LE FOUET DANS L'EDUCATION DES ENFANTS: POUR OU CONTRE

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Une loi au Zimbabwe est en passe d’être adoptée contre la violence sur mineure, plus précisément sur les corrections que donneraient les enseignants et m les parents à leurs progénitures. Le Zimbabwe est désormais le 6è pays africain qui adopterait une telle loi. Mais doit-on vraiment abandonner la chicotte ?

L’éducation des enfants nous le savons est la plus sensible puisqu’il s’agit de les former pour qu’ils deviennent des personnes adultes responsables demain. Le fouet ou la bastonnade reste un des moyens les plus utilisés pour éduquer nos enfants quand ils sont encore entièrement dependants de nous. « C’est pour leur bien » dira-t-on. Avez-vous déjà entendu parler de « Violence Educative Ordinaire » (VEO) ? NON ?

 Inconnue de la panoplie des violences  Pourtant, presque tous les parents la pratiquent quotidiennement, envers leurs propres enfants. La Violence Educative Ordinaire, rassemble “les diverses formes de violence utilisées quotidiennement pour éduquer les enfants, dans les familles et les institutions (écoles, crèches, assistantes maternelles…). Plus concrètement, la violence éducative ordinaire comprend, bien entendu, la violence physique, les châtiments corporels : gifles, fessée (que 85% de Français continuent à pratiquer aujourd’hui). Mais elle comprend aussi toutes ces autres formes de violences, bien plus discrètes, dont les dégâts sont pourtant tout aussi importants sur l’enfant :

  • L’amour « conditionnel »
  • Le chantage
  • Les menaces
  • Les punitions (mise à l’écart compris !)
  • Les humiliations
  • Les injures
  • etc.

Mais pourquoi ce phénomène est-il si banal ?

Voici l’explication que donne Olivier Maurel  fondateur de l’OVEO (Observatoire de la Violence Educative Ordinaire) :

« En réalité, l’explication de ce phénomène est simple. Comme la quasi-totalité des enfants….les parents eux-mêmes ont subi des violences éducatives (tapes, gifles et fessées, bastonnades… ) Ils l’ont subie à un âge où ils n’avaient aucun moyen de la contester et où on les a persuadés qu’ils étaient insupportables et désobéissants de nature et qu’il n’existait pas d’autres moyens de les élever que de les frapper pour les «corriger». Cette certitude, implantée très tôt dans leur cerveau y est devenue un axiome indiscutable et, quand ils cherchent les causes de la violence, la dernière cause à laquelle ils penseraient est le traitement qui leur a été infligé «pour leur bien» par leurs parents auxquels ils étaient si attachés.

Dans son livre « La violence éducative, un trou noir dans les sciences humaines », Olivier Maurel étudie cet étrange phénomène d’aveuglement collectif et montre à quel point la violence éducative ordinaire perturbe notre vision de la réalité : n’y a-t-il rien de plus simple à comprendre qu’un enfant à qui l’on n’apprend pas la violence… a peu de chance de devenir violent ?

Il montre aussi que, récemment, de nombreuses études mettent en lumière les capacités relationnelles innées des enfants qui, si elles sont respectées au cours de leur éducation, les prédisposent à devenir des adultes équilibrés, confiants en eux-mêmes et altruistes....Lire la suite

 Toutes ces explications sont bonnes et très cartésiennes mais regardons quelques pays dont les parents ont abandonné le fouet comme un des moyens d’éducation domestique : La France, les Etats unis la Grande Bretagne etc. ce sont des pays où l’on enregistre le taux de délinquance juvénile qui bat tous les records. Les enfants s’adressent n’importe comment à leurs parents, à leurs professeurs ou à tout aîné. Puisque la menace d’une bastonnade ne plane plus sur leurs têtes, ils se sentent libres de faire tout ce qui leur passe à l’esprit. Ils ne respectent plus rien. Certains frappent leurs parents, les abandonnent dans des maisons de retraite.

Disons-le clairement : le fouet rapproche les parents de leurs enfants. Les enfants ne sont pas  nos amis ni nos copains. En Afrique, nous savons manier avec dextérité le bâton et la carotte. Nos enfants savent très bien que nous les aimons. La violence domestique existe (oui ici nous parlerons de violence domestique). Certains enfants subissent des actes atroces et barbares au sein de leurs propres maisons parce que leurs parents dépassent les bornes. Et en général il ne s’agit pas des géniteurs de ces enfants.

En conclusion le fouet ne doit pas disparaître de l’éducation que nous donnons à nos enfants. Il doit juste être encadré pour éviter des débordements. La bible elle même dit: éphésiens 6.4 « Et vous, pères, n'irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur. »  ou encore Proverbes 23 : « N'épargne pas la correction à l'enfant; Si tu le frappes de la verge, il ne mourra point. (14)En le frappant de la verge, Tu délivres son âme du séjour des morts.… »

MERGEM