France/Comment l’État aggrave les disparités économiques

dossier spécial
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Le dernier livre best-seller de Thomas Piketty, Le Capital au XXième siècle  porte sur l’augmentation des inégalités liées au capitalisme.

Les statistiques que Piketty met en avant soutiennent que les inégalités économiques grimpent et il conclut que les États devraient réparer ce « problème » avec encore plus de taxes sur les riches.

Il est vrai que le fossé entre les « super riches » et le reste de la population s’est creusé ces dernières décennies. Il est devenu plus difficile d’obtenir une fortune de taille moyenne via un salaire moyen. Mais peut-être que la raison la plus importante a été largement négligée dans le débat : notre système monétaire monopolistique – comme Andreas Marquart et moi le montrons dans notre nouveau livre  « Blind Robbery! How the Fed, Banks and the Government Steal our Money ».

Dans un système monétaire fiat les coûts de production de monnaie chutent quasiment à zéro ; l’incitation à la production de nouvelle monnaie devient alors irrésistible. Et toute création de monnaie redistribue rentes et richesse, car tous les agents économiques ne reçoivent pas la nouvelle monnaie au même moment. Certains l’obtiennent plus tôt, d’autres plus tard. Les premiers en bénéficient car leurs encaisses maintenant plus élevées leur permettent d’acheter au prix ancien, pour l’instant bas. Une fois cet argent dépensé par les premiers, il circule jusqu’aux prochains bénéficiaires qui sont un peu moins avantagés à mesure que les prix augmentent. La nouvelle monnaie se propage progressivement à travers l’économie et modifie les prix à la hausse. Dans cette opération, les premiers récipiendaires de monnaie sont bénéficiaires, tandis que les derniers à en voir la couleur sont déficitaires : ils subissent la montée des prix bien avant une potentielle hausse de leurs revenus. Le pouvoir d’achat des derniers récipiendaires de la nouvelle monnaie est dégradé.lire la suite sur contrepoint.