Emprunt obligataire : L’Etat Camerounais s’endette, la croissance piétine

photo: Africa-me.com

Au quotidien
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Si notre économie est soutenue à majorité par l’endettement,  le Cameroun est à son deuxième emprunt obligataire depuis celui de décembre 2014. Cet emprunt est-il bénéfique pour les Camerounais?

 

Conformément aux pouvoirs à lui conférés à travers le décret du 1erMars 2016, le ministre des finances Camerounais, en tant qu'autorité de financement de l’économie du Cameroun a émmis des titres public allant de la période du 27 septembre au 12 octobre 2016

Un deuxième emprunt obligataire à hauteur de 150 milliards de franc Cfa. Selon le ministre des finances Alamine Ousmane MEY qui a procédé a l’émission des titres publics de l’Etat, les motifs de ce nouvel endettement auprès des banques nationales et internationales, est le financement de l’économie précisément dans le secteur des infrastructures. Infrastructures dont le Cameroun veut se doter à travers la politique des grands chantiers lancés par le Président Paul BIYA et qui sont "la priorité" du gouvernement. Ce dernier voudrait donner au Cameroun un "visage plus attractif" notamment au vue des différentes échéances  sportives internationales que le pays abritera notamment la Coupe d’Afrique des nations de 2019, avec un premier galop d'essai en Novembre 2016 avec la Coupe D'Afrique des Nations version Dame.

Le financement des chantiers infrastructurelles étant la priorité du gouvernement, l’on pourrait se demander  pourquoi le choix de financement continue-t-il de se focaliser uniquement sur les chantiers au lieu de donner du crédit à l’économie directe notamment a travers le financement de l’initiative privées. PME et Start-up ont besoin de fond pour générer des emplis et surtout créer de la richesse. Si le choix des politiques économique au Cameroun est de tout miser sur les infrastructures le paradoxe pourraient venir du fait que la faiblesse de financement des entreprises privées aura pour conséquence l’extraversion plus accrue de notre économie car les entrepreneurs locaux peut compétitif n’auront pas la capacité à se doter des cadres infrastructurelle que proposera le Cameroun d’ici l’aboutissement des premiers chantiers. Ce qui ouvrira encore plus notre économie aux entreprises étrangères plus riches e plus compétitives au détriment des entrepreneurs locaux.