Humeur : après les festivités, gare à la janviose !

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Les fêtes de fin d’année sont des moments d’intenses réjouissances et de beuveries. C’est aussi le moment de grandes dépenses financières où chacun voudrait se faire plaisir et faire plaisir à son entourage. Malheureusement beaucoup ne font pas toujours attention aux dépenses effectuées, au point que de nombreux ménages se retrouvent sur la paille avant la fin du mois de décembre. Vient alors la période de sécheresse, celle qui sépare le 1er et le 24 janvier : la janviose.

Après avoir fait bombance pendant les fêtes, il n’est pas rare de constater que dans les chaumières, les familles tirent le diable par la queue pour atteindre la fin du mois de janvier. Fini les plats copieux de poulets, de porcs, de Ndolé etc. Bonjour le riz sauté et la sauce d’arachides, ou encore la sauce gombo et le couscous. Non point que ces plats ne soient moins nourrissants, c’est surtout que le prix de leur confection est très abordable. La rentrée scolaire du deuxième trimestre est un autre moment  qui donne des sueurs froides à de nombreux parents. En effet, ils n’ont pas une idée claire de la manière avec laquelle ils assureront le transport des enfants, la ration quotidienne ainsi que leur propre moyen de transport pour se rendre sur leurs lieux de travail ….un casse-tête chinois !!!

Heureusement, certains camerounais ont compris et intégré le concept de janviose. Pour pallier à ces désagréments, certaines dames, plus futées pourrait-on dire, font des réserves pendant les fêtes. Elles cuisinent en grande quantité et  conservent une bonne partie du menu. Les plus prudentes n’adhèrent pas à la frénésie des fêtes et contrôlent leurs achats. 

Cela dit, le constat est presque général : les camerounais dans leur majorité explosent leurs budgets durant, se fait plaisir et choisit de « jongler » pour boucler la fin du mois de janvier. Aïe !

Géraldine Eloundou