CES PERSONNALITES QUI TRANSFORMENT LEUR MAISON EN BANQUE

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En 2011 lors du printemps arabe, Ben Ali  le président tunisien avait pris la fuite en laissant une chambre pleine jusqu’au plafond de liasses de billet. Le monde entier s’en était offusqué. Ici au Cameroun des personnalités se font voler des sommes d’argent faramineuses chez elles et ne sont pas inquiétées et l’affaire est classée dans le registre des faits divers….

Voici deux histoires parmi tant d’autres qui illustrent ce que nous appellerons " justice à tête chercheuse dans une République bananière  ». Des situations scandaleuses comme celles-ci passées sous silence. Même lorsque les faits sont avérés au Cameroun.  Un ministre peut garder des sommes faramineuses dans son domicile, il n'est d'ailleurs pas obligé de les declarer comme la loi l'exige.  Oui, il Ya plus que BEN ALI dans la République du Cameroun.

Selon , L’Éveil Républicain deux employés du super Maire de Yaoundé se seraient emparés en février d’un sac Mbandjock contenant la somme de 100 millions de Fcfa dans la chambre du délégué du Gouvernement de Yaoundé. Les nommés Ekani et Ebodé, respectivement chauffeur de l’épouse de Gilbert Tsimi Evouna et distributeur d’eau à la Communauté urbaine se seraient emparés du butin en l’absence du propriétaire des lieux. «Aussitôt le fait accompli, les deux larrons ont déserté le travail pour se retrouver au village quelque part dans le Département de la Lékié où ils faisaient la fête à la grande surprise de tout le monde», rapporte L’Éveil Républicain dans son numéro 080 en kiosque du mardi 14 mars 2017. Le Délégué du Gouvernement sera alerté par ses employés au parfum de la vie fastueuse que mènent désormais leurs congénères, informe le journal. Les pseudos gangsters n’ont pas été inquiétés sur le plan judiciaire puisque M. Tsimi n’aurait pas porté plainte. Les malfrats auraient déclaré à qui voulait les entendre qu’ils n’avaient pris qu’un sac parmi les dix qui s’y trouvaient.  Il s’est contenté de les congédier. Le journal rappelle qu’il y a quelques années, «le même Tsimi Evouna avait porté plainte contre certains de ses employés pour lui avoir volé une importante somme d’argent. Après enquête, il a été établi que c’est son propre fils qui aura délesté ses parents de cette importante somme d’argent. La plainte a été par la suite retirée».

Cette affaire réveille en nous le souvenir encore frais du cambriolage dont avait été victime le ministre de la santé publique actuel André Mama Fouda  en 2016 dans son domicile : la résidence du min santé sise à OBOBOGO avait été cambriolée pour la nième fois par des personnes armées. Le coffre-fort avait été emporté ainsi que quelques objets. La somme qui se trouvait  l'intérieur du coffre fort n’ayant jamais été dévoilée.

Nous pouvons citer d’autres cas comme ceux-ci passés sous silence. A quand les demandes d’explications ? Les suspensions d’immunités et les relèvements de fonction ? Que fait le CONSUPE ? Aucune de ces deux personnalités (pour ne citer que celles-là) n’a été inquiétée. Le problème du Cameroun à notre avis est général, il ne concerne pas seulement les anglophones ; le système hyper présidentialiste encourage cet état de chose avec sa justice à genoux. Dans un pays sérieux des décisions judicaires auraient déjà été prises…. c'est à celui qui vivra plus longtemps que le régime en place qui verra le changement dans notre pays.

 MERGEM