VOTRE REVUE DE PRESSE DE CE MERCREDI 05 AVRIL 2017

La presse en revue
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Actualité Politique :

 Crise anglophone :

Le Jour s’intéresse au « lourd silence de l’Assemblée nationale ». Alors que s’achève la première session parlementaire de l’année 2017, il est étonnant voire surprenant que l’agenda n’ait pas permis l’organisation d’une séance plénière sur la situation dans le Nord-Ouest et le Sud-ouest. Ceci est d’autant plus flagrant que nous nous rappelons, encore du véritable plébiscite auprès du public et des parlementaires qu’a connu la session plénière sur Boko Haram à l’Assemblée Nationale. Ces deux crises présentent certes très peu de similitudes mais le dénominateur commun est qu’elles mettent toutes les deux en péril la paix du pays. Le pouvoir exécutif, sous la haute impulsion du Président Paul Biya a marqué sa volonté de dialogue par la création de la Commission sur le Bilinguisme et le Multiculturalisme suivi d’un train de mesures de nature à apaiser les avocats Anglophones. Le Parlement quant à lui est resté muet, ce qui a amplifié, alimenté et multiplié des interprétations sur la place et le rôle de cette institution. L’Assemblée Nationale et le Sénat sont-ils des chambres d’enregistrement ? Répondre à cette question n’est pas évidente.

Assemblée nationale :

 « Un projet de loi sur les passeports diplomatiques ». Selon Le Jour, réunis en plénière hier mardi, 4 avril 2017, les députés ont reçu un projet de loi autorisant le président de la République à ratifier l’accord bilatéral signé entre la République du Cameroun et la République populaire de Chine ; accord relatif à la suppression de l’obligation de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques ou de service.

Tension sociopolitique :

La Nouvelle Expression nous dit « comment la loi antiterroriste tue les libertés ». Avant, pendant et après l’adoption et la promulgation de la loi du 23 décembre 2014 portant répression des actes de terrorismes par le président de la République, il y a eu de nombreuses critiques, des remarques et des observations pertinentes sur le caractère liberticide et dangereux de ce texte de loi passé au Parlement comme une lettre à la poste. Il y a dans cette loi qui porte répression des actes de terrorisme au Cameroun des dispositions qui sont de nature à empiéter gravement sur les droits et libertés des citoyens, des associations et des partis politiques.

Présidentielle 2018 :

« Des tracts anti-Biya en circulation », nous apprend Le Messager. Le document appelle à voter contre le Rdpc.

Imposture :

« Mrc parti de la majorité présidentielle ». 06 mois de crise dans les zones anglophones, 5 millions de Camerounais coupés du reste du pays, des morts, Internet inexistant. Tandis que le patron de ce parti veut faire la leçon à la communauté internationale, il oublie que depuis le début de cette crise, lui-même n’a pas mis les pieds dans ces régions. Maurice Kamto se victimise pour susciter l’émoi de la communauté nationale, sans fait probant, note Emergence.

Actualité Sociale :

Mokolo :

« Une affaire d’homosexualité secoue la ville », laisse entendre L’œil du Sahel. Depuis quelques semaines, les rumeurs allaient déjà bon train à Mokolo sur l’existence d’un réseau d’homosexuel dans la ville. Au fil des jours, elles ne cessaient de prendre de l’ampleur ; des photos et une vidéo en circulation laissant très peu de doute aux sceptiques. Un groupe d’une quarantaine de jeunes dont le fils et le petit-fils de l’imam, cristallisait même particulièrement les débats. Prenant son courage à deux mains et convaincu de rendre service à la société, Ibrahim Yata, dénonce les agissements de quelques présumés homosexuels. En fait, le plaignant Abou Zaidi qui a déposé une plainte au commissariat de sécurité publique de Mokolo, est accusé par Ibrahim Yata d’être l’homme-orchestre du réseau. Celui-ci a porté plainte au total contre six personnes. Lesquelles sont convoquées une première fois, le 22 mars 2017.

Dénouement :

 « Les enseignants indignés satisfaits ». « Les leaders sont satisfaits du sérieux avec lequel le gouvernement est entrain de solutionner le problème ». Les enseignants, qui ont levé leur mot d’ordre de grève voici une semaine, étaient en réunion hier au Minfi, relève Info Matin.

Actualités Economiques :

Intelligence :

 « Le difficile transfert du savoir-faire dans les grands projets ». D’après Le Quotidien de l’Economie, le Cameroun a très envie de progresser et d’apprendre des Occidentaux, des Asiatiques et de toutes les compétences qui accourent dans son marché des grands travaux. Mais cette détermination se heurte quelques fois à certains obstacles. En témoigne, la faible présence des cadres camerounais au sein du pool d’ingénieurs chargé de concevoir et de réaliser la plupart des grands projets. Des barrages en construction tels que ceux de Lom Pangar ou de Memve’ele ou encore le second pont sur le Wouri, en passant par des projets d’autoroutes ou de routes, sont presque tous construits par des entreprises chinoises, françaises ou encore égyptiennes, turques et italiennes. Les Camerounais sont, certes, présents sur les grands chantiers, mais ils sont en revanche peu nombreux dans les postes d’ingénierie et intermédiaires. En cause, Une formulation de la loi peut obliger les entreprises qui exécutent des prestations publiques au Cameroun un quota de Camerounais et un protocole de transfert de savoir.

Route Douala-Yaoundé :

«Un ouvrage d’art définitif désormais fonctionnel sur la rivière Manyaï », relate Le Quotidien de l’Economie. Le drame du 21 octobre n’est donc plus qu’un lointain souvenir. A cette date, au lieu-dit Manyaï sur la nationale N°3, l’affaissement d’une buse avait entrainé l’effondrement de la route au point kilométrique 65+150, causant une rupture totale du trafic sur cette importante du 21 au 23 octobre 2016. Mais depuis hier, 04 avril 2017, la circulation est redevenue normale sur cet endroit. Il n’est plus question d’emprunter l’ouvrage d’art provisoire qui avait permis de rétablir la circulation en moins de 48h sur cet endroit. Les premiers véhicules ont donc été autorisés, hier en mi-journée, à emprunter le nouvel ouvrage d’art définitif, construit en double dalot en béton armé par le groupement Sogea Satom/ Routdaf. La mise en service officielle de cette infrastructure a été présidée par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi qui, pour la circonstance était accompagné du Secrétaire d’Etat au Mintp chargé des routes, Louis Max Ayina Ohandja. Emergence souligne que : « c’est un grand retour à la normale ».

Actualités Sportives :

 Lions indomptables :

Cameroon Tribune parle de « l’apaisement ». A l’issue de la réunion hier au Minsep, Hugo Bross s’est excusé ; la Fecafoot pense qu’il y a eu des incompréhensions à Bruxelles. L’on attendait de grandes décisions, des sanctions. Mais hier, au ministère des Sports et de l’Education physique, au bout de plus de quatre heures d’échanges, d’interrogatoire, dans un climat « tendu », il y a eu comme un apaisement. Le général de brigade Daniel Elokobi, directeur central de la coordination dans les services centraux de la gendarmerie nationale, des représentants de la DGRE, de la police, du ministère des Relations extérieures, de la Fédération camerounaise de football notamment, se sont assis autour du ministre des Sports et de l’Education physique, Bidoung Mkpatt. Il fallait tirer au clair l’incident d’avant-match à la base des Lions indomptables à Bruxelles. Mutations martèle que « la Dgre se saisit du dossier ». Le sélectionneur national a été auditionné hier au Minsep en présence du directeur général de la recherche extérieure, du directeur central de la coordination à la gendarmerie nationale et du directeur de la police Judiciaire. Le Quotidien de l’Economie relève plutôt que « Hugo Broos se rétracte ». L’entraineur des Lions indomptables de l’équipe fanion de football du Cameroun a reconnu avoir exagéré dans ses propos et demande pardon au peuple camerounais. Le Jour lui, reprend ces propos : « Je ne veux pas quitter le Cameroun ». Hugo Broos, le sélectionneur des Lions Indomptables s’est exprimé hier au sortir de la réunion au ministère des Sports. La Nouvelle Expression quant à elle parle « d’une duperie organisée ». En refusant de prendre des sanctions immédiates, les organisateurs de la réunion de crise de ce mardi n’ont pas servi la cause du mouvement sportif national, encore moins l’honneur de la patrie. Info Matin souligne que « Hugo Broos se dédit à coups de matraque ». Accusé par les responsables de la Fécafoot d’avoir « grossi l’incident » pour s’offrir une porte de sortie, Broos n’a pas fait mieux que de faire profil bas. Il se dit qu’il aurait subi des pressions pour changer subitement de version.