LE RESUME DE L'INFORMATION CAMEROUNAISE DE LA JOURNEE DU 25 JANVIER 2017

La presse en revue
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Actualité Politique :

 Promotion du bilinguisme et du multiculturalisme :

 « Les Camerounais approuvent ». C’est le titre qui barre la Une de Cameroon Tribune. Il y a deux jours, et selon une promesse qu’il a faite lors de son message de fin d’année à ses compatriotes, le président de la République a signé le décret portant création, organisation et fonctionnement de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme en abrégé CNPBM. Un acte qui n’a pas laissé indifférents ses compatriotes. Hommes politiques, universitaires, enseignants du secondaire, membres de la société civile y voient un moyen de renforcer la pratique du bilinguisme et l’unité nationale dans notre société, de même que pour la plupart d’entre eux, le président de la République manifeste par son action, sa volonté de renforcer le vivre-ensemble de ses compatriotes en rappelant le principe de l’égalité constitutionnelle des deux langues. La Nouvelle Expression quant à elle, parle « d’une Commission nationale de promotion en 4 points ». Le texte du président de la République précise les prérogatives de cet organe, le profil des membres, les dispositions financières etc. Toutefois la mise en branle de cette structure ne sera pas demain.

 Crise anglophone :

 La Nouvelle Expression nous dit que « le Cardinal Tumi condamne ». L’homme d’Eglise se dit favorable au Fédéralisme, déplore l’interdiction par le Gouvernement des mouvements politiques et syndicaux, et appelle à un retour à la table de négociations. Dans la même veine, Le Messager mentionne : « Christian Tumi rompt le silence ». Dans une interview à Rfi, l’archevêque estime que le retour au fédéralisme de 1961 peut favoriser le développement du Cameroun. Dans la même veine, Le Soir note que « le Cardinal Tumi tombe le masque ». Dans une interview accordée à Rfi, l’ancien Archevêque de Douala, aujourd’hui à la retraite, adoube la position des anglophones, qui selon lui, veulent qu’on retourne là où était, c’est-à-dire au fédéralisme. Signatures met les différents protagonistes en garde : « Attention, Danger ! ». Avec l’Etat qui a décidé de prendre toutes ses responsabilités pour faire respecter l’ordre public, et ses interlocuteurs anglophones qui radicalisé leurs positions en exigeant le retour au fédéralisme, le Cameroun amorce là un virage très dangereux. Les ingrédients pour une situation explosive se mettent graduellement en place si les deux camps ne reviennent pas à des meilleurs sentiments. S’agissant toujours de la crise anglophone, L’œil du Sahel laisse entendre que « le GrandNord lorgne la Primature ». Partie des revendications des avocats et des enseignants, la crise anglophone est désormais politique. Tôt ou tard, elle devra trouver une réponse appropriée dans la forme actuelle de l’Etat, le gouvernement ayant décrété que ni la question du fédéralisme ni celle de la sécession ne saurait être discutée. Que les régions anglophones se sentent marginalisées dans l’architecture actuelle du pouvoir au Cameroun n’est en rien nouveau, celles des régions septentrionales s’étant, depuis plusieurs années, déjà illustrées par des revendications similaires mettant en avant une pauvreté indescriptible doublée d’un soutien politique au chef de l’Etat rarement pris à défaut mais peu récompensée.

Plainte contre l’Etat :

« L’Upc des fidèles gagne le contentieux ». La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (Cadhp) vient de trancher l’affaire qui oppose l’Upc-Manidem à l’Etat du Cameroun. A la suite d’une plainte déposée en août 2012, sur la base de la violation des dispositions des articles 2, 3, 7, 10, 11, 13 et 26 de la Charte africaine, le parti d’Alexis Ndema Same a remporté le procès 4 ans plus tard. Une victoire pour les militants qui étaient face à la presse mardi le 24 janvier 2017 à Douala, relatent Le Messager, La Nouvelle Expression et bien d’autres.

Actualité Sociale :

Intempéries à Kribi :

« Un mort et des maisons endommagées ». Le bilan du violent vent qui s’est acharné sur la ville le 23 janvier dernier fait état de plus de 200 toitures arrachées. Plus jamais, elle n’ira chercher sa fille à l’école. Tout comme elle n’utilisera jamais les tabourets dont elle a passé la commande chez le menuisier du quartier. Lucie Klett Nhwengue, a violemment été arrachée à la vie par un orage. La dame de 35 ans sortait de la menuiserie où elle était allée régler la facture de sa commande et se dirigeait à l’école du centre de Kribi où l’attendait sa progéniture quand elle a été fauchée par la mort, raconte Cameroon Tribune.

Objets d’art :

« Ça se vend mieux sur Internet », précise Cameroon Tribune. Ils sont 70 artisans à avoir reçu lundi à Yaoundé des mains du ministre en charge de l’Artisanat, le fruit des ventes de leurs oeuvres en ligne, grâce à la galerie virtuelle. Bernard Visoh, est heureux. Cet artisan d’une trentaine d’année a reçu des mains du ministre des Petites et moyennes entreprises de l’Economie sociable et de l’Artisanat (Minpmeesa), Laurent Serge Etoundi Ngoa, une enveloppe de 148 000 F. Somme qui lui est remise à l’issue de la vente de ses objets d’art en ligne via la galerie virtuelle de Yaoundé. Notamment des tabourets fabriqués dans son Nord-Ouest natal avec du kodia, un bois qu’il qualifie de résistant à toutes les intempéries.

Longévité au poste à Garoua :

Le Soir marque un temps d’arrêt sur « trois inamovibles directeurs généraux ». Ils totalisent au moins 75 ans d’âge chacun. Ces pépés auraient transformé les structures dont ils ont la charge en leur chasse gardée, qu’ils ont mis des décennies aux postes de Dg.

Kerawa :

 « 02 membres de Boko Haram arrêtés au camp des refugiés ». Selon L’œil du Sahel, deux membres de Boko Haram ont été arrêtés le 23 janvier 2017 au camp des réfugiés de Kerawa par les éléments du comité de vigilance dudit village. Les terroristes qui s’étaient infiltrés dans les rangs des réfugiés logés dans l’enceinte de l’école franco arabe de ce village, ont été dénoncés par des responsables du comité de vigilance de Godolé au Nigéria.

Actualités Economiques :

Potentiel économique : « Que valent les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ?». Il y a 45 ans, le Cameroun avait expérimenté le fédéralisme, entre 1961 et 1972. Ahmadou Ahidjo, président de la République à cette époque, exposait le choix de la forme unitaire au motif, entre autres, des contraintes budgétaires. Selon la pratique, l’Etat fédéral réservait une subvention de plus de deux milliards Fcfa, soit l’équivalent de trois quarts environ du budget de l’Etat fédéré de la partie occidentale du pays. A l’heure où les revendications de mieux-être constituent la toile de fond d’une partie de l’opinion publique anglophone depuis le début du quatrième trimestre 2016, Le Quotidien de l’Economie esquisse une évaluation du potentiel économique des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest à partir des références statistiques les plus récentes de l’Institut national de la statistique du Cameroun (INS). Le Sud-Ouest et Nord-Ouest : climat des affaires favorables. Emploi : Avec 22 000 postes, la CDC est le premier employeur après l’Etat. Répartition des entreprises : Le Nord-Ouest et le Sud-Ouest 4ème et 5ème places nationales. Commerce extérieur : Le port de Limbe, contact direct avec le Nigeria…

Secteur minier :

« 42 nouvelles cartes géologiques sont en préparation ». D’après Le Quotidien de l’Economie, les derniers inventaires sur le secteur minier au Cameroun remontent à 1988. Vingt-neuf ans après, sur les 44 cartes que devrait compter le Cameroun, il n’existe que deux aux 1/200000ème levées par l’Institut de recherches géologiques et minières (IRGM) dans les zones de Poli et Edéa. Pourtant, ces éléments sont importants pour attirer les investisseurs. Les travaux ouverts, hier par Ernest Gwaboubou, ministre des Mines, de l’industrie et du développement technologique (Minmidt) sur « la campagne de cartographie géologique et géochimique et mise en place d’un système d’informations géologiques et minières au Cameroun » visent donc à inverser l’ordre actuel des choses. Ainsi, il est prévu dans les 30 prochains mois, l’élaboration de 44 cartes géologiques et géochimiques à l’échelle 1/200millièmes.

Finance :

 Camer Press focalise son attention sur « ces banques qui font peur aux Camerounais ». Elles sont nombreuses, les techniques utilisées par les banques pour aguicher les clients. L’une des méthodes consiste à donner à certains des crédits remboursables sur 7 ans voir plus. Cependant, même si ces conditions sont abordables pour certains, ils n’en cachent pas moins des obstacles, de l’avis de certains experts. Il en est ainsi des intérêts que des prélèvements des agios. Il s’agit, selon certains spécialistes, de ces frais prélevés chaque mois dans les salaires des épargnants. Et lorsque vous faite des calculs, vous vous rendez compte, à la fin, que ce sont des sommes énormes qu’on prélève de votre salaire.

Electricité :

 « 800 milliards Fcfa pour le transport ». Aux dires de Camer Press, les différents partenaires du Cameroun ainsi que du secteur de l’électricité se sont réunis la semaine dernière à Yaoundé, pour faire le point sur le programme de mise à niveau des réseaux publics de transport de l’électricité au Cameroun pour la période 2016-2022. Ce programme prévoit que le Cameroun va investir 800 milliards Fcfa pendant cette période de 2016 à 2022. Ce programme prend en compte, outre les travaux, les activités préalables telles que la passation des marchés, les études d’ingénierie et d’impact environnemental et social ainsi que les indemnisations.

Cameroun :

 « La dette publique atteint 5124 milliards ». Le risque de surendettement élevé inquiète les autorités, indique Le Messager.

Actualités Sportives :

 CAN 2017 :

« Lions indomptables, l’essentiel est sauf, mais… », Écrit Signatures. La Nouvelle Expression relève que : « Bassogog ravit la vedette à Aboubakar ». Au moment où avait encore cours le débat sur un éventuel retour de Samuel Eto’o Fils en sélection, Vincent Aboubakar n’avait pas chaussé les gants pour affirmer qu’« on ne peut pas jouer au football jusqu’à cinquante ans ». Tranchant presque, à sa manière et de son autorité de jeune loup en mal de chasse, en partie en raison de la forte présence du meilleur buteur de l’histoire des Lions Indomptables qui engageait la phase descendante de sa carrière, sans que l’on trouve un substitut capable de le faire oublier. Mais la plus grande surprise est Christian Bassogog. Peu de chroniqueurs avaient parié sur sa présence dans la liste des 23 de Broos. L’attaquant de couleur ne s’est pas seulement contenté de cette « chance », mais s’illustre comme une valeur sûre d’une sélection qui n’avait plus de porteur de ballon. Fin dribbleur, Bassogog sait percer la muraille défensive.

                    Sources : H-M-Consulting-Revue-de-presse-du-Mercredi-25-Janvier-2017