prochaine élection présidentielle. Elle est claire : le candidat du Sdf ne s’alignera derrière aucun autre leader. «J’aimerais ici dissiper tout doute que les gens peuvent égrainer au passage pour les élections qui arrivent. En 1992, Ni John Fru Ndi a gagné l’élection présidentielle devant les traitres de l’opposition. Il ne faut pas qu’on vienne vous tromper en vous faisant comprendre que pour gagner l’élection présidentielle, il faut un candidat unique de l’opposition.


L’opposition camerounaise, c’est celle qui est devant vous aujourd’hui. Et cette opposition a un seul candidat qui vous parle. Si d’autres veulent nous accompagner au pouvoir, ils sont les bienvenus. Nos portes seront grandement ouvertes. Ceux qui ne veulent pas nous accompagner seront dans notre opposition dès novembre. Ils ne peuvent pas se prévaloir du titre d’opposant dans le but de détruire l’opposition », déclare Joshua Osih, candidat du Sdf à la présidentielle 2018.


« Nous allons faire cette élection pour la gagner. Et nous allons la gagner avec tous ceux qui veulent nous accompagner. Mais on ne va pas s’arrêter parce qu’il y’a des gens qui n’ont pas la force que nous avons. Ils n’ont pas les combattants que nous avons. Ces gens n’ont pas l’envie véritable de gagner. Nous allons gagner parce que nous savons gagner. En 1992, avons gagné. En 2018, nous allons gagner pour libérer ce pays. Le pays est au bord du précipice. Ce pays a besoin d’être libéré. Cette bataille sera rude », ajoute-il. Le choix de la ville de Mbouda pour ce meeting se veut stratégique. « Je suis venu demander aux populations des Bamboutos de maintenir leur confiance au Sdf. Nous n’avons pas deux langages. J’étais président du Pwd pendant 10 ans.
J’ai gagné les Bamboutos à Mbouda. Le secrétariat général de notre parti est assuré par un digne fils Bamboutos. Il a fait l’Assemblée nationale et le Sénat. Pour avoir gagné Paul Biya, le Premier ministre, les ministres et les élites du Rdpc sur leur terrain politique au Nord-Ouest, c’est dire que le Sdf avait réellement gagné dans toutes les régions. J’ai gagné monsieur Biya dans ce sens », a ajouté Ni John Fru Ndi, le président national du Sdf.
Toutefois, le Sdf s’engage ainsi sur un terrain surveillé de près par le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi. Le meeting de sensibilisation et de mobilisation des populations en faveur de l’inscription sur les listes électorales a mobilisé de nombreux militants, sympathisants et curieux à la place des fêtes de Mbouda.

237online.com.