QUELLE PRÉVOYANCE POUR LE SECTEUR INFORMEL ?

dossier spécial
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La couverture sociale au Cameroun reste un casse tête pour les dirigeants de notre Pays.

Si ailleurs les fonds de retraites, les assurances aux personnes et la sécurité sociale sont obligatoires, chez nous malgré la bonne volonté des dirigeants dans ce secteur, on est encore loin d’une couverture sociale suffisamment efficace et ceci au moins pour trois raisons :

Un déficit d’assurés du fait de la structure économique de notre pays, structure constituée entre autre à 80%(Institut National des Statistiques) par le secteur informel. Or la couverture sociale requiert un minimum de formalisme pour être efficace sur l’ensemble. Ce formalisme permet d’avoir une traçabilité de ceux là qui bénéficient de cette couverture. La Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) a déjà entamé cette démarche a travers l’assurance volontaire, qui permet à tout individu de souscrire à une affiliation et de cotiser pour préparer sa retraite.

Un déficit d’éducation, très peu de citoyens sont informés des services qu’offre la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale. Associons a cette ignorance la méfiance que les « gagne petit » ont pour les institutions et services publics où ils ne se sentent pas à leur place.

La réticence des travailleurs du secteur informel. La CNPS dont le but est d’attirer de nouveaux allocataires fait des progrès en matière de réflexion. Malgré cela, elle ne parvient toujours pas à rassurer les travailleurs du secteur informel.

La CNPS a bien besoin de plus de cotisations car en tant que service publique elle ne saurait marginaliser une partie de la population. D’autre part elle a besoin de fonds pour investir dans des projets de développement tels que les Hôpitaux et les logements sociaux etc… comment pallier à ces manquements ?

 L’apport des nouvelles technologies et des nouveaux modes de paiement, seraient probablement une meilleure solution à la resolution de l’équation qui consiste à integrer une grande partie de la population sous le régime de la couverture sociale. Principalement une affiliation volontaire notamment par les acteurs du secteur informel qui sont ultra connectées (taux de pénétration d’internet=90% selon la banque mondiale) via leur smart phone et qui au quotidien opèrent des transferts de fond à l’aide d’applications ou simplement de leur compte accessible via le téléphone. 

Denis Gontran Eloundou Nanga