CHRSTINE LAGARDE EN TOURNEE EN AFRIQUE

ECONOMIE
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La directrice générale du FMI est arrivée mardi après-midi en Centrafrique où elle a rencontré le gouvernement et le président Touadéra. Ce mercredi, elle doit s'exprimer devant les députés à l'Assemblée nationale.

Selon le FMI, la croissance centrafricaine s'élève à 4,5% en 2016, soit moins qu'attendu. Mais l'organisation reconnaît qu'un certain nombre d'indicateurs sont positifs, notamment en termes de réformes.

Christine Lagarde vient donc s'assurer que ces réformes nécessaires sont bien enclenchées, en matière de gestion de la trésorerie et de transparence notamment.
Martin Ziguélé est le président de la commission des Finances à l'Assemblée nationale.

« Toute l'Afrique centrale aujourd'hui, excepté le Cameroun et justement la République centrafricaine sont dans un contexte récessif de difficultés budgétaires dues à la chute des cours du pétrole, donc le fait qu'elle vienne en Centrafrique, un pays qui n'est pas producteur de pétrole mais qui arrive à avoir une croissance positive, est un encouragement à l'élève le moins favorisé de la classe, mais qui fait le plus d'efforts possibles pour s'en sortir ».

Parmi les objections pointées par le FMI, la mobilisation des recettes fiscales est très faible et son amélioration reste fragile. Mais surtout, le regain de violences depuis quelques mois freine le début de reprise en perturbant en particulier le commerce et l'agriculture, ce qui a pour conséquence une augmentation des prix à la consommation. Là encore, le retour de la sécurité constitue donc un préalable incontournable