Pièce de monnaie

LA RARETE DES PIECES DE MONNAIE SUR LE MARCHE

            Il n’est pas étonnant d’entendre de la bouche d’un commerçant lors d’un échange avec un client venu acheter une de ses marchandises «  je n’ai pas la monnaie ».           En effet, la Petite Monnaie s’appréhende comme tout reliquat aussi petit qu’il soit que l’on remet à un tiers lors d’un échange. Elle se présente généralement sous la forme de petites pièces d’argent allant de 1 à 490 Francs CFA. C’est ainsi, qu’au Cameroun l’on est forcé de constater que ladite Petite Monnaie devient de plus en plus rare. Qu’est ce qui peut être à l’origine de la disparition de cette dernière lorsqu’on sait qu’il y’a peu de temps on la retrouvait tant dans les grandes surfaces que dans les portefeuilles des usagers ?

            Nous dirons tout d’abord, que ladite Petite Monnaie serait très appréciée des Chinois, qui la transforment en bijoux en l’instar des chaînes en plaquait Or, Argent, Bracelet etc.… qui selon nos investigations sont exportés vers la chine.

            De plus, l’on observe que la disparition des Pièces Jaunes comme on l’entend ici et là dans l’économie Camerounaise actuelle viendrait aussi du fait que celles-ci soient l’objet d’un vaste réseau de contrebande. C’est ainsi que, pour se faire de l’argent certains seraient capable de la confisquer pour les vendre pour plusieurs raisons.

Les cultes chrétiens ou l’on retrouve généralement à la fin de chaque session de prière dans lesquels des quêtes levées permettent généralement d’obtenir une grande quantité de monnaie. Certains commerçants appartenant aux congrégations s’approprient de celle-ci afin de la revendre. Par exemple pour que vous ayez la somme de 5 000 Franc Cfa en jetons de 100 Franc il vous faut débourser ainsi 100 Francs. Pour obtenir le montant de 10 000 Franc Cfa il vous faut par contre aller jusqu'à 1 000 F Cfa. Faites un tour au centre ville de Yaoundé, là, tout y est l’on constate que la petite monnaie est devenu l’objet d’une quête et d’un véritable nouveau commerce. Un précieux butin donc permettant de tirer un maximum de profit.

            En outre, nous pouvons encore observer que la très petite monnaie à savoir, 1 Franc, 5 Francs, 10F et 25 F font l’objet de plusieurs polémiques. Encombrante pour certains qui les boudent, on préfère s’en débarrasser car n’ayant plus de valeurs. Comme autre incidence, nous pouvons prendre le cas de certaines Entreprises à l’instar de celles en charge de la distribution de l’électricité et de l’eau courante qui  auront des problèmes de monnaie lorsqu’il faudra rembourser le client venu payer sa consommation ce qui créera des files d’attente interminable. Les  plus malin les réserve (la très petite monnaie) pour le paiement de leurs factures d’eau ou d’électricité. Une vraie parade contre les caissières qui semblent toujours vouloir arrondir les reliquats au profit de leurs entreprises (poches).

            Ainsi, il est à noter que l’absence de cette Petite Monnaie pourrait avoir de nombreuses conséquences sur l’économie Camerounaise. Aussi petite qu’elle soit, leur rareté pourrait entrainer à long terme la création d’un commerce illégal de pièces de monnaie.  De plus, l’absence des pièces de monnaie sur le marché entrainerait automatiquement une hausse des prix en ce sens où, n’étant plus en circulation, tous les produits dont on pouvait se procurer avec lesdites pièces  seront revus à la hausse. C’est ainsi, que nous pouvons prendre l’exemple de ce beignet qui à l’époque coûtait 10 Francs et dont le prix a considérablement doublé avec l’absence de la Petite Monnaie. Face à ces conséquences et bien qu’étant un travail fastidieux, l’Etat devrait mettre sur pied des mesures en vue d’un meilleur contrôle de la monnaie élément incontournable de l’économie d’un pays.

Sylvain BELINGA.

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Pris en flagrant délit de jonglerie budgétaire lors de la dernière revue trimestrielle du Fonds au pays entre avril et mai derniers, le gouvernement, prié d’opérer un reprofilage budgétaire, a dû ajuster à la hausse ses dépenses et ses recettes afin de disposer de projections réalistes pour l’exercice 2018.

Corinne Delechat aura annoncé des couleurs lors du point de presse qui a sanctionné le séjour de la mission du Fonds monétaire international au Cameroun entre avril et mai 2018. «Les hypothèses budgétaires de la loi des finances ne sont plus réalistes », avait-elle indiqué à la presse le 14 mai dernier au ministère des Finances. En cause, le pays avait puisé dans la caisse pour assurer le financement des dépenses sécuritaires, subventionner les prix des produits pétroliers à la pompe et soutenir les prix de l’électricité.

Le Fonds avait instruit le gouvernement d’opérer un reprofilage budgétaire question de disposer d’hypothèses qui reflétaient la sincérité et la réalité des opérations budgétaires. Il n’aura pas fallu longtemps pour que le gouvernement s’ajuste et redéfinisse les projections de dépenses et de recettes. C’est ainsi que le président de la République a signé une ordonnance qui consacre une augmentation du budget de l’Etat pour l’exercice 2018

Celui-ci passe ainsi désormais de 4513,5 milliards de FCFA à 4689,5 milliards de FCFA, soit une augmentation en valeur absolue de FCFA 176 milliards et de 3,9% en valeur relative. En fait, le gouvernement, pris en flagrant délit de jonglerie budgétaire, avait utilisé les ressources pour financer la guerre dans les zones anglophones contre les bandes armées, et dans l’Extrême nord contre Boko Haram. Raison pour laquelle, le reprofilage budgétaire demandé par le FMI fait ressortir 77 milliards de FCFA en vue de la prise en charge des dépenses liées au soutien des prix des carburants à la pompe, 20 milliards au titre du soutien du prix de l’électricité, en raison du retard enregistré dans la mise en service du barrage de Memve’ele, 32 milliards de FCFA dédiés aux dépenses sécuritaires et 18 milliards des dépenses liées à l’organisation des prochaines échéances électorales.

Les ressources qui vont combler ce gap proviennent selon le chef de l’Etat, proviennent des «performances optimales observées dans le recouvrement des recettes pétrolières et non pétrolières». Dans le détail, l’ordonnance présidentielle indique que du fait des performances de l’administration fiscale en fin d’année dernière, les nouvelles prévisions permettent d’espérer des recettes additionnelles de 67 milliards de FCFA. Car, souligne-t-il, «les réalisations de recettes fiscales à fin 2017 ont été plus importantes que celles estimées lors de la préparation du budget et utilisées comme base de projection des recettes fiscales de 2018».

Cette augmentation fera ainsi passer la pression fiscale à trois points, soit de 13,1% du PIB en 2017 à 13,4% en 2018. La remontée des cours mondiaux du baril de pétrole, dont les hypothèses de vente pondérées dans la prévision de la loi de Finances 2018 s’établissaient à 41 dollars, est la principale cause de l’explosion des recettes attendues des ventes de pétrole. «Le cours du baril de pétrole se situe aujourd’hui autour de 64 dollars. Ce qui entraîne une augmentation des recettes pétrolières de FCFA 82 milliards par rapport à la prévision initiale », précise l’ordonnance du président de la République.

APPUIS BUDGÉTAIRES

En plus des ressources propres, le pays compte sur les appuis budgétaires consentis par ses partenaires techniques et financiers. Cependant, une menace pèse sur le volume réel des financements attendus du fait des «fluctuations du taux de change du dollar et du risque lié au non décaissement éventuel de l’appui budgétaire de la BAD». En fait, après deux ans de hausse soutenue, le dollar est dans une pente descendante qui érode le volume en franc CFA des appuis budgétaires. Pour les contributeurs, la BAD qui doit apporter 118 milliards de FCFA en 2018, est en passe d’annuler le décaissement de son appui. Mais rassure l’ordonnance, «le décaissement en 2018 de l’appui budgétaire de la BAD prévu en 2017, à concurrence du même montant, va compenser l’appui non décaissé en 2018 ». Du coup, en raison de ces deux variables, le niveau des appuis budgétaires de 2018 s’établit à 334 milliards de FCFA contre une prévision initiale de FCFA 347 milliards de FCFA. Le gap de 13 milliards de FCFA ainsi causé, sera compensé par les reliquats de fonds des projets clôturés. Ceux-ci représentent 40 milliards de FCFA.

camer.be.

Ces dernières semaines, c’est l’un des principaux sujets qui ont de plus occupé les sous gras de la presse. La détention du magna français, Vincent Bolloré a fait l’effet d’une bombe en France, au Togo et en Guinée. Même si c’est Alpha Condé, Faure Gnassingbé et de l’homme d’affaires qui reviennent souvent dans les commentaires, plusieurs personnalités ont été impliquées dans cette vaste tentaculaire affaire.

Elhadj Mamadou Sylla, président de l’Union pour la démocratie en Guinée (UDG) a révélé la gestion du capitaine Moussa Dadis Camara et l’intervention dans le dossier du Port à Conteneur de Blaise Compaoré, en 2009, à l’époque homme fort du Burkina Faso. Selon “Sylla Patronat”, c’est le dernier premier ministre de Lansana Conté qui avait commencé à gérer l’épineux dossier. A la suite d’un appel d’offres international lancé par le dernier gouvernement du vieux général, Getma filial de Necotrans remporte le marché.

Quand Lansana Conté est décédé suivi de la prise de pouvoir par l’armée, des démarches ont été entreprises pour éjecter Getma du Port autonome de Conakry au profit de Bolloré. C’est ce qu’a révélé ce jeudi l’homme d’affaires Mamadou Sylla à la Maison de la presse à Coléah.

“Les mêmes personnes qui suivaient le dossier de Bolloré [au temps de Conté], c’est eux-mêmes qui sont partis dire à Dadis d’enlever la gestion du port de mains de Getma International parce que tout simplement selon eux que c’était mal fait. Comme ils étaient puissants à côté de Dadis, Dadis a dénoncé ce jour pour dire qu’il avait l’intention de retirer tous les contrats miniers après ce monsieur en la personne de Demba (député uninominal de Kindia) a dit publiquement le port aussi. Dadis a dit oui le port aussi. Les journalistes ont vu ça. C’est comme ça qu’on a commencé à parler de l’annulation. Il y a eu beaucoup d’intervention. Ça se trouve que Getma était de droit français en plus la femme de Blaise Compaoré était derrière.

Pour parler [de l’affaire], Blaise a amené le Général Gilbert Diendéré qui est en prison aujourd’hui qui est venu avec un certain Moulaye pour voir Dadis. Ils sont venus pour intervenir pour dire de ne pas toucher. Comme Dadis aussi avait besoin de l’aide de Blaise Compaoré parce qu’il était président de l’Union africaine ou de la CEDEAO. Donc, il voulait être reconnu par la CEDEAO. Voilà comment Dadis a renoncé à l’annulation du contrat du Port par Getma. Cette nuit, j’étais là convoqué au camp. Il a dit Getma là même, son dossier, il parait qu’il doit de l’argent à l’Etat. C’est combien? Les gens ont dit qu’il doit sept millions cinq cent mille euros. Il a dit envoyez l’argent, continuez à travailler et votre contrat est valable“.

aminata.com.

Par la récente décision du Président de la République du Cameroun de suspendre temporairement l’importation de sucre, Paul Biya fait de l’interventionnisme dans une économie de marché en se mettant au dessus des lois et traités internationaux. La situation semble impérieuse vu le signal de détresse lancé par le Directeur général de la Société sucrière du Cameroun (SOSUCAM) M Louis YINDA, qui manifestement fait le constat d’un difficile écoulement des stocks de sucre Camerounais sur le marché. Malheureusement cette intervention se fait durant la période de l’année où les producteurs de sucre font de bonnes affaires. On viendrait à se demander quels sont les intentionsde la Société Sucrière du Cameroun est-ce  la une tentative de monopole sur une marché prétendument ouvert ?

La stratégie consisterait donc à feindre une faillite qui, si elle s’avérait, mettrait certainement en chômage de milliers de travailleurs du sucre ce qui découlerait sur une véritable crise sociale et éventuellement une crise économique pour les populations qui dépendent entièrement de l’usine de la Société Sucrière du Cameroun (SOSUCAM). Les zones de Mbandjock et Nkoteng pourraient donc connaitre un réel ralentissement des activités économiques qui mettra à mal toute l’économie Camerounaise et même l’image de marque du Pays où la SOSUCAM est l’une des dernières sociétés agro-industries vivante sur le territoire Camerounais.

Patriotisme oblige, le Président de la République du Cameroun vient au secours d’une entreprise, qui avoue publiquement ses faiblesses managériales et son incapacité à écouler un produit de première nécessité. Brandir la faillite à la veille du mois de Ramadan quand on sait que ce mois est celui où le jeûne crée une surconsommation des produits sucriers. Le mois de jeûne est celui durant le quel la vente de sucre connait une réelle hausse, ce qui est une aubaine pour les industries du sucre. Malheuresement la fermeture des frontières durant ce mois diminuerait considérable l'offre en sucre. 

Afin d’éviter toute crise sociale, l’intervention de la Présidence de la République, au risque de fouler les accords commerciaux internationaux tels que les accords ACP, principalement sur les denrées de première nécessité, est dans l’obligation de préserver l’intérêt national, en engageant une politique interventionniste digne du marxisme. Une régulation du marché loin de la main invisible, démontre un protectionnisme qui vise certainement le bien être du Pays.  nous relévons néanmoins là un véritable coup de force et aussi un déficit managérial.

La Sosucam est elle capable d’approvisionner tout le marché Camerounais, ne sommes nous pas là entrain de courir vers une pénurie durant laquelle un rationnement de quantité à acheter pourrait être imposé ? Ces questions ne peuvent trouver réponse que dans un avenir proche. Par ailleurs il est tout de même important de se demander pourquoi avec un marché de 25 millions d’individus et une ouverture sur des Pays voisins la SOSUCAM s’obstine à s’accaparer de la période de ramadan au risque de créer une pénurie dans les grandes villes. Une pénurie maintes fois observée même si celle-ci (SOSUCAM) prétend avoir des stocks suffisant.

stock sucre

 

La libre concurrence est bien l’un des principes de l’économie moderne. C’est à chaque entreprise de trouver des stratégies afin d’exister sur le marché. L’intervention de l’Etat n’étant pas propre au Cameroun, on peut néanmoins y voir un acte de souveraineté affirmé, dont le but est de préserver les intérêts de la nation Camerounaise d’abord.

Gontran ELOUNDOU.

Analyste politique