Qui contrôle nos banques centrales?

dossier spécial
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Qui contrôle l’argent ? Une banque centrale du monde, responsable devant personne et dont les membres ne sont pas élus:

la Banque des Règlements Internationaux, ossature du Nouvel Ordre Mondial…

Une organisation internationale immensément puissante dont la plupart des gens n’a jamais entendu parler contrôle secrètement toute la source monétaire mondiale. Elle est appelée la Banque des Règlements Internationaux (ou BRI, BIS en anglais pour Bank for International Settlements) et elle est la banque centrale des banques centrales. Elle est localisée à Bâle en Suisse et possède des succursales à Hong Kong et à Mexico City. Elle est essentiellement une banque centrale du monde dont les membres ne sont pas élus. Ils ne sont donc responsables devant personne. La BRI possède une immunité totale contre toute imposition et contre les lois nationales. “Elle n’est responsable devant aucun gouvernement” (Wikipédia).

La BRI fut employée pour blanchir l’argent des nazis durant la seconde guerre mondiale. De nos jours, elle guide et dirige le système financier global et sa planification centralisée.  Elle est composée de 58 banques centrales et elle a bien plus de pouvoir sur la performance de l’économie américaine (et au-delà, sur toute autre économie) que n’importe quel politicien. Tous les deux mois, les principaux banquiers centraux du monde se réunissent à Bâle pour une nouvelle “réunion sur l’économie mondiale”. Durant ces réunions, des décisions sont prises qui affecteront la vie de chaque personne sur la planète, sans que personne n’ait quoi que ce soit à dire ou à redire. La Banque des Règlements Internationaux fut créée par une certaine élite (mondialiste) et opère pour son bénéfice. Elle est supposée être une des pierres angulaires du système économique unique mondial émergeant. Malheureusement, seulement trop peu de personnes savent ce qu’est en réalité la BRI et encore moins de gens sont au courant des réunions sur l’économie mondiale qui se tiennent à Bâle tous les deux mois. Il est primordial d’informer sur cette organisation, sur ce qu’elle est.

Un article du Wall Street Journal décrivit l’organisation de ces rencontres : « Tous les deux mois, plus d’une douzaine de banquiers se rencontrent à Bâle un dimanche soir pour discuter et dîner ensemble au 18ème étage d’un bâtiment cylindrique contemplant le Rhin. Les discussions qui s’y tiennent sur l’argent, la monnaie et l’économie sont plus qu’académiques. A la table se tiennent les patrons des plus grosses banques centrales mondiales, représentant des pays qui produisent annuellement plus de 51 000 milliards de dollars en PIB, les trois-quarts de l’économie mondiale. »

Et l’article décrit « … la pièce où se tiennent ces réunions sur l’économie mondiale, qui semble sortie tout droit d’un roman… » :

« Le patron de la Banque d’Angleterre Mr King (NDR : les articles sources datent de 2012 et 2013. Le directeur actuel de la Banque d’Angleterre se nomme Mark Carney) mène les discussions du dîner dans une pièce décorée par la firme architecturale suisse Herzog & de Meuron, la même entreprise qui a créé le “nid d’oiseau”, stade olympique des JO de Pékin. Les membres ont des places désignées autour d’une table ronde qui trône au milieu d’une pièce parfumée d’orchidées blanches, encadrée de murs blancs, d’un plafond noir. Vue panoramique. »

Les banquiers centraux qui se rassemblent lors de ces réunions ne sont pas là seulement pour socialiser. Aucun membre du personnel des banques n’est admis à ces réunions et celles-ci s’effectuent dans une atmosphère de secret absolu…

D’après les habitués, les affaires sérieuses suivent les entrées, le vin et les petites discussions. Mr King demande habituellement à ses collègues de présenter la situation économique de leur pays respectif. D’autres posent des questions. Les réunions n’ont aucun transcrit, compte-rendu officiels ou officieux. Le destin de l’économie mondiale est-il donc exclusivement déterminé par un groupe de banquiers centraux non-élus, non-représentatifs et au cours de réunions secrètes dont personne n’entend jamais parler ? Pas très “démocratique”.

Voilà néanmoins la direction vers laquelle la “gouvernance mondiale” nous emmène. L’élite (NdT: auto-proclamée il va sans dire…) croit que les “grandes décisions” sont bien trop importantes pour être laissée “aux gens”. Ainsi, la vaste majorité des “institutions internationales” qui ont été établies par cette “élite”, opèrent de manière totalement indépendante du processus démocratique.

Il est bien triste de constater que tout ceci a été planifié de la sorte depuis bien longtemps.

Dans un article précédent intitulé: “Who Runs The World? Solid Proof That A Core Group Of Wealthy Elitists Is Pulling The Strings, Michael Snyder (NDR : auteur originel de cet article) citait le professeur Carroll Quigley historien de l’université de Georgie (citation d’un livre écrit en 1966 et dans lequel l’auteur parlait des grands plans que l’”élite” avait pour la Banque des Règlements Internationaux): “Les puissances du capitalisme financier avaient un but plus ambitieux, rien de moins que de créer un système de contrôle financier mondial, qui serait mis dans des mains privées et qui serait capable de dominer le système politique de chaque nation ainsi que l’économie mondiale dans son entièreté. Ce système devait être contrôlé de manière féodale par les banques centrales mondiales agissant de concert par le biais de réunions secrètes fréquentes au cours desquelles des accords seraient établis pour y parvenir. Le summum de ce système serait la Banque des Règlements Internationaux (BRI) de Bâle en Suisse, une banque privée possédée et contrôlée par les banques centrales mondiales, étant elles-mêmes des entreprises privées.”

A cette époque, la BRI commençait seulement son rôle majeur dans les affaires internationales. Mais au fil des ans, la BRI devint de plus en plus importante. Ce qui suit est un extrait d’un article d’Ellen Brown.

“Pendant des années la BRI tint profil bas, opérant de derrière le rideau depuis un hôtel abandonné. Ce fut là que des décisions importantes furent prises, telles que dévaluer ou réévaluer des monnaies, fixer le prix de l’or, réguler les paradis fiscaux ou encore augmenter ou baisser les taux directeurs. En 1977, la BRI abandonna son anonymat en échange d’un QG plus efficace. Le nouveau bâtiment fut ainsi envisagé: “une tour circulaire de 18 étages s’élevant au-dessus de la cité médiévale comme un réacteur nucléaire complètement déplacé.” Le bâtiment fut vite reconnu comme “La tour de Bâle”. Aujourd’hui la BRI possède une immunité gouvernementale, ne paie aucun impôt et possède sa propre force de police privée. Elle est donc, comme l’avait envisagé Mayer Rothschild, au-dessus des lois. La tour de Bâle ressemblerait à s’y méprendre à la Tour de Babel (photo). Preuve une fois de plus que l’“élite” mondialiste essaie d’unifier l’humanité sous un système unique.

Beaucoup de ces élitistes sont totalement convaincus que la “gouvernance mondiale” correspond à ce dont l’humanité a désespérément besoin. Ils nous disent même publiquement ce qu’ils comptent faire, mais les gens n’écoutent pas.

Exemple, cet extrait du discours que l’ancien président de la Banque Centrale Européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, fît au Council on Foreign Relations (CFR) à New York… “Dans le domaine de la coopération de la banque centrale, la réunion sur l’économie mondiale constitue le forum principal, qui se réunit au QG de la BRI à Bâle. Ces dernières années, ce forum a réuni 31 gouverneurs de banques centrales comme membres permanents plus un certain nombre de gouverneurs se rendant aux réunions sur une base de rotation. La réunion sur l’économie mondiale, à laquelle tous les gouverneurs de Banque Centrale des économies systémiques émergentes participent, est devenue le groupe principal de gouvernance mondiale parmi les banques centrales.”

Ce discours s’appelait “La gouvernance mondiale aujourd’hui”. Une transcription de ce discours peut être téléchargée sur le site du BRI. La majorité des personnes n’a jamais entendu parler d’ “une réunion sur l’économie mondiale” pour la simple et bonne raison que les médias n’en parlent que très, très rarement. Ils sont trop occupés à mettre sous les feux de la rampe les derniers scandales des célébrités ou les dernières escarmouches entre les démocrates et les républicains.

Sur le site web de la BRI les objectifs de l’organisation paraissent pour le moins innocents voire un peu soporifiques…

Morceaux choisis :

« La mission de la Banque pour les Règlements Internationaux (BRI) est de servir les banques centrales dans leur recherche de stabilité monétaire et financière, de développer la coopération internationale dans ces domaines et d’agir comme une banque pour les banques centrales

De manière générale, la BRI remplit sa mission en:

-         Promouvant la discussion et en facilitant la collaboration entre les banques centrales

-         Soutenant le dialogue avec les autres autorités qui sont responsables de la stabilité financière ;

-         Conduisant des recherches sur les problèmes politiques confrontant les banques centrales et les autorités de supervision financière ;

-         Agissant comme contrepartie principale pour les banques centrales dans leurs transactions financières ;

-         Servant d’agent ou de trustee en connexion avec les opérations financières internationales.

Le bureau principal est à Bâle en Suisse et il existe deux bureaux de représentation internationale: un dans la région administrative spéciale de Hong Kong pour la République Populaire de Chine et un autre à Mexico City. »

Mais en regardant de plus près, les choses deviennent bien plus intéressantes. Comment donc la BRI parvient-elle à réaliser la “stabilité monétaire et financière” ? Un article publié sur Invertor Insight décrit comment ça se passe. Le contrôle des devises, tout simplement. Elle détient actuellement 7% de toutes les devises du monde, dont l’unité de mesure a été changée en Mars 2003, du Franc suisse or au Droits de Tirage Spéciaux (DTS), une monnaie artificielle dont la valeur est basée sur un panier de monnaies (44% de US$, 34% d’Euros, 11% de Yen japonais et 11% de Livres britanniques)

La banque contrôle également une grande quantité d’or, qu’elle stocke et prête à la fois, lui donnant un très bon levier sur le prix des métaux et la puissance que cela apporte sur le marché, l’or demeurant la seule monnaie universelle. Les réserves d’or de la BRI ont été listées dans le dernier rapport en date (2005) à 712 tonnes. Quel est la quantité d’or en stock et la quantité prêtée à ce jour? Information non divulguée.

En contrôlant les changes ainsi que l’or, la BRI peut s’engager sur le long terme à déterminer les conditions économiques de tout pays. Ainsi, chaque fois que le patron de la Réserve Fédérale américaine ou le président de la BCE annoncent une hausse des intérêts, il est fort à parier que cela ne s’est pas fait sans l’accord du bureau de la BRI.

Ces dernières années, il est devenu de plus en plus évident de se rendre compte de qui possède véritablement le pouvoir. Par exemple, lorsque le président américain s’exprime, les marchés bougent en général très peu. Par contre, lorsque c’est le patron de la réserve fédérale qui s’exprime les marchés frémissent et répondent souvent par de vastes mouvements. Un article publié sur CNBC et intitulé: “Central Banks: How They Are Ruling the Financial World” détaillait l’impact énorme qu’ont eu les banques centrales sur le système financier mondial en 2012… En tout, 13 autres banques centrales dans le monde ont suivi la Fed et ramené leur taux d’intérêt très proche de zéro dans un effort pour conserver les liquidités et doper leurs économies malades. Ces 14 économies représentent 65 000 milliards de dollars (excusez du peu) en obligations de capitalisation de marché et d’équités combinés, d’après Bank of America Merrill Lynch.

Plus loin dans le même article, l’auteur parle des sommes très importantes d’argent que les banques centrales ont créé au fil du temps… “Quand vous additionnez toutes les banques centrales du monde, cela représente 9000 milliards de dollars” (Marc Doss, investisseur en chef pour la banque privée de la Wells Fargo). “Cela revient à créer la seconde plus grande économie mondiale, à partir de rien”.

En effet, la banque centrale est devenue une économie en elle-même, un empire de plusieurs milliards de dollars qui masse et manipule les marchés, qui réagit au doigt et à l’œil à la moindre information émanant des comités décisionnaires des entités respectives.

Une organisation au-dessus des lois

Qui contrôle donc l’argent? Les banques centrales du monde.  Et qui donc contrôle ces banques centrales ? La Banque des Règlements Internationaux. Si nous n’aimons pas ce que fait la BRI, que pouvons-nous y faire ? Rien. La Banque des Règlements Internationaux est au-dessus des lois…

Peut-être nous sentirions nous mieux à propos de la BRI si elle était un peu plus transparente, mais la grande majorité de ce qu’elle fait, incluant la réunion bimestrielle de ses membres, est enveloppée du mystère du secret. Peut-être plus inquiétant encore, est que la BRI échappe à tout contrôle. De par les droits qui lui sont accordés par la grâce du Conseil Fédéral Suisse, toutes les archives de la banque, tous ses documents et “toute donnée médiatique” sont “inviolables en tout lieu et en tout temps”. De plus, les employés et officiers de la BRI “jouissent de l’immunité de toute juridiction criminelle et administrative, dans la mesure où cette immunité n’est pas levée de manière formelle… et ce même après qu’une personne ait cessé d’être officiellement employée de la banque”. Finalement, aucune plainte contre la BRI ou ses dépositaires ne peut être appliquée “sans l’accord préalable de la banque.”

En d’autres termes, elle peut faire absolument ce qu’elle veut, sans conséquence aucune. Que dites-vous de ce parapluie administratif complètement étanche ?

Si la BRI veut “intervenir” dans les marchés financiers, elle le fait, tout simplement. Si la BRI désire sauver de grosses banques ou des nations entières, elle le fait (La BRI me rappelle cette vieille blague: Question: Où s’assoit un gorille de 400 kg ? Réponse: Absolument où il le veut).

Quel est donc le futur de la BRI ?

Beaucoup ont spéculé, arguant  que le but n’est éventuellement que d’obtenir une monnaie mondiale unique, qui ne sera administrée que par une banque centrale unique. La BRI utilise déjà les DTS, considérés comme un précurseur de la monnaie unique à venir. La BRI a joué un grand rôle dans l’adoption de l’Euro et une intégration plus avant des monnaies est certainement dans l’agenda des années à venir…

Au bout du compte, la façon dont vous ressentirez la BRI ne sera que le reflet de ce que vous ressentirez pour une monnaie unique. La banque fut un acteur important de la création de l’Euro comme la monnaie commune de l’Europe. Certaines rumeurs disent que le prochain projet est de persuader les Etats-Unis, le Canada et le Mexique de passer à une monnaie régionale similaire, qui sera peut-être appelée “l’Amero” et il est logique d’assumer que le but ultime de la banque est une monnaie unique mondiale. Ceci simplifierait les transactions et solidifierait vraiment le contrôle des banques sur l’économie planétaire.

Mais si les Etats-Unis abandonnaient un jour le dollar, ceci constituerait une gifle majeure à la souveraineté nationale de ce grand pays. Quand quelqu’un d’autre contrôle votre monnaie, il importe peu qui fait les lois. (NDT: Ceci est pourtant déjà en cours aux Etats-Unis puisque la Banque de la Réserve Fédérale est un cartel de banques privées transnational, la monnaie bidon qu’est le dollar US est déjà contrôlée par les banques transnationales depuis 1913…)

Malheureusement, l’élite mondialiste semble être absolument obsédée par l’idée d’une monnaie unique mondiale, un système économique unique mondial et un gouvernement mondial le régissant.

Rien de tout ceci ne va se produire cette année, mais les choses bougent en ce sens. Avec chaque nouvelle crise qui émerge, les solutions qui nous seront imposées impliqueront toujours plus de centralisation et toujours plus de mondialisation.

Après avoir lu tout ceci, on est en droit de se demander à quoi servent toutes les théories de l'économie monétaire apprises dans les grandes écoles et Universités. On comprend mieux ce qui inspire le principe de la "discrétion" du Banquier Central.

Sources : alterinfo; the economic collapse